mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402259 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE - CRA OLIVET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 juin 2024, M. C B demande au
tribunal d'annuler l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel la préfète de la Mayenne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pour une durée de deux ans, ainsi que ses effets juridiques, dont le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
M. B soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- il n'a pas été mis à même de présenter des observations et n'a pas été informé de la possibilité dont il disposait de présenter des observations écrites ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
S'agissant de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'il n'est pas précisé en quoi il existe un risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement et de la décision refusant un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en fixant à deux ans la durée de l'interdiction de retour, dès lors qu'il est présent sur le territoire français depuis près de sept ans, y a passé son adolescence et sa vie de jeune adulte et que sa mère et ses frères y résident ;
- l'annulation de cette décision devra entraîner l'effacement du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Par un mémoire enregistré le 10 juin 2024, la préfète de Mayenne conclut au rejet de la requête.
La préfète fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme E pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 juin 2024 :
- le rapport de Mme E ;
- les observations de Me Bouzid, représentant M. B qui s'en est remis aux moyens soulevés dans la requête tout en insistant sur le fait que les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour portaient atteinte au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ses attaches se trouvant en France aux côtés de sa mère et de ses frères ; il a demandé le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire au cours de l'audience.
La préfète de Mayenne n'était ni présente, ni représentée.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 4 novembre 2003, est entré sur le territoire français en septembre 2017 muni d'un visa D dans le cadre du regroupement familial. Il a présenté deux demandes de titre de séjour en 2020 et 2024 qui ont, toutes deux, été classées sans suite faute d'être complètes. M. B a fait l'objet d'un premier arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire national pour un an le 14 mars 2023. Il a ensuite fait l'objet de deux arrêtés portant assignation à résidence auxquels il s'est soustrait les 14 mars 2023 et 22 juin 2023. Le 2 juin 2024, il a été interpellé par les services de police pour des faits de tentative de vol à main armée en réunion. Par l'arrêté attaqué du 3 juin 2024, la préfète de la Mayenne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure et lui a interdit le retour pour une durée de deux ans. Par un arrêté du même jour, M. B a été placé en rétention administrative. Il est actuellement retenu au sein du centre de rétention d'Olivet.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de cette loi : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, en application des dispositions citées au point précédent, d'admettre M. B, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
4. En premier lieu, par arrêté du 29 février 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 8 mars 2024, Mme D A, faisant fonction de directrice de la citoyenneté, a reçu délégation de la préfète de la Mayenne à l'effet de signer, dans le cadre des attributions de la direction, les obligations de quitter le territoire français, les décisions fixant le délai de départ et le pays de destination, et les interdictions de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / - restreignent l'exercice des
libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
6. L'arrêté attaqué vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, le code des relations entre le public et l'administration ainsi que le code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et notamment ses articles L. 611-1 (2°), L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 et L. 721-3 à L. 721-5 dont la préfète a fait application. Il indique de manière précise les considérations de faits propres à la situation de M. B s'agissant de ses conditions d'entrée et de séjour sur le territoire français, de l'ancienneté de sa présence sur le territoire, de sa situation familiale, de la circonstance qu'il ait fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires notamment pour des faits de vol, du fait qu'il a fait l'objet de deux précédents arrêtés portant assignation à résidence auxquels il s'est soustrait, manifestant à plusieurs reprises son souhait de rester en France et du fait qu'il ne justifiait pas de circonstances humanitaires propres à empêcher une interdiction de retour sur lesquelles la préfète s'est fondée pour lui faire obligation de quitter le territoire français, refuser de lui octroyer un délai de départ volontaire, fixer le pays de destination de la mesure d'éloignement et prononcer à son encontre une interdiction de retour. Dès lors le moyen tiré du défaut de motivation des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". L'article 51 de la même charte énonce que : " 1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union () ".
8. Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, l'intéressé peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
9. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal de l'audition de M. B, le 3 juin 2024, par un agent de police judiciaire du commissariat de police de Laval, que l'intéressé a été interrogé sur les conditions de son entrée et de son séjour sur le territoire français, sur sa situation personnelle et familiale ainsi que sur la perspective d'une mesure d'éloignement et a été mis en mesure de présenter des observations préalablement au prononcé de l'arrêté attaqué. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que la décision contestée soit prise et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à son édiction. Par suite, la procédure suivie par la préfète de la Mayenne n'a pas porté atteinte au droit de M. B d'être entendu.
10. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. A l'appui de ce moyen, M. B se prévaut de la présence en France de sa mère, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle et de ses frères de nationalité française. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est entré en France en 2017 à l'âgé de 14 ans dans le cadre d'un regroupement familial sollicité par sa mère. M. B, aujourd'hui majeur, âgé de 21 ans, est célibataire et n'a pas d'enfant. Il produit trois attestations de sa mère indiquant qu'elle subvient à ses besoins et que son fils l'aide dans les taches quotidiennes du domicile et une attestation d'un de ses frères. Ces quatre attestations sont insuffisantes, à elles seules, pour établir la stabilité de la vie familiale de M. B. En outre, il ne justifie pas d'une particulière insertion, ni de la poursuite de sa scolarité, le dernier certificat de scolarité produit correspondant à l'année scolaire 2022-2023 en classe de première professionnelle alors au demeurant qu'il a fait l'objet d'un précédent arrêté portant obligation de quitter le territoire français et de plusieurs procédures judiciaires pour des faits de vol commis entre 2022 et 2024. Si l'intéressé soutient qu'il n'a plus de lien avec son père résidant au Maroc, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne disposerait dans ce pays, dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de quatorze ans, d'aucune attache familiale et personnelle. Dans ces conditions, la préfète de la Mayenne n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en l'obligeant à quitter le territoire français. Cette décision n'est pas plus entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
12. Dès lors qu'il résulte ce qui a été dit aux points 7 à 11 que l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée des illégalités invoquées, le moyen tiré de ce que le refus d'octroyer un délai de départ volontaire serait illégal par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Dès lors qu'il résulte ce qui a été dit aux points 7 à 12 que l'obligation de quitter le territoire français sans délai n'est pas entachée des illégalités invoquées, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, la préfète de la Mayenne, pour fixer à deux ans la durée de l'interdiction de retour de M. B sur le territoire français, a relevé que l'intéressé était célibataire, qu'il disposait d'attaches familiales au Maroc où réside son père, qu'il ne justifie pas d'une véritable insertion dans la société française, qu'il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement et de mesures d'assignation à résidence qu'il n'a pas respectées et du fait qu'il est défavorablement connu des services de police pour des faits de vol en réunion, vol avec destruction, vol par effraction, vol aggravé, vol par ruse, tentative de vol à main armée en réunion, conduite d'un véhicule sans permis, refus d'obtempérer et port d'arme de catégorie D. Eu égard à l'ensemble de ces éléments et compte tenu de ce qui a été dit au point 11 concernant la vie privée et familiale de M. B, la préfète de la Mayenne a pu légalement prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français et n'a pas, en fixant à deux ans la durée de cette interdiction, pris une mesure disproportionnée.
15. En second lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui est dit aux points 7 à 13 ci-dessus que l'obligation de quitter le territoire français et la décision refusant un délai de départ volontaire ne sont pas entachées des illégalités alléguées, le moyen tiré de ce que l'interdiction de retour sur le territoire français serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel la préfète de la Mayenne a fait obligation à M. B de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure et lui a interdit le retour pour une durée de deux ans sont rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. C B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète de la Mayenne.
Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 11 juin 2024.
La magistrate désignée
Mélanie E
La greffière,
Florence PINGUET
La République mande et ordonne à la préfète de la Mayenne, en ce qui la concerne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026