lundi 29 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2401596 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GOUDEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 17 avril 2024 et le 24 avril 2024, M. A C, représenté par Me Goudeau, avocate, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 avril 2024 par lequel la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, a prononcé à son encontre une interdiction de retour pour une durée de cinq ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système informatique Schengen pour la durée de l'interdiction de retour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
-l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il ne constitue pas une menace réelle et actuelle pour l'ordre public ;
- elle méconnaît l'intérêt supérieur de ses deux enfants mineurs tel que garanti par l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
Sur la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation par le préfet ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- la préfète a commis une erreur d'appréciation de sa situation.
Par un mémoire enregistré le 24 avril 2024, la préfète du Loiret, représentée par le cabinet ACTIS AVOCATS, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Le tribunal a été informé, le 22 avril 2024, que M. C, détenu au centre pénitentiaire d'orléans-Sarran, est susceptible d'être libéré le 28 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Dicko-Dogan pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dicko-Dogan, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Goudeau, représentant M. C qui n'était pas présent. Me Goudeau confirme ses conclusions et moyens et précise que l'intéressé étant entré sur le territoire français à l'âge de neuf ans, il justifie ainsi résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans.
La préfète du Loiret n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, de nationalité marocaine, né le 25 octobre 1993 est entré en France en 2002. Il a fait l'objet de deux décisions de refus de délivrance d'un titre de séjour par arrêtés du préfet du Loiret en date du 28 mai 2015 et du 28 août 2019. Par un arrêté du 30 novembre 2022, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. M. C est actuellement incarcéré au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran et est libérable le 28 mai 2024. Par l'arrêté attaqué du 12 avril 2024, la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de cinq années.
Sur l'admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 susvisé : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre M. C à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Stéphane Costaglioli, secrétaire général de la préfecture du Loiret. Selon l'article 1er de l'arrêté n° 45-2023-10-23-00002 du 23 octobre 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 45-2023-325 et mis en ligne sur le site de la préfecture, la préfète du Loiret, a donné délégation de signature à M. Stéphane Costaglioli, secrétaire général, à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département du Loiret () " à l'exception des arrêtés portant élévation de conflit et des réquisitions de comptable public. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction issue de la loi n°2024-42 du 26 janvier 2024 : " L'étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ".
6. A supposer que l'intéressé ait entendu soutenir qu'il ne pouvait pas faire l'objet d'une mesure d'éloignement étant entré sur le territoire français à l'âge de neuf ans et justifiant ainsi résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans, il résulte toutefois des dispositions citées applicables à la date de l'arrêté attaqué que seul l'étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, l'intéressé majeur, âgé de trente ans à la date de la décision contestée, ne saurait utilement invoquer la méconnaissance de cet article.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. M. C soutient qu'il réside en France depuis 2002, qu'il y a fixé le centre de sa vie privée et familiale notamment auprès de ses deux filles mineures et qu'il est dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Tout d'abord, si l'intéressé justifie effectivement de sa présence en France pour les années scolaires 2002 à 2008, une attestation du collège où il a été scolarisé indique toutefois qu'au titre de l'année 2008/2009, M. C était inscrit au collège mais non présent et qu'il a été radié de la liste des élèves sous le motif " interruption d'études " le 25 mai 2008. M. C ne produit que des éléments ponctuels relatifs à sa présence en France depuis lors. Ensuite, s'il ressort des pièces du dossier que M. C est père de deux enfants français nés en septembre 2019, et pour lesquels le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Montargis a, par un jugement du 30 mars 2023, précisé qu'il exerce l'autorité parentale en commun avec Mme B, fixé la résidence habituelle au domicile de la mère et déterminé le montant de la pension alimentaire de ses enfants à 120 euros par mois pour chaque enfant, l'intéressé ne justifie toutefois pas avoir entretenu de liens avec ses enfants ni même de contribuer effectivement à leur entretien et à leur éducation. M. C ne conteste pas qu'il a très peu vu ses enfants depuis leur naissance, malgré le droit de visite en lieu médiatisé qu'il lui a été accordé par une ordonnance de référé du juge aux affaires familiales le 22 novembre 2019 et qu'il a exercé à trois reprises avant son incarcération en janvier 2020. En outre, le 10 décembre 2021, le juge aux affaires familiales a délivré une ordonnance de protection à l'égard de Mme B du fait de la plainte déposée par elle pour des violences commises par M. C en présence de l'un de ses deux enfants et par laquelle le requérant a été interdit d'entrer en contact avec Mme B et les enfants, ainsi que de paraître à son domicile et à la crèche des enfants. Enfin, M. C, incarcéré depuis le 18 octobre 2023, a fait l'objet de plusieurs condamnations pénales pour des faits de conduite sans permis et récidive de ces faits, récidive de conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants et sous l'emprise d'un état alcoolique, violences aggravées suivies d'incapacité n'excédant pas huit jours et récidive de ces faits, violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité et récidive de ces faits, refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter et conduite d'un véhicule sans permis et récidive de ces faits, vol en récidive, violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité en récidive, rébellion, usage illicite de stupéfiant, détention non autorisée de stupéfiants en récidive, menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique, menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre de l'entourage d'un dépositaire de l'autorité publique et port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D et pour vol aggravé et participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou de dégradations de biens. L'intéressé ne conteste pas davantage que ces condamnations ont donné lieu notamment à quatre mois d'emprisonnement en 2013, trois ans d'emprisonnement dont deux ans avec sursis assortis d'une mise à l'épreuve pendant deux ans en 2014, six mois d'emprisonnement en 2015, trois mois et six mois d'emprisonnement en 2016 et dix-huit mois dont six avec sursis probatoire pendant deux ans en 2023. Eu égard à la gravité, au caractère répété des infractions commises depuis plusieurs années et au caractère récent de la dernière condamnation, pour laquelle il est actuellement incarcéré, la préfète du Loiret n'a pas porté au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a pris sa décision et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
10. Ainsi qu'il a été dit au point 8, si M. C est père de deux enfants français nés en 2019 et exerce l'autorité parentale en commun avec la mère de ses enfants, il ne justifie toutefois pas, par la production d'aucune pièces justificatives, qu'il contribuerait effectivement et habituellement, à l'éducation et à l'entretien de ses enfants. En outre, M. C ne dispose pas de la garde de ses enfants. L'obligation faite à M. C de quitter le territoire français n'est ainsi pas de nature à priver les deux enfants de la présence d'une personne qui participerait effectivement et de manière habituelle à leur garde, à leur éducation ou à leur entretien dans des conditions mettant en cause leur intérêt supérieur. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision faisant obligation à M. C de quitter le territoire français a pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, la situation de ses enfants. Par suite, la décision attaquée ne peut être regardée comme portant atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant au sens des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ".
12. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. C la préfète s'est fondée sur les circonstances selon lesquelles, d'une part, l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public, d'autre part, qu'il existait un risque que le requérant se soustraie à l'obligation de quitter le territoire dès lors qu'il avait explicitement déclaré de ne pas vouloir se conformer à une mesure d'éloignement et enfin qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes. Pour ces motifs la préfète du Loiret pouvait prendre la mesure refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. C. Une telle décision n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans :
13. En premier lieu, la décision attaquée vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle précise les motifs pour lesquels la préfète prononce une interdiction de retour sur le territoire français, au regard des critères fixés par la loi. Par suite la décision est suffisamment motivée en droit et en fait.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. " Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
15. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
16. Compte tenu de ce qui a été exposé au point 8, de ce que le requérant s'est maintenu sur le territoire français malgré une précédente mesure d'éloignement et que M. C ne fait état d'aucune circonstance humanitaire qui ferait obstacle à la mesure contestée, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées ainsi que celles relatives au frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : L'aide juridictionnelle provisoire est accordée à M. C.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la préfète du Loiret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 avril 2024.
La magistrate désignée,
Fatoumata DICKO-DOGAN
La greffière,
Nathalie ARCHENAULT
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026