Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402244
mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402244 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELAS BOUZID AVOCAT |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er juin 2024, M. B A, demande au tribunal :
1°/ d'annuler l'arrêté du 31 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a pris à son encontre une décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°/ d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application de l'article L.614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de procéder à un nouvel examen de sa situation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 776-15 du code de justice administrative : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet (). Il peut, par ordonnance : () 2° Transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente ; () ". Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / () Rouen : Eure, Seine-Maritime ; (). ".
2. Il ressort des pièces du dossier que M. B A, ressortissant tunisien né le 15 juillet 1999, alors retenu au centre de rétention administrative d'Olivet, a demandé au président du tribunal administratif d'Orléans d'annuler l'arrêté du 31 mai 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a pris à son encontre une décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par une ordonnance du 2 juin 2024, le juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire d'Orléans a, au constat d'une irrégularité de la procédure, rejeté la demande de prolongation de la rétention de l'intéressé et ordonné la main levée. Par une ordonnance du 4 juin 2024, le juge des libertés et de la détention à la cour d'appel d'Orléans, saisi d'un appel suspensif de la procureure de la République, a confirmé l'ordonnance du premier juge. Dans ces conditions, la requête de M. A, qui a déclaré une domiciliation au CCAS de Rouen et n'est plus retenu dans le ressort du tribunal administratif d'Orléans à la date de la présente ordonnance, échappe à la compétence territoriale de ce tribunal et relève de celle du tribunal administratif de Rouen auquel il y a lieu de transmettre le dossier.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. A est transmis au tribunal administratif de Rouen.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A au président du tribunal administratif de Rouen et au préfet de la Seine-Maritime.
Fait à Orléans, le 5 juin 2024.
Le président,
Benoist GUEVEL
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