mercredi 12 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402198 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PHILIPPON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 mai 2024, Mme C A, représentée par Me Philipon, demande juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur et des outre-mer du 4 janvier 2024 et de la décision implicite du 20 mai 2024 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui restituer son permis de conduire dans le délai de quinze jours courant à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le 10 juillet 2023, elle avait formé une réclamation devant l'officier du ministère public, dirigée contre le titre exécutoire afférent à l'infraction du 19 mars 2017 ; par un courrier du 31 janvier 2024, l'officier du ministère public l'informait de l'annulation de l'amende forfaitaire majorée ; le solde son permis de conduire devait être rétabli à quatre points ; au vu de cette circonstance nouvelle, elle a présenté le 20 mars 2024 une demande de retrait, d'abrogation ou d'annulation de la décision du 4 janvier 2024 ;
- elle n'a pas reçu l'information des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et la réalité des infractions n'est pas établie ;
- l'urgence est caractérisée par les conditions d'exercice de sa profession de kinésithérapeute en milieu rural.
Par des mémoires en défense enregistrés le 10 juin 2024 et le 11 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête au fond est irrecevable et que par voie de conséquence le référé doit être rejeté et que la requérante a acquitté l'amende forfaitaire majorée de l'infraction du 9 juillet 2022, établissant ainsi sa connaissance des informations prévues aux articles L223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Vu la requête au fond par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur et des outre-mer du 8 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Par une décision du 2 mai 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a informé Mme A de la perte de validité de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul. Par un jugement n° 2302958 du 13 décembre 2023, ce tribunal a annulé la décision de retrait d'un point à la suite d'une infraction du 30 septembre 2022 et rejeté les conclusions dirigées contre la décision du 2 mai 2023. Mme A a présenté le 10 juillet 2023 une réclamation devant l'officier du ministère public, dirigée contre le titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée afférente à une infraction du 19 mars 2017, fondant la décision du 2 mai 2023. Par une lettre du 31 janvier 2024, l'officier du ministère public informait la requérante de l'annulation de l'amende forfaitaire majorée ainsi que d'une demande de restitution des quatre points retirés. Par une nouvelle décision du 8 août 2023, notifiée le 4 janvier 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a informé Mme A de la perte de validité de son permis de conduire en raison d'un solde de points nul. Mme A a présenté le 20 mars 2024 une demande de retrait, d'abrogation ou d'annulation de la décision du 8 août 2023. Sa demande a été implicitement rejetée. La requérante demande au juge des référés de suspendre l'exécution de la décision du 8 août 2023 et de la décision implicite rejetant son recours gracieux.
3. Toutefois, d'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment du relevé d'information intégral du permis de conduire de la requérante, compte tenu des autres infractions fondant la décision du 8 août 2023, que la restitution des quatre points retirés à l'issue de l'infraction du 19 mars 2017 aurait eu pour effet de rendre positif le solde du capital du permis de conduire et ainsi autorisé l'ajout de points consécutif au stage de sensibilisation à la sécurité routière suivi les 25 et 26 mars 2024. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que les moyens tirés du défaut d'information préalable et de l'absence de preuve de la réalité des infractions fondant la décision du 8 août 2023, qui ont au demeurant été écartés par le jugement du 13 décembre 2023, soient de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, la requête de Mme A doit être rejetée en toutes ses conclusions, sans qu'il y ait lieu de statuer sur sa recevabilité.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Orléans, le 12 juin 2024.
Le juge des référés,
Jean-Luc B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026