lundi 6 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2401726 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SELARL KOSZCZANSKI BERDUGO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 27 avril 2024 et le 2 mai 2024, M. B C, représenté par Me Berdugo, demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés du 25 avril 2024 par lesquels le préfet d'Eure-et-Loir lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution forcée de la mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, d'une part et l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours, d'autre part ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de réexaminer sa situation administrative à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de procéder à l'effacement de son signalement au système d'information Schengen ;
4°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de lui restituer sa carte de séjour italienne ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu et du principe du contradictoire garantis par les principes généraux du droit de l'Union européenne et par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet n'a pas examiné s'il y avait lieu de le reconduire ou de le réadmettre en priorité vers l'Italie alors qu'il est titulaire d'une carte de résident de longue durée-UE ;
- la décision est privée de base légale en ce que, titulaire d'un titre de séjour de longue durée-UE, il ne pouvait être éloigné en dehors du territoire de l'Union européenne.
S'agissant de la décision de refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen sérieux ;
- elle a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu et du principe du contradictoire garantis par les principes généraux du droit de l'Union européenne et par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation en ce qu'il ne constituait pas un risque de fuite au regard des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
S'agissant de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen sérieux ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle induit sur sa situation familiale ;
- elle est entachée d'une contradiction avec le droit au séjour illimité dont il bénéficie en Italie en ce que cette décision d'interdiction de retour entraine un signalement aux fins de non-admission et d'interdiction de séjour au système d'information Schengen, signalement qui fait obstacle à sa circulation et à son séjour dans l'espace Schengen.
S'agissant de la décision d'assignation à résidence :
- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen sérieux ;
- elle a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu et du principe du contradictoire garantis par les principes généraux du droit de l'Union européenne et par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation et présente un caractère disproportionné
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire enregistré le 3 mai 2024, le préfet d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. C n'est fondé.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive n°2008/115/CE du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;
- la directive 2003/109/CE du Conseil du 25 novembre 2003 relative au statut des ressortissants de pays tiers résidents de longue durée ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Simon, représentant M. C, qui persiste dans les conclusions de la requête, précise les moyens soulevés et soutient également que les décisions portant fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français sont privées de base légale en raison du statut de résident de longue durée de M. C,
- et les observations de M. C lui-même, assisté par M. D, interprète en langue arabe.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré présentée par M. C a été enregistrée le 4 mai 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 1er novembre 1966, est entré en France le 15 novembre 2023 sous couvert d'un titre de séjour de longue durée-UE délivré par les autorités italiennes. L'intéressé a été interpellé par les services de la gendarmerie nationale le 25 avril 2024 aux fins de vérification de sa situation administrative. Par arrêté du 25 avril 2024, le préfet d'Eure-et-Loir lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai a fixé le pays de destination en cas d'exécution forcée de la mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par arrêté du même jour, le préfet d'Eure-et-Loir a prononcé l'assignation à résidence de M. C sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. C demande l'annulation de ces arrêtés.
Sur les conclusions d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré () ". Aux termes de l'article L. 621-1 de ce code : " Par dérogation au refus d'entrée à la frontière prévu à l'article L. 332-1, à la décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 611-1 et à la mise en œuvre des décisions prises par un autre Etat prévue à l'article L. 615-1, l'étranger peut être remis, en application des conventions internationales ou du droit de l'Union européenne, aux autorités d'un autre Etat, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas prévus aux articles L. 621-2 à L. 621-7. / () ". Aux termes de l'article L. 621-4 du même code : " Peut faire l'objet d'une décision de remise aux autorités compétentes d'un Etat membre de l'Union européenne l'étranger, détenteur d'un titre de résident de longue durée - UE en cours de validité accordé par cet Etat en séjour irrégulier sur le territoire français. () ".
3. Il résulte de ces dispositions que le champ des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un autre Etat ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et que le législateur n'a pas donné à l'une de ces procédures un caractère prioritaire par rapport à l'autre. Il s'ensuit que lorsque l'autorité administrative envisage une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger dont la situation entre dans le champ d'application de l'article L. 621-1 ou de l'article L. 621-4, elle peut légalement soit le remettre aux autorités compétentes de l'Etat membre de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, sur le fondement de l'article L. 621-1 et suivants, soit l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1. Toutefois, si l'étranger demande à être éloigné vers l'Etat membre de l'Union européenne ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, ou s'il est résident de longue durée dans un Etat membre délivrée par un tel Etat, il appartient au préfet d'examiner s'il y a lieu de le reconduire en priorité vers cet Etat ou de le réadmettre dans cet Etat.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. C est titulaire d'un titre de séjour de longue durée-UE délivré par les autorités italiennes, document ayant fait l'objet d'une rétention sur le fondement de l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile de sorte que le préfet d'Eure-et-Loir avait connaissance de son droit au séjour dans cet Etat membre de l'Union européenne. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent du présent jugement que, dans la situation de M. C, il appartenait au préfet d'examiner s'il y avait lieu de reconduire ou de remettre l'intéressé prioritairement en Italie. Or, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune pièce du dossier, et il n'est d'ailleurs pas contesté par le préfet, qu'un tel examen a été réalisé ou envisagé. Il ressort par ailleurs des termes de l'arrêté attaqué que le préfet d'Eure-et-Loir a notamment fixé comme pays de destination le Maroc. Dans ces conditions, M. C est fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.
5. En deuxième lieu, d'une part, aux termes du point 1 de l'article 12 de la directive du Conseil du 25 novembre 2003 relative au statut des ressortissants de pays tiers résidents de longue durée : " Les États membres ne peuvent prendre une décision d'éloignement à l'encontre d'un résident de longue durée que lorsqu'il représente une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public ou la sécurité publique ".
6. Ainsi que l'a jugé la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE, 14 mars 2024, EP c/ Maahanmuuttovirasto, aff. C 752/22), il résulte de ces dispositions précises et inconditionnelles qu'un ressortissant d'un pays tiers titulaire d'un titre de résident de longue durée-UE en cours de validité accordé par un Etat membre de l'Union européenne ne peut faire l'objet d'une décision d'éloignement en dehors du territoire de l'Union européenne par un autre Etat membre, mais peut seulement faire l'objet d'une décision de retour à destination de l'Etat membre ayant accordé ce titre, hormis le cas où il représente une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public ou la sécurité publique.
7. D'autre part, selon le point 4 de l'article 3 de la directive du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, constitue une décision de retour " une décision ou un acte de nature administrative ou judiciaire déclarant illégal le séjour d'un ressortissant d'un pays tiers et imposant ou énonçant une obligation de retour ".
8. Comme l'a jugé la Cour de Justice de l'Union européenne, il ressort du libellé même du point 4 de l'article 3 de la directive 2008/115 que le fait d'imposer ou d'énoncer une obligation de retour constitue un des deux éléments constitutifs d'une décision de retour, une telle obligation de retour ne pouvant se concevoir, au vu du point 3 de cet article, sans l'identification d'une destination, qui doit être l'un des pays visés à ce point 3 (CJUE, 14 mai 2020, FMS, FNZ et SA, SA junior, aff. C-924/19 et C-925/19, §115).
9. Il résulte de ce qui a été exposé précédemment que M. C bénéficie du statut de résident longue durée-UE. Il ne pouvait donc légalement faire l'objet d'une décision de retour à destination du Maroc, notion qui intègre, pour l'application du droit de l'Union européenne et ainsi qu'il a été dit au point 8, tant la décision portant obligation de quitter le territoire français que la décision fixant le pays de renvoi. Par suite, en faisant obligation à M. C de quitter le territoire français en direction du Maroc, sans justifier cette mesure d'éloignement par des motifs d'ordre public, le préfet d'Eure-et-Loir a commis une erreur de droit. Pour ce second motif, le requérant est fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
10. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, M. C est fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que, par voie de conséquence, des décisions portant refus d'accorder un délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence, lesquelles sont dépourvues de base légale.
Sur les conclusions à fins d'injonction :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
12. L'exécution du présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet territorialement compétent de réexaminer la situation de M. C et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa situation. Il y a lieu d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois et de délivrer à l'intéressé, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours. En revanche, il n'y a pas lieu d'assortir ces injonctions d'une astreinte.
13. En deuxième lieu, les motifs du présent jugement impliquent également que soit restitué à M. C son titre de séjour italien, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006 / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire ". Aux termes de l'article R. 613-7 de ce code : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement ". Aux termes de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées : " Les données à caractère personnel enregistrées dans le fichier sont effacées sans délai en cas d'aboutissement de la recherche ou d'extinction du motif de l'inscription / () ".
15. Il résulte de ces dispositions que l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français implique nécessairement l'effacement du signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen résultant de cette décision. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de faire procéder à cet effacement à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés du 25 avril 2024 sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet d'Eure-et-Loir, d'une part, de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et de le munir, dans cette attente, d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours et d'autre part de lui restituer son titre de séjour délivré par les autorités italiennes dans un délai de huit jours.
Article 3 : Il est enjoint au préfet d'Eure-et-Loir de faire procéder à l'effacement du signalement de M. C aux fins de non admission dans le système d'information Schengen dans un délai de deux mois.
Article 4 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet d'Eure-et-Loir.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mai 2024.
Le magistrat désigné,
Paul A
La greffière,
Céline BOISGARD
La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026