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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2401552

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2401552

mercredi 24 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2401552
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantGASNER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 avril 2024, M. A D, représenté par Me Gasner, avocate, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 avril 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, a prononcé à son encontre une interdiction de retour pour une durée de deux ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime, à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de procéder à un nouvel examen de sa situation.

Il soutient que :

Sur l'arrêté pris dans son ensemble :

- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen particulier de la part du préfet ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 21 de la convention d'application de l'accord de Schengen ;

- elle est entachée d'erreur de droit ;

Sur la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 621-2 et L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie d'un titre de séjour remis par les autorités espagnoles en cours de validité ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

Sur la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision d'éloignement ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement et de l'illégalité de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;

- le préfet, en se fondant sur les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a commis une erreur de base légale puisque cette disposition n'est pas applicable aux étrangers en possession d'un titre de séjour valide délivré par un autre Etat membre de l'Union européenne.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Maritime le 19 avril 2024 qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par un arrêté du 17 avril 2024, le préfet de la Seine-Maritime a prononcé le placement de M. D en centre de rétention administrative.

Par une ordonnance du 20 avril 2024, le juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire d'Orléans a prolongé la rétention de M. D pour une durée de vingt-huit jours.

Par une ordonnance du 23 avril 2024, le premier président de la cour d'appel d'Orléans a confirmé l'ordonnance du juge des libertés et de la détention du 20 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention d'application de l'accord de Schengen du 19 juin 1990 ;

- le règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. F pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. F,

- et les observations de Me Gasner, représentant M. D, et de M. D, assisté de Mme C, interprète. M. D abandonne expressément ses conclusions à fin d'injonction mais persiste dans ses conclusions à fin d'annulation par les mêmes moyens. Il soutient n'être venu en France que pour fêter l'Aïd avec sa famille et qu'il n'envisage pas d'y rester dès lors qu'il réside en Espagne.

La clôture de l'instruction a été prononcée à 11 heures 01.

Le dispositif du jugement assorti de la formule exécutoire a été communiqué sur place aux parties présentes à l'audience qui en ont accusé réception.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant algérien né le 29 mai 1992, est, selon ses déclarations, entré sur le territoire français en avril 2024. Interpellé par les services de police le 16 avril 2024 et placé en garde à vue pour des faits de détention de stupéfiants, il a fait l'objet, le 17 avril 2024, de l'arrêté attaqué par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai à destination de son pays d'origine ou tout pays pour lequel il établirait être légalement admissible, a prononcé son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Par un arrêté du même jour, le préfet a placé M. D en centre de rétention administrative.

Sur l'arrêté pris dans son ensemble :

2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme E B qui disposait, en qualité d'adjointe à la cheffe du bureau de l'éloignement, d'une délégation de signature du préfet de la Seine-Maritime par arrêté n° 24-015 du 21 mars 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 76-2024-046 du 22 mars 2024, en cas d'absence ou d'empêchement du directeur des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Seine-Maritime, de son adjointe et de la cheffe du bureau de l'éloignement. Rien n'indique que le directeur, son adjointe et la cheffe du bureau n'auraient pas été simultanément absents ou empêchés. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, le préfet de la Seine-Maritime a mentionné les circonstances de droit et de fait sur lesquelles il s'est fondé pour prendre la décision attaquée. Ces considérations sont suffisamment développées pour permettre à M. D de discuter les motifs de la décision et pour le juge d'exercer son contrôle. Par ailleurs, il ressort des mentions de l'arrêté que l'intéressé a fait état de ce qu'il possédait un titre de séjour délivré par les autorités espagnoles sans toutefois pouvoir l'établir. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des mentions de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. D.

5. En dernier lieu, d'une part, aux termes de l'article 21 de la convention d'application de l'accord de Schengen du 14 juin 1985, signée le 19 juin 1990 : " 1. Les étrangers titulaires d'un titre de séjour délivré par une des Parties Contractantes peuvent, sous le couvert de ce titre ainsi que d'un document de voyage, ces documents étant en cours de validité, circuler librement pendant une période de trois mois au maximum sur le territoire des autres Parties Contractantes, pour autant qu'ils remplissent les conditions d'entrée visées à l'article 5, paragraphe 1, points a), c) et e), et qu'ils ne figurent pas sur la liste de signalement nationale de la Partie Contractante concernée () ". En vertu de l'article 6 du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016, lequel a repris l'article 5 de cette convention : " 1. Pour un séjour prévu sur le territoire des États membres, d'une durée n'excédant pas 90 jours sur toute période de 180 jours, ce qui implique d'examiner la période de 180 jours précédant chaque jour de séjour, les conditions d'entrée pour les ressortissants de pays tiers sont les suivantes: / a) être en possession d'un document de voyage en cours de validité autorisant son titulaire à franchir la frontière qui remplisse les critères suivants: / i) sa durée de validité est supérieure d'au moins trois mois à la date à laquelle le demandeur a prévu de quitter le territoire des États membres. Toutefois, en cas d'urgence dûment justifiée, il peut être dérogé à cette obligation; / ii) il a été délivré depuis moins de dix ans ; () / c) justifier l'objet et les conditions du séjour envisagé, et disposer de moyens de subsistance suffisants, tant pour la durée du séjour envisagé que pour le retour dans leur pays d'origine ou le transit vers un pays tiers dans lequel leur admission est garantie, ou être en mesure d'acquérir légalement ces moyens ; () / e) ne pas être considéré comme constituant une menace pour l'ordre public, la sécurité intérieure, la santé publique ou les relations internationales de l'un des États membres et, en particulier, ne pas avoir fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans les bases de données nationales des États membres pour ces mêmes motifs () ".

6. D'autre part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ". Aux termes de l'article L. 621-1 de ce code : " Par dérogation au refus d'entrée à la frontière prévu à l'article L. 332-1, à la décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 611-1 et à la mise en œuvre des décisions prises par un autre État prévue à l'article L. 615-1, l'étranger peut être remis, en application des conventions internationales ou du droit de l'Union européenne, aux autorités compétentes d'un autre État, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas prévus aux articles L. 621-2 à L. 621-7. / () ". Aux termes de l'article L. 621-2 du même code : " Peut faire l'objet d'une décision de remise aux autorités compétentes d'un Etat membre de l'Union européenne, de la République d'Islande, de la Principauté du Liechtenstein, du Royaume de Norvège ou de la Confédération suisse l'étranger qui, admis à entrer ou à séjourner sur le territoire de cet Etat, a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions des articles L. 311-1, L. 311-2 et L. 411-1, en application des dispositions des conventions internationales conclues à cet effet avec cet État, en vigueur au 13 janvier 2009 ".

7. Il résulte de ces dispositions que le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un autre État ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et que le législateur n'a pas donné à l'une de ces procédures un caractère prioritaire par rapport à l'autre. Il s'ensuit que, lorsque l'autorité administrative envisage une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger dont la situation entre dans le champ d'application des articles L. 621-1 et suivants, elle peut légalement soit le remettre aux autorités compétentes de l'État membre de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, sur le fondement des articles L. 621-1 et suivants, soit l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1. Toutefois, si l'étranger demande à être éloigné vers l'État membre de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient ou s'il est résident de longue durée dans un État membre ou titulaire d'une " carte bleue européenne " délivrée par un tel État, il appartient au préfet d'examiner s'il y a lieu de reconduire en priorité l'étranger vers cet État ou de le réadmettre dans cet État.

8. Si M. D soutient qu'il est titulaire d'un titre de séjour en Espagne, le " permiso de residencia " qu'il produit fait apparaître une date de fin de validité au 16 mai 2020, comme tend à le confirmer la demande d'autorisation de résidence adressée par l'intéressé aux autorités espagnoles, produite à l'instance, et datant du 22 avril 2024, soit une date postérieure à la date de la décision attaquée, faisant état d'une demande initiale de titre de séjour et non d'une demande de prolongation. Le requérant ne se prévaut d'aucun autre document lui conférant le droit de séjourner en Espagne, la production de l'historique de ses certificats de recensement et d'une attestation de prise en charge médicale en Espagne d'un " étranger non enregistré et sans autorisation de résidence " établie le 18 janvier 2024 et valable jusqu'au 20 octobre 2025 n'établissant d'aucune manière qu'il était titulaire d'un droit au séjour en Espagne. Par suite, l'intéressé ne démontrant pas être admis à séjourner en Espagne, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté ainsi que celui tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 21 de la convention d'application de l'accord de Schengen.

Sur la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :

9. En premier lieu, dès lors que l'illégalité de la décision d'éloignement n'est pas établie, M. D n'est fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

10. En second lieu, d'une part, ainsi qu'il a été dit au point 8, le requérant ne démontre pas bénéficier d'un titre de séjour valide en Espagne l'autorisant à séjourner dans ce pays. D'autre part, en tout état de cause, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet de la Seine-Maritime a fixé comme pays de destination de la mesure d'éloignement dont fait l'objet l'intéressé le pays dont il a la nationalité, ou à défaut, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Seine-Maritime, lorsqu'il a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, aurait commis une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, ce moyen doit être écarté.

Sur la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

11. Dès lors que l'illégalité de la décision d'éloignement n'est pas établie, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

12. En premier lieu, dès lors que l'illégalité de la décision d'éloignement sans délai n'est pas établie, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.

13. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "

14. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

15. D'une part, si le requérant entend soutenir que le préfet aurait commis une erreur de base légale en fondant sa décision d'interdiction de retour sur les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie être en possession d'un titre de séjour valide en Espagne, ainsi qu'il a été dit au point 8, le requérant ne démontre pas bénéficier d'un titre de séjour valide en Espagne l'autorisant à séjourner dans ce pays. Par suite, le moyen doit être écarté.

16. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. D est entré de manière irrégulière sur le territoire français en avril 2024, qu'il a déclaré être célibataire et sans enfant, qu'il ne dispose d'aucune ressource régulière et ne justifie pas d'attache particulière en France et qu'enfin, il a été interpellé pour des faits de détention de stupéfiants et qu'il a vu sa garde à vue prolonger pour des faits de rébellion et outrage. Le requérant ne fait en outre état d'aucune circonstance humanitaire qui ferait obstacle à la mesure contestée. Par suite, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prenant à l'encontre de M. D une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées à fin d'effacement de son signalement sur le système d'information Schengen.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet de la

Seine-Maritime.

Copie en sera adressée à la préfète du Loiret.

Lu en audience publique le 24 avril 2024.

Le magistrat désigné,

Stéphane F

La greffière,

Florence PINGUET

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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