mercredi 29 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2401973 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DURANÇON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 mai 2024, Mme D A et M. B E, représentés par Me Durançon, demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à l'agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire de s'assurer de l'existence de places disponibles, en tant que de besoin en sureffectif, au sein de l'institut médico-éducatif D.A M .G avec accueil permanent en internat, en application de la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées
d'Eure-et-Loir du 27 juin 2023, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
2°) à titre subsidiaire, à défaut de place disponible, d'enjoindre à l'ARS Centre-Val de Loire de proposer dans un délai de dix jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, une solution d'accueil permanent pour l'enfant au niveau régional, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) à titre infiniment subsidiaire, d'enjoindre à l'ARS Centre-Val de Loire d'affecter provisoirement l'enfant Hugo E dans le dispositif ITEP de Senonches dans le délai de dix jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
4°) d'ordonner toute mesure utile pour la préservation des libertés fondamentales de l'enfant Hugo E et de celles de l'ensemble de sa famille ;
5°) de mettre à la charge de l'agence régionale de santé Centre-Val de Loire la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre les entiers dépens à la charge de l'Etat.
Ils soutiennent que :
- au cours de l'année 2022, l'enfant était déscolarisé en raison de ses troubles du comportement qui se traduisent par une agressivité verbale et physique envers les tiers ; en juin 2022, l'enfant a été orienté par la commission des droits et de l'autonomie vers le dispositif ITEP de Senonches, mais placé en liste d'attente ; il a été pris en charge au sein du service de
pédo-psychiatrie de Chartres quatre demi-journées par semaine ;
- ils ont ensuite sollicité en janvier 2023 une orientation en institut médico éducatif en Eure-et-Loir dans le cadre du dispositif d'accompagnement médico éducatif (DAME) au sein de la structure de Mainvilliers ; cette demande était acceptée par la commission des droits et de l'autonomie, qui a également maintenu l'orientation vers une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) au titre de la période du 1er août 2023 au 31 juillet 2027 ; l'enfant était placé en liste d'attente et un plan d'accompagnement global (PAG) était mis en place ;
- l'enfant ne peut bénéficier que de quatre heures de cours par semaine et de trois demies journées en hôpital et ses troubles ne cessent de se développer ; le dispositif ULIS est inadapté au regard de son handicap ; le droit à l'éducation de cet enfant, liberté fondamentale, est méconnu ; les passages à l'acte de l'enfant sont nombreux et dangereux pour lui-même et pour les tiers.
Par un mémoire enregistré le 28 mai 2024, l'agence régionale de santé Centre-Val de Loire conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les mesures demandées présentent un caractère pérenne ;
- l'agence régionale de santé n'est pas compétente pour imposer la prise en charge d'un enfant au sein d'un établissement ; les décisions prises par les agences régionales de santé sont des mesures de moyen ou long terme, insusceptibles d'intervenir dans un délai de deux à quinze jours ;
- la liste d'attente pour le DAME de Mainvilliers est de 32 enfants et l'enfant Hugo E a pu bénéficier d'une solution d'attente, avec un plan d'accompagnement global ; les DAME des autres départements rencontrent des difficultés identiques ; 77 personnes sont en attente d'une place au DITEP de Senonches ;
- un groupe opérationnel de synthèse a été mis en place en janvier 2024 au cours duquel il a été prévu que le DAME de Mainvilliers mette en place des propositions de prestations adaptées pour l'enfant Hugo E.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution ;
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'éducation ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Durançon, représentant Mme A et M. E, qui conclut aux mêmes fins que la requête avec les mêmes moyens et soutient en outre que l'agence régionale de santé n'établit pas avoir engagé de démarches auprès d'autres établissements ;
- les observations de Mme F, représentant l'agence régionale de santé
Centre-Val de Loire, qui conclut au rejet de la requête pour les mêmes motifs.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. (). ".
2. D'une part, l'égal accès à l'instruction est garanti par le treizième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, auquel se réfère celui de la Constitution de 1958. Ce droit, confirmé par l'article 2 du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, est en outre rappelé à l'article L. 111-1 du code de l'éducation, qui énonce que : " le droit à l'éducation est garanti à chacun ". L'exigence constitutionnelle d'égal accès à l'instruction est mise en œuvre par les dispositions de l'article L. 131-1 de ce code, aux termes desquelles : " L'instruction est obligatoire pour chaque enfant dès l'âge de trois ans et jusqu'à l'âge de seize ans ", ainsi que par celles de l'article L. 112-1 du même code qui prévoient : " Pour satisfaire aux obligations qui lui incombent en application des articles L. 111-1 et L. 111-2, le service public de l'éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant () ". L'article L. 112-2 de ce code prévoit qu'afin que lui soit assuré un parcours de formation adapté, chaque enfant handicapé se voit proposer un projet personnalisé de formation, l'article L. 351-1 du même code désigne les établissements dans lesquels sont scolarisés les enfants présentant un handicap, et l'article L. 351-2 de ce code prévoit que la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées désigne les établissements correspondant aux besoins de l'enfant en mesure de l'accueillir et que sa décision s'impose aux établissements. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le droit à l'éducation étant garanti à chacun, quelles que soient les différences de situation et, d'autre part, que l'obligation scolaire s'appliquant à tous, les difficultés particulières que rencontrent les enfants en situation de handicap ne sauraient avoir pour effet ni de les priver de ce droit, ni de faire obstacle au respect de cette obligation. Ainsi, il incombe à l'État, au titre de sa mission d'organisation générale du service public de l'éducation, et, le cas échéant, de ses responsabilités à l'égard des établissements sociaux et médico-sociaux, de prendre l'ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires afin que ce droit et cette obligation aient, pour les enfants en situation de handicap, un caractère effectif.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 114-1 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l'accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté. ". Aux termes de l'article L. 114-1-1 du même code : " La personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap quels que soient l'origine et la nature de sa déficience, son âge ou son mode de vie. / Cette compensation consiste à répondre à ses besoins, qu'il s'agisse () de la scolarité, de l'enseignement, de l'éducation, de l'insertion professionnelle () de places en établissements spécialisés, des aides de toute nature à la personne ou aux institutions pour vivre en milieu ordinaire ou adapté, ou encore en matière d'accès aux procédures et aux institutions spécifiques au handicap (). ". Aux termes de l'article L. 246-1 de ce code : " Toute personne atteinte du handicap résultant du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés bénéficie, quel que soit son âge, d'une prise en charge pluridisciplinaire qui tient compte de ses besoins et difficultés spécifiques. / Adaptée à l'état et à l'âge de la personne, cette prise en charge peut être d'ordre éducatif, pédagogique, thérapeutique et social (). ". Ces dispositions imposent à l'État et aux autres personnes publiques chargées de l'action sociale en faveur des personnes handicapées d'assurer, dans le cadre de leurs compétences respectives, une prise en charge effective dans la durée, pluridisciplinaire et adaptée à l'état comme à l'âge des personnes handicapées.
4. Si une carence dans l'accomplissement de ces missions est de nature à engager la responsabilité des autorités compétentes, elle n'est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, que si elle est caractérisée, au regard notamment des pouvoirs et des moyens dont disposent ces autorités, et si elle entraîne des conséquences graves pour la personne atteinte d'un syndrome autistique, compte tenu notamment de son âge et de son état. En outre, le juge des référés ne peut intervenir, en application de cet article, que pour prendre des mesures justifiées par une urgence particulière et de nature à mettre fin immédiatement ou à très bref délai à l'atteinte constatée.
5. L'enfant Hugo E, âgé de treize ans, est porteur, depuis sa naissance, d'un handicap constitué par une microdélétion du chromosome 16, engendrant des troubles du comportement, un retard scolaire, un déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, un déficit cognitif léger et des troubles du spectre autistique. Il a suivi une scolarité classique entre septembre 2014 et juin 2020, et a intégré une classe unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) pour le CM1 et la sixième. Sa scolarité a cependant dû être interrompue en décembre 2022 en raison de ses troubles du comportement, se traduisant par une agressivité verbale et physique envers les tiers. Par une décision du 27 juin 2022, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées d'Eure-et-Loir orientait Hugo E vers le dispositif thérapeutique éducatif et pédagogique ITEP en désignant l'établissement de Senonches, lequel devait le placer en liste d'attente. Par une décision du 27 juin 2023, la commission des droits et de l'autonomie orientait l'enfant vers un institut médico- éducatif, désignant le dispositif d'accompagnement médico-éducatif Borromée de Mainvilliers, ainsi que le maintien dans le dispositif ULIS. Par des courriels des 14 octobre 2023 et du 27 octobre 2023, Mme A demandait à la maison départementale de l'autonomie des personnes handicapées et à l'agence régionale de santé de fournir une place à son enfant au sein du dispositif D.A.M.G. Les requérants demandent au juge des référés, d'enjoindre à l'agence régionale de santé Centre-Val de Loire de s'assurer de l'existence de places disponibles, en tant que de besoin en sureffectif, au sein de l'institut médico-éducatif D.A M .G avec accueil permanent en internat, en application de la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées d'Eure-et-Loir du 27 juin 2023 et à défaut de place disponible, d'enjoindre à l'ARS Centre-Val de Loire de proposer une solution d'accueil permanent pour l'enfant au niveau régional, incluant le dispositif ITEP de Senonches.
6. Il résulte de l'instruction que l'enfant Hugo E bénéficie actuellement de quatre heures de scolarisation, incluant exclusivement des activités sportives, de créativité et de socialisation, ainsi que de trois demi-journées en hôpital. Les solutions mises en place ne répondent pas aux mesures définies par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. Il est constant que l'enfant accepte très difficilement la contrainte ou la frustration et peut présenter des accès de colère importants envers l'adulte, ainsi qu'en témoignent les photographies de l'incident survenu en janvier 2024, ayant occasionné une interruption temporaire de travail de sa mère de deux jours. La condition d'urgence de l'article L. 521-2 du code de justice administrative est dès lors satisfaite.
7. Il ne résulte pas de l'instruction que le plan d'accompagnement global de l'enfant, mis en place en mars 2014 sous l'impulsion de l'agence régionale de santé, par lequel le D.A.M.G s'engage à prendre contact avec le pôle ressources du DITEP afin d'évaluer la situation de l'enfant et de proposer un éventuel partenariat, ait permis de trouver une solution conforme à la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du 27 juin 2023. En sa qualité d'autorité de tutelle des instituts médico-éducatifs, l'agence régionale de santé est habilitée à intervenir au niveau départemental et régional, pour rechercher des solutions de nature à assurer l'exécution et à bref délai de la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, alors même qu'elle n'est pas habilitée à imposer la prise en charge d'une personne à un établissement. En l'espèce, elle ne démontre pas avoir accompli ces diligences. Ces carences sont par suite constitutives d'une atteinte au droit fondamental que l'enfant Hugo E et sa famille tiennent des dispositions citées aux points 2 et 3, alors même que l'agence régionale de la santé soutient que l'ensemble des places existantes au sein des dispositifs D.A.M.E et ITEP régionaux sont pourvues et que 1 555 et 526 personnes sont placées sur listes d'attente. Au demeurant, ainsi que le soutiennent les requérants, l'accueil permanent décidé par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées peut être sollicité et accordé envers tout établissement du territoire national.
8. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre à l'agence régionale de santé Centre-Val de Loire d'accomplir toutes diligences pour permettre à brève échéance la mise en œuvre de la décision de placement de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées en recherchant une place disponible pour un accueil permanent en internat de l'enfant Hugo E dans un institut médico-éducatif situé soit au sein du département
d'Eure-et-Loir, soit, à défaut, dans un autre département de la région. Il appartiendra à l'agence régionale de santé, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance, d'informer les parents des démarches accomplies et de toutes les solutions susceptibles de leur être proposées. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'agence régionale de santé Centre-Val de Loire, la somme de 1 500 euros à verser à Mme A et M. E au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
10. La présente instance ne comportant pas de dépens, les conclusions y afférentes doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à l'agence régionale de santé Centre-Val de Loire d'accomplir, dans le délai de quinze jours suivant la notification de la présente ordonnance, toutes diligences pour permettre la mise en œuvre de la décision de placement de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées d'Eure-et-Loir du 27 juin 2023 en recherchant une place disponible pour un accueil permanent en internat de l'enfant Hugo E dans un institut médico-éducatif situé soit au sein du département d'Eure-et-Loir, soit, à défaut, dans un autre département de la région.
Article 2 : L'agence régionale de santé Centre-Val de Loire versera à Mme A et à M. E la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D A, à M. B E, à l'agence régionale de santé Centre-Val de Loire et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Fait à Orléans le 29 mai 2024.
Le juge des référés,
Jean-Luc C
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse chacune en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026