jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402154 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BURGEVIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 et 30 mai 2024, M. F D, représenté par Me Burgevin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 mai 2024 par lequel le préfet du Finistère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de réexaminer sa situation.
Il soutient que :
L'obligation de quitter le territoire :
- est entachée d'un vice d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale dès lors que le préfet a méconnu son droit d'être entendu ;
- est illégale dès lors que le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;
- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle ;
La décision fixant le pays de renvoi :
- est entachée d'un vice d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire ;
- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de son futur enfant ;
- méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
La décision refusant un délai de départ volontaire :
- est entachée d'un vice d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant au trouble à l'ordre public ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à la suffisance des garanties de représentation ;
L'interdiction de retour :
- est entachée d'un vice d'incompétence ;
- est insuffisamment motivée ;
- doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire et de la décision refusant un délai de départ volontaire ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juin 2024, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Par un arrêté du 27 mai 2024, le préfet du Finistère a placé M. D au centre de rétention administrative d'Olivet.
Par une ordonnance du 30 mai 2024 le juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire d'Orléans a prolongé la rétention de M. D pour une durée de 28 jours.
Par une ordonnance du 31 mai 2024 le juge des libertés et de la détention à la cour d'appel d'Orléans a confirmé l'ordonnance de prolongation de la rétention de M. D pour une durée de 28 jours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 juin 2024 à 14h30 :
- le rapport de M. Gauthier, magistrat désigné ;
- et les observations de Me Burgevin, représentant M. D, en présence de ce dernier assisté de Mme C, interprète. Me Burgevin conclut en outre à ce que l'aide juridictionnelle provisoire soit accordée à M. D et soutient que la compagne de celui-ci, Mme A, enceinte de ses œuvres, atteste l'héberger au 5 rue Gorges Leygues à Brest, que le logement de sa compagne est de petite taille et que Mme A doit héberger de temps en temps sa propre mère, ce qui explique que M. D bénéficie d'un autre hébergement pour lequel il a également produit une attestation d'hébergement.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant libyen né le 2 septembre 1993, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 mai 2024 par lequel le préfet du Finistère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme B E, cheffe du service de l'immigration et de l'intégration de la préfecture du Finistère, qui a reçu, par arrêté préfectoral du 22 mars 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, délégation de signature du préfet du Finistère aux fins de signer les décisions contenues dans l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il est ainsi suffisamment motivé.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse uniquement aux institutions et organes de l'Union. Le moyen tiré de sa violation par une autorité d'un État membre est donc inopérant. Toutefois, il résulte également de cette jurisprudence que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il n'implique toutefois pas systématiquement l'obligation pour l'administration d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, l'étranger soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de demander un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'entraîner l'annulation de la décision faisant grief que si la procédure administrative aurait pu, en fonction des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, aboutir à un résultat différent du fait des observations et éléments que l'étranger a été privé de faire valoir.
7. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est d'ailleurs pas allégué que M. D aurait demandé en vain un entretien avec les services préfectoraux ni qu'il aurait été empêché de s'exprimer avant que ne soit prise la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant n'allègue pas davantage qu'il aurait tenté en vain de porter à la connaissance de l'administration des éléments pertinents relatifs à sa situation avant que ne soit prise la mesure d'éloignement. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le requérant a été privé du droit d'être entendu résultant du principe général du droit de l'Union européenne doit être écarté.
8. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Si M. D soutient qu'il vit en couple avec une ressortissante française depuis deux ans et que sa compagne est enceinte, il ne l'établit pas par les pièces qu'il produit qui consistent, d'une part, en une attestation d'hébergement par une ressortissante française qui se borne à déclarer que " c'est un très bon ami, que je fréquente très régulièrement " et, d'autre part, en une autre attestation d'hébergement à une autre adresse rédigée par celle qu'il présente comme étant sa compagne, Mme A, qui déclare dans cette attestation héberger l'intéressé depuis mai 2023. Le requérant est sans profession et sans aucune ressource. Il ne justifie pas avoir noué en France des liens personnels et familiaux intenses et stables. Il ne démontre pas une insertion dans la société française. En outre le requérant n'est pas dépourvu d'attache dans son pays d'origine où réside son père. Par suite, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision attaquée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
11. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux indiqués aux points 4 à 10 du jugement, M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.
12. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point 10, alors que le requérant n'a pas d'enfant en France et n'établit pas en attendre un, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale et, en tout état de cause, à l'intérêt supérieur d'un futur enfant.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, () / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Et aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
14. Si le requérant déclare craindre pour sa vie ou sa liberté en cas de retour en Libye il ne produit aucun élément à l'appui de ses déclarations. Par suite, la décision attaquée ne méconnaît ni les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
15. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux indiqués aux points 4 à 10 du jugement, M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision refusant un délai de départ volontaire.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes () ".
17. Si le requérant soutient qu'il ne présente pas une menace pour l'ordre public, qu'il ne s'est pas soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement et qu'il présente des garanties de représentation suffisantes, il ne justifie ni être entré régulièrement sur le territoire français ni avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Ce seul motif suffit pour justifier légalement la décision attaquée. Par suite, la circonstance que le requérant ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, ne se serait pas soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement et présenterait des garanties de représentation suffisantes, demeure sans incidence sur la légalité de la décision attaquée qui n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
18. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux indiqués aux points 4 à 10 et 15 à 17 du jugement, M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision refusant un délai de départ volontaire à l'encontre de la décision portant interdiction de retour.
19. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
20. Il ressort des pièces du dossier que M. D ne justifie ni d'une ancienneté de présence sur le territoire français ni de liens personnels et familiaux en France. Il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 1er avril 2022. Par ailleurs, il a été placé en garde à vue par les services de la police nationale de Brest le 26 mai 2024 pour des faits de violences volontaires en état d'ivresse et avec arme. Dans ces conditions, le préfet n'a pas, en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
21. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. D est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F D, à Me Burgevin et au préfet du Finistère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.
Le magistrat désigné,
Eric GAUTHIER
La greffière,
Céline BOISGARD
La République mande et ordonne au préfet du Finistère, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026