LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2401472

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401472

jeudi 30 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2401472
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE
Avocat requérantHERVOIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I° - Par une requête, enregistrée le 14 avril 2024 sous le n° 2401472, M. B A, représenté par le cabinet Estere, demande au tribunal :

1) d'annuler l'arrêté du 28 mars 2024 de la préfète du Loiret refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de destination de sa reconduite ;

2) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " ou " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation administrative et de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour le temps du recours devant la cour nationale du droit d'asile ;

3) de mettre à la charge de l'Etat, au profit de son conseil, la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- le refus de renouvellement de son titre de séjour " étudiant " a été pris par une autorité incompétente, méconnaît le principe du contradictoire de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas fait l'objet d'un examen particulier de sa situation et il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- l'obligation de quitter le territoire méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les articles L. 721-3 et

L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée à la préfète du Loiret qui n'a pas produit de mémoire.

II° - Par une requête, enregistrée le 22 avril 2024 sous le n° 2401645, M. B A, représenté par le cabinet Estere, demande au tribunal :

1) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 28 mars 2024 de la préfète du Loiret refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de destination de sa reconduite ;

2) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de huit jours suivant le jugement à intervenir jusqu'à qu'il soit statué sur sa demande d'asile ;

3) de mettre à la charge de l'Etat, au profit de son conseil, la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- le refus de renouvellement de son titre de séjour " étudiant " a été pris par une autorité incompétente, méconnaît le principe du contradictoire de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas fait l'objet d'un examen particulier de sa situation et il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- l'obligation de quitter le territoire méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les articles L. 721-3 et

L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée à la préfète du Loiret qui n'a pas produit de mémoire.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décisions du

24 mai 2024.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 modifié portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Delandre, magistrat désigné ;

- et les observations de Me Hervois, avocat de la préfète du Loiret.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant rwandais né le 16 avril 1994, est entré en France le

4 septembre 2016 sous couvert de son passeport valable du 15 octobre 2014 au 15 octobre 2019 revêtu d'un visa de long séjour mention " étudiant " valable du 25 août 2016 au 25 août 2017. Il s'est vu remettre plusieurs titres de séjour en qualité d'étudiant entre mars 2018 et juillet 2022 et du 1er avril 2022 au 31 octobre 2023. Le 8 novembre 2021, il a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile. Sa demande a été rejetée par une décision du 30 mai 2022 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides puis le 15 décembre 2022 par la cour nationale du droit d'asile. Le 13 novembre 2023, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le 4 décembre 2023, il a sollicité le réexamen de sa demande d'asile. Sa demande a été rejetée pour irrecevabilité par une décision du 6 décembre 2023 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides. Par l'arrêté attaqué du 28 mars 2024, la préfète du Loiret a rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit.

2. Les deux requêtes susvisées de M. A tendent, d'une part, à l'annulation de l'arrêté du 28 mars 2024 de la préfète du Loiret et, d'autre part, à la suspension de son exécution. Elles présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 mars 2024 de la préfète du Loiret :

S'agissant du refus de renouvellement de titre de séjour :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Stéphane Costaglioli, secrétaire général de la préfecture du Loiret. Selon l'article 1er de l'arrêté n° 45-2023-10-23-00002 du

23 octobre 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 45-2023-325 et mis en ligne sur le site de la préfecture, la préfète du Loiret, a donné délégation de signature à M. Stéphane Costaglioli, secrétaire général, à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département du Loiret () " à l'exception des arrêtés portant élévation de conflit et des réquisitions de comptable public. Cette délégation de signature n'est pas générale et mentionne le nom du délégataire. Dès lors que l'arrêté du 23 octobre 2023, qui constitue un acte réglementaire, a été régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Loiret, l'administration n'a pas à produire cet arrêté que le tribunal n'a pas davantage l'obligation de communiquer au requérant. Par ailleurs, l'arrêté attaqué vise la décision de délégation de signature précitée. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". L'article L. 121-2 du même code dispose que les dispositions de l'article L. 121-1 précitées ne sont pas applicables " aux décisions pour lesquelles des dispositions législatives ont instauré une procédure contradictoire particulière ". Or, il résulte de l'ensemble des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment des articles L. 614-1 et suivants, qui ouvrent un recours suspensif devant le juge administratif et organisent les garanties dont bénéficie l'étranger pour pouvoir exercer utilement ledit recours et fixe les délais dans lesquels ces recours doivent être présentés et jugés, que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des obligations de quitter le territoire et les décisions fixant le délai de départ volontaire et, par suite, exclure l'application des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Dans ces conditions, le moyen du requérant tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ne peut, en tout état de cause, être accueilli.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () le renouvellement de la carte de séjour temporaire ou pluriannuelle est subordonné à la preuve par le ressortissant étranger qu'il continue de remplir les conditions requises pour la délivrance de cette carte. / L'autorité administrative peut procéder aux vérifications utiles pour s'assurer du maintien du droit au séjour de l'intéressé et, à cette fin, convoquer celui-ci à un ou plusieurs entretiens () ". Aux termes de l'article

L. 422-1 du même code : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an () ". Il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour présentée en qualité d'étudiant, de rechercher, à partir de l'ensemble du dossier, si l'intéressé peut être raisonnablement regardé comme poursuivant effectivement des études et d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies en tenant compte de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi.

6. M. A soutient que l'administration a méconnu ces dispositions en faisant valoir qu'il dispose d'un certificat de scolarité pour l'année 2023-2024 et qu'il justifie de revenus suffisants tirés d'une activité professionnelle dans la limité de 60 % de la durée de travail annuelle ainsi que d'un domicile stable en cité universitaire. Toutefois, il ne conteste pas que depuis son entrée en France en 2016, il n'a obtenu aucun diplôme universitaire et que les relevés de notes qu'il a produits font état de nombreuses mentions " Ajourné ". Par ailleurs, le certificat de scolarité de l'université d'Orléans en date du 4 avril 2024 mentionne qu'il est inscrit en année L2 de licence économie et gestion. Dans ces conditions, la préfète du Loiret a pu, sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation, estimer que les études de l'intéressé ne présentaient pas de caractère réel et sérieux, et lui refuser le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiant. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut dès lors être accueilli.

7. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment des motifs de l'arrêté attaqué, que la préfète du Loiret n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant.

8. Enfin, le requérant soutient que la décision refusant le renouvellement de son titre de séjour est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle en faisant valoir que la préfète était tenue d'examiner avec soin les difficultés ayant pu ralentir son parcours et tout particulièrement sa rupture familiale alors que sa famille a cessé de l'entretenir financièrement le contraignant à rechercher un emploi pour pouvoir subvenir à ses besoins concomitamment à la poursuite de ses études et lui a adressé des menaces le poussant à demander l'asile. Toutefois, il n'apporte aucun élément à l'appui de ses allégations. Par ailleurs, il ne conteste pas être célibataire et sans enfant à charge. Par suite, la décision de refus de renouvellement de titre de séjour n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire :

9. Aux termes de l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office. ". Aux termes de l'article L. 721-3 du même code : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français. ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ;

/ 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

10. En premier lieu, le requérant soutient que l'arrêté attaqué ne fixe pas le pays de destination. Toutefois, l'article 2 de l'arrêté attaqué indique " qu'il est fait obligation à

M. A B de quitter le territoire français à destination de tout pays pour lequel il établit être légalement admissible () " et l'article 3 dudit arrêté précise que s'il " se maintient sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, il pourra être reconduit d'office vers tout pays pour lequel il établit être légalement admissible. ". En vertu du 3° de l'article L. 721-4 précité, l'administration a pu légalement décider qu'il peut être éloigné vers tout pays susceptible de l'accueillir légalement. Ainsi, l'arrêté satisfait, en tout état de cause, aux dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

11. En deuxième lieu, le requérant ne produit aucun élément de nature à établir qu'il ferait personnellement l'objet de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Rwanda. D'ailleurs, sa demande d'asile a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et la cour nationale du droit d'asile. Par suite, l'arrêté attaqué ne méconnaît pas les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.

12. Enfin, le requérant soutient qu'il a formé un recours devant la cour nationale du droit d'asile contre la décision d'irrecevabilité de l'office français de protection des réfugiés et apatrides du 6 décembre 2023, que la cour nationale du droit d'asile ne s'est pas encore prononcée sur son recours, qu'il y a lieu de constater que la mesure d'éloignement attaquée du 28 mars 2024 est constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale portée à des libertés fondamentales, notamment au regard des articles 5 et 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'il est donc demandé au tribunal d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'au jugement de son recours par la cour nationale du droit d'asile. Toutefois, il n'appartient pas au juge administratif d'intervenir dans le fonctionnement de l'administration et, en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, dont les conditions d'application ne sont pas remplies en l'espèce, d'adresser des injonctions à l'administration ou de faire œuvre d'administrateur. Par suite, la demande du requérant ne peut être accueillie.

13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 mars 2024 de la préfète du Loiret.

Sur les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté de la préfète du Loiret :

14. Il est statué par le présent jugement sur les conclusions du requérant tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 mars 2024 de la préfète du Loiret. Par suite, les conclusions de la requête n° 2401645 de M. A tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté sont devenues sans objet.

Sur les conclusions en injonction :

15. L'exécution du présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions en injonction du requérant ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative :

16. Les dispositions susvisées de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, les sommes de 1 500 euros que demandent le requérant au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 1601645 de

M. A tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 28 mars 2024 de la préfète du Loiret.

Article 2 : La requête n° 2401472 présentée par M. A et le surplus des conclusions de sa requête n° 2401645 sont rejetés.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Loiret.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2024.

Le magistrat désigné,

Jean-Michel DELANDRE

La greffière,

Florence PINGUET-COMMEREUCLa République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2401472

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions