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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2401136

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401136

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2401136
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL EQUATION AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. B... d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus de la préfète d'Indre-et-Loire d'autoriser le regroupement familial pour son enfant. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s'être désisté. N'ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement et en a donné acte par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 11 décembre 2023, enregistrée le 19 mars 2024 au greffe du tribunal, le président du tribunal administratif de Nantes a transmis au tribunal administratif d’Orléans, en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. C... B....

Par cette requête, enregistrée le 1er décembre 2023, M. C... B..., représenté par Me Rouillé-Mirza, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 29 décembre 2022 par laquelle la préfète d’Indre-et-Loire a rejeté sa demande de regroupement familial présentée au profit de son enfant, A... B... ;

2°) d’enjoindre au préfet d’Indre-et-Loire d’autoriser le regroupement familial au bénéfice de son enfant, A... B..., dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier du 23 avril 2024, M. B... a été invité, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois et informé qu’à défaut de réponse dans le délai imparti, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur (…) le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».

Enfin, aux termes de l’article R. 611-8-6 de ce code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (…) ».

Par un courrier du 23 avril 2024 de la présidente de la 4ème chambre, M. B... a été invité à confirmer expressément le maintien de sa requête et informé qu’à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, il serait réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Ce courrier, mis à disposition de son conseil par le biais de l’application Télérecours, le 23 avril 2024 à 16h10, est réputé avoir été notifié à l’issue d’un délai de deux jours ouvrés à compter de cette date, faute d’avoir été consulté dans ce délai. M. B..., qui n’a pas répondu dans le délai d’un mois à l’invitation qui lui était faite, doit être réputé s’être désisté de sa requête. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B....
Copie en sera adressée pour information au préfet d’Indre-et-Loire.


Fait à Orléans, le 12 septembre 2024 .


La présidente de la 4ème chambre,





Sophie LESIEUX


La République mande et ordonne au préfet d’Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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