jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2401694 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET CASADEI-JUNG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 avril 2024, la société Distri.Nd, représentée par la Selafa cabinet Cassel, demande au juge des référés :
1°) en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 5 mars 2024 par lequel le maire de Fleury-les-Aubrais l'a autorisée à occuper le domaine public pour l'implantation d'un kiosque à pizzas rue Voltaire, en tant que celui-ci impose un arrêt d'exploitation de l'installation chaque jour de 22h00 à 7h00 ;
2°) d'enjoindre à la commune de lui délivrer une autorisation d'exploiter le kiosque à pizzas sans restriction horaire ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Fleury-les-Aubrais une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence résulte de ce que la décision attaquée a pour effet de l'empêcher de réaliser plus de la moitié de son chiffre d'affaires et entraine des difficultés techniques particulièrement importantes de nature à faire obstacle à l'exploitation même de l'installation ;
- la condition d'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée résulte, en premier lieu, du défaut de motivation, en deuxième lieu, de ce que la décision attaquée n'est justifiée par aucun but d'intérêt général ni aucun trouble avéré à l'ordre public, en troisième lieu, de ce qu'elle entraine des difficultés d'exploitation très importantes et un coût de déplacement du kiosque d'environ 10 000 euros bouleversant l'équilibre économique de la société pétitionnaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2024 à 12h 16, la commune de Fleury-les-Aubrais, représentée par Me Rainaud, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que l'arrêté litigieux est privé d'effet dès lors que, par un arrêté du 14 mai 2024, le maire de Fleury-les-Aubrais a abrogé l'arrêté attaqué du 5 mars 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2401693, enregistrée le 25 avril 2024, par laquelle société Distri.Nd demande l'annulation de l'arrêté du 5 mars 2024.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Rainaud, représentant la commune de Fleury-les-Aubrais.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré a été produite pour la société Distri.Nd, par la Selafa cabinet Cassel, enregistrée le 14 mai 2024 à 16h 26 et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
Les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 14 mai 2024, le maire de Fleury-les-Aubrais a abrogé l'arrêté attaqué du 5 mars 2024 et a délivré à la société Distri.Nd une autorisation d'occuper le domaine public pour l'implantation d'un kiosque à pizzas au même emplacement sans restriction horaire d'exploitation. Dès lors, les conclusions à fin de suspension de l'exécution d'une décision qui a perdu sa force exécutoire ne peuvent qu'être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Les frais de l'instance :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Fleury-les-Aubrais le versement de la somme que réclame la société Distri.Nd au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
ORDONNE:
Article 1er : La requête de la société Distri.Nd est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Distri.Nd et à la commune de Fleury-les-Aubrais.
Fait à Orléans, le 16 mai 2024.
Le juge des référés,
Denis A
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026