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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2400978

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2400978

jeudi 14 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2400978
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantSELAS BOUZID AVOCAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 mars 2024 et un mémoire enregistré le 13 mars 2024, M. B C représenté par Me Bouzid, avocat, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) à ce qui lui soit accordé le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2024 par lequel la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et a ordonné son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou à défaut d'enjoindre à la préfète du Loiret de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Le requérant soutient que :

- en qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

* Il n'est pas établi que le signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière lui donnant compétence ;

* La décision est insuffisamment motivée ;

* La décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte grave à sa vie privée et familiale ;

* La décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle ;

- en ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

* Il n'est pas établi que le signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière lui donnant compétence ;

* Elle est insuffisamment motivée ;

* Elle est illégale dès lors que fondée sur une mesure d'éloignement illégale ;

* Elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- en ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

* Il n'est pas établi que le signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière lui donnant compétence ;

* La décision est insuffisamment motivée ;

* Elle est illégale dès lors que fondée sur une mesure d'éloignement illégale ;

* Elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- en ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

* Il n'est pas établi que le signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière lui donnant compétence ;

* La décision est insuffisamment motivée ;

* Elle est illégale dès lors que fondée sur une mesure d'éloignement illégale ;

* La décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

* La décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- en ce qui concerne le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :

* Il n'est pas établi que le signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière lui donnant compétence ;

* Il est insuffisamment motivé ;

* Il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

La préfète du Loiret, représentée par Me Hervois a produit le 14 mars 2024 des pièces complémentaires.

Par une décision du 7 mars 2024, la préfète du Loiret a placé M. C au centre de rétention administrative d'Olivet.

Par une ordonnance du 9 mars 2024, le juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire d'Orléans a prolongé la rétention de M. C pour une durée de 28 jours.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendues au cours de l'audience :

- le rapport de Mme D,

- les observations de M. C assisté de Mme A interprète qui indique qu'il ne veut pas rester en centre de rétention et de Me Hervois représentant la préfète du Loiret qui fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

L'instruction a été clôturée à 11h22 après que les parties ont formulé leurs observations.

Le dispositif du jugement assorti de la formule exécutoire a été communiqué sur place aux parties présentes à l'audience qui en ont accusé réception.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né le 21 mars 2004, est entré sur le territoire français en 2020 selon ses déclarations. Par un arrêté du 21 juillet 2022, à la suite de son interpellation par les services de police, le préfet de Gironde l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a assorti cette décision d'une interdiction de retour d'une durée de trois années. M. C s'est maintenu sur le territoire français. M. C a été interpellé le 7 mars 2024 pour des faits de vol à l'étalage. Par l'arrêté attaqué du 7 mars 2024, la préfète du Loiret fait obligation à M. C de quitter le territoire français sans délai, fixe le pays de destination et lui interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par arrêté du même jour, la préfète du Loiret a ordonné le placement en rétention de M. C. Par une ordonnance du 9 mars 2024, le juge des libertés et de la détention a ordonné la prolongation du maintien en rétention de M. C pour une durée de 28 jours. Par sa requête, M. C demande l'annulation de l'arrêté du 7 mars 2024 par lequel la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et a ordonné son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 62 du décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué. ".

3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur l'arrêté attaqué dans son ensemble :

4. L'arrêté attaqué a été signé par M. Adrien Meo, secrétaire général adjoint de la préfecture du Loiret, qui en vertu d'une délégation du 23 octobre 2023, a reçu délégation de la préfète du Loiret pour signer en l'absence de M. Costaglioli secrétaire général de la préfecture du Loiret, à l'exception des arrêtés portant élévation de conflit et réquisitions du comptable public, tous arrêtés, décisions, circulaire, rapports, et correspondances relevant des attributions de l'Etat dans le département du Loiret, y compris tous les recours formés devant le juge administratif ou judiciaire et toues les mémoires transmis devant le juge administratif ou judiciaire. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ".

6. Il ressort des pièces du dossier que l'obligation de quitter le territoire français attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent sans être stéréotypée. Elle est, par suite, suffisamment motivée.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

8. M. C fait valoir que la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, il est entré récemment sur le territoire français et l'intensité et la stabilité des liens personnels, professionnels ou familiaux qu'il y aurait noué ne ressort d'aucune pièce du dossier alors qu'il n'est pas allégué ni établi qu'il ne conserverait pas d'attaches familiales dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté. Cette décision n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle du requérant.

Sur le refus d'accorder un délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, M. C qui n'établit pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale, n'est pas fondé à soutenir que la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire serait privée de base légale.

10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : /1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; /2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; /3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ".

11. Il ressort des termes de la décision attaquée qui comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent qu'elle est suffisamment motivée.

12. Pour refuser d'accorder un délai de de départ volontaire à M. C la préfète du Loiret s'est fondée sur les circonstances selon lesquelles il existait un risque que le requérant se soustraie à l'obligation de quitter le territoire dès lors qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes et qu'il n'a pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français accompagnée d'une assignation à résidence. Pour ces motifs la préfète du Loiret pouvait prendre la mesure refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. C. Une telle décision n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

13. En premier lieu, M. C qui n'établit pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale, n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant un pays de renvoi serait privée de base légale.

14. En deuxième lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que conformément à l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'elle vise, elle fixe bien un pays de renvoi qui est d'abord celui dont M. C a la nationalité. Elle précise ensuite également que M. C peut aussi être éloigné à destination de tout pays dans lequel il est légalement admissible. Le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

15. En troisième lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. C.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

16. En premier lieu, M. C qui n'établit pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français et la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire seraient illégales, n'est pas fondé à soutenir que la décision lui interdisant le retour sur le territoire français serait privée de base légale.

17. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

18. Il ressort des termes mêmes des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.

19. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

20. L'interdiction de retour attaquée vise les articles L. 612-6, et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle est justifiée par le fait que l'intéressé fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, qu'il présente une menace pour l'ordre public, qu'il n'a pas déféré à une précédente mesure d'éloignement, et ne présente pas de circonstances humanitaires propres à empêcher une interdiction de retour. Ainsi, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est suffisamment motivée en application des dispositions précitées de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

21. En troisième lieu, la nature et l'ancienneté des liens noués en France par M. C ne ressortant pas des pièces du dossier, la durée d'interdiction de retour d'une durée de trois ans n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.

Sur le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :

22. En premier lieu, la décision est motivée en fait et en droit.

23. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006.Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire ".

24. Le requérant s'étant vu notifier une interdiction de retour sur le territoire français, la préfète du Loiret était tenue de prendre à son encontre la décision de signalement dans le système d'information Schengen. Le moyen tire du l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision doit être écarté.

25. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. C est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la préfète du Loiret.

Rendu sur le siège le 14 mars 2024.

La magistrate désignée,

Armelle D

La greffière,

Céline BOISGARD

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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