jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402280 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Référés 3ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET CASADEI-JUNG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 juin 2024, M. A D, représenté par Me Hervois, avocat, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° AM-2023-008 de mise en sécurité en procédure ordinaire pris le 24 novembre 2023 par la maire de Mardié ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des mêmes dispositions, la suspension de l'exécution de l'arrêté n° AM-2024-005 du 29 mai 2024 par lequel la même autorité a prononcé une astreinte à son encontre ;
3°) de mettre une somme de 1 500 euros à la charge de la commune de Mardié, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. D soutient que :
- la condition d'urgence est remplie en l'espèce : bénéficiaire du revenu de solidarité active, il a dû s'endetter pour faire procéder à différents travaux sur le terrain et les bâtiments concernés ; l'astreinte prononcée à son encontre est de nature à compromettre irrémédiablement sa situation financière ; la commune échoue à caractériser l'existence d'un risque quelconque pour la sécurité des tiers et l'ensemble immobilier en cause n'a plus d'occupant ;
- il est fait état de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés en litige : 1°) s'agissant des travaux à effectuer dans un délai de trois mois : a) en ce qui concerne le mur d'enceinte de la propriété à l'angle Nord-Ouest : l'arrêté de mise en demeure est entaché d'erreurs de fait dès lors que le pignon de l'ancien oratoire, situé non à l'Est mais à l'Ouest de la propriété, ne domine pas le domaine public de la commune mais le domaine privé du département ; ce pignon ne présente pas de faux aplomb mais présente en revanche une épaisseur de 50 centimètre et a fait l'objet de travaux de sécurisation ; l'arasement de ce pignon jusqu'au niveau du mur de propriété constitue ainsi une mesure disproportionnée ; en outre, la démolition même partielle de l'ancien oratoire serait contraire aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme qui interdit la démolition, la transformation et la dénaturation de l'élément bâti remarquable que constitue l'ensemble en cause, dénommé Château de la Perrière ; b) en ce qui concerne le bâtiment en L à usage d'habitation : ce bâtiment ne présente aucun risque pour la sécurité des occupants et des tiers, dès lors qu'il n'est pas occupé, qu'il ne peut exposer à un quelconque risque les tiers normalement prudents - c'est-à-dire s'abstenant d'entrer illégalement sur cette propriété privée et respectant l'interdiction d'accès édictée par l'arrêté municipal du 19 janvier 2024 -, que les accès du bâtiment ont toujours été clos et qu'aucun effondrement n'est à craindre ; la maire a commis une erreur de droit, dès lors que les pouvoirs que lui confèrent les articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation n'ont pas pour objet de prévenir toute application de l'article 1244 du code civil ; l'arrêté du 24 novembre 2023 est en outre entaché d'incompétence négative, dès lors que la maire se borne à renvoyer aux travaux préconisés par un " diagnostic " sans autre précision ; c) en ce qui concerne le hangar à bateaux : ce bâtiment n'est plus utilisé par les propriétaires et ne présente aucun risque pour la sécurité des tiers normalement prudents ; il est impossible d'y accéder ; la stabilité de l'ouvrage ne peut pas être remise en cause ; l'arrêté est également entaché d'incompétence négative sur ce point, dès lors que les mesures prescrites s'agissant de ce bâtiment apparaissent trop imprécises ; l'arrêté est enfin entaché d'erreur de droit, dès lors que comme les bâtiments d'habitation et l'ancien oratoire, le hangar à bateaux a été identifié comme un élément bâti remarquable dont la démolition, la transformation et la dénaturation sont interdits ; 2°) s'agissant des travaux à effectuer dans un délai de six mois : l'arrêté est entaché d'erreur de droit, dès lors qu'un arbre ne peut être regardé comme un mur, un bâtiment ou un édifice quelconque au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation ; au surplus, l'arrêté est entaché d'incompétence négative dès lors que la maire a mis le propriétaire en demeure de procéder " de manière générale " à l'élagage des arbres de haut port qui présentent un risque pour les tiers et les riverains, alors qu'il n'appartient pas au propriétaire de déterminer lui-même quels seraient les arbres qui présenteraient un tel risque ; si l'arrêté, ainsi qu'il ressort de ses visas, a été pris sur le fondement des articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales, ces dispositions ne permettent pas au maire de mettre le propriétaire en demeure d'effectuer lui-même les travaux, ni de décider que les travaux seront exécutés d'office par la commune au frais du propriétaire ; 3°) s'agissant de l'astreinte : en mettant cette astreinte à la seule charge du requérant, alors que la mise en demeure prononcée par l'arrêté du 24 novembre 2023 concernait également Mme F C, la maire de Mardié a méconnu l'article L. 511-15 du code de la construction et de l'habitation mais également le principe d'égalité des citoyens devant la loi ; l'arrêté du 29 mai 2024 est insuffisamment motivé en fait, dès lors que la maire se borne à relever que le policier municipal s'est rendu sur place et a pu constater que " les mesures prescrites dans l'arrêté n° AM-2023-008 de mise en sécurité ordinaire n'avaient pas été entièrement réalisées ", sans caractériser suffisamment la nature et l'ampleur des travaux restant à réaliser selon elle, ni plus d'ailleurs que les éventuelles conséquences des non-exécutions ; enfin l'illégalité de l'arrêté du 24 novembre 2023 prive de base légale l'arrêté du 29 mai 2024.
Par un mémoire enregistré le 19 juin 2024, la commune de Mardié, représentée par Me Tissier-Lotz, avocate, demande au juge des référés de rejeter la requête et de mettre une somme de 3 500 euros à la charge du requérant sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie : M. D n'a demandé la suspension de l'exécution de l'arrêté du 24 novembre 2023 que cinq mois après l'introduction des requêtes au fond dirigées contre cet arrêté, et sept mois après son édiction ; le requérant, qui n'établit pas percevoir le revenu de solidarité active, ni avoir effectivement engagé des dépenses pour réaliser les travaux prescrits, ni que sa situation patrimoniale le mettrait dans l'impossibilité de s'acquitter de l'astreinte susceptible de lui être infligée, ne produit aucun élément de nature à établir l'urgence ; de plus le requérant est à l'origine de la situation d'urgence qu'il déplore ; enfin il y a lieu de tenir compte des impératifs de sécurité des occupants et des tiers ;
- aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés contestés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- les requêtes au fond n° 2400572 et n° 2400573, enregistrées le 12 février 2024, par lesquelles M. D demande l'annulation de l'arrêté n° AM-2023-008 du 24 novembre 2023 ;
- la requête au fond n° 2402279, enregistrée le 5 juin 2024, par laquelle M. D demande l'annulation de l'arrêté n° AM-2024-005 du 29 mai 2024.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. E, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés présentés sur le fondement des dispositions des articles L. 521-1 à L. 521-4 de ce code.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 20 juin 2024 à 14 heures, le juge des référés a présenté son rapport et entendu les observations :
- de Me Hervois, avocat de M. D, ainsi que du requérant lui-même ;
- et de Me Tissier-Lotz, avocate de la commune de Mardié, ainsi que de Mme G, maire de Mardié.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique à 14 heures 40.
Considérant ce qui suit :
1. M. D est propriétaire avec son ex-épouse, Mme B C, d'une propriété d'une superficie de près d'un hectare située à Mardié, en bordure du canal d'Orléans, comportant notamment un grand bâtiment en L à usage d'habitation, probablement édifié dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle, des communs, un hangar à bateaux. Par une ordonnance du 20 septembre 2023, le président du tribunal administratif d'Orléans, saisi par la commune de Mardié en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert qui a établi son rapport le 27 septembre 2023. Par un arrêté de mise en sécurité du 20 octobre 2023, la maire de Mardié a prescrit les mesures destinées à faire cesser le péril imminent résultant de l'état de délabrement avancé de la propriété. Par un arrêté n° AM-2023-008 du 24 novembre 2023 portant mise en sécurité en procédure ordinaire, la même autorité a mis M. D et Mme C en demeure d'effectuer divers travaux et a interdit à l'habitation et à toute utilisation le grand bâtiment en L à usage d'habitation ainsi que le hangar à bateaux. Par un arrêté n° AM-2024-005 du 29 mai 2024, la maire de Mardié, considérant que les mesures prescrites par l'arrêté n° AM-2023-008 n'avaient pas été réalisées dans les délais impartis, a rendu M. D redevable d'une astreinte d'un montant journalier plafonné à 100 euros jusqu'à complète réalisation de ces mesures. M. D, qui a formé des requêtes tendant à l'annulation des arrêtés du 24 novembre 2023 et du 29 mai 2024, demande au juge des référés de suspendre l'exécution de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire, à la date à laquelle le juge des référés se prononce, en tenant compte notamment de l'intérêt public qui s'attache, le cas échéant, à l'exécution de la décision en litige, mais également de l'existence et de la gravité de négligences ou carences imputables le cas échéant au requérant et dont résulterait la situation d'urgence invoquée.
4. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport de l'expert mais également des photographies produites par la commune, que la propriété en cause, qui est par ailleurs encombrée de carcasses de voitures, de bateaux, de mobiliers et de déchets divers, est en situation de péril grave. L'expert relève ainsi, premièrement, que l'enceinte est constituée, côté Nord-Ouest, par une ruine - ancienne chapelle selon M. D - dont le pignon, qui présente un faux aplomb, est, faute de charpente, dépourvu du blocage en rive et en tête nécessaire à son équilibre. Selon l'expert, les tentatives de sécurisation entreprises par le requérant n'ont pas été menées à termes et la pointe du pignon reste très instable, constituant un réel danger. L'expert relève, deuxièmement, que le bâtiment en L autrefois à usage d'habitation, dont les couvertures se sont effondrées, subit une dynamique de ruine et que les structures en bois de la charpente de couverture mais également des planchers, détruites par l'eau qui a entraîné leur pourriture, vont rapidement s'effondrer, entraînant à court ou moyen terme les effondrements des gros murs, non maintenus en rive et en tête. L'expert relève, troisièmement, que le hangar à bateau est également en situation très instable, la couverture très endommagée se maintenant grâce à deux étais non bloqués transversalement et l'effondrement de cet ouvrage étant imminent.
5. Si M. D soutient que les bâtiments en cause ne présentent pas de risque d'effondrement, il n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause les conclusions de l'expert désigné par le président du tribunal. Notamment, s'il se prévaut des travaux de consolidation qu'il a effectués sur l'ancienne chapelle, aucun élément ne permet d'établir que ces travaux seraient de nature à prévenir efficacement le risque d'effondrement constaté par l'expert.
6. En deuxième lieu, un intérêt public s'attache à la prévention, dans le cadre des pouvoirs confiés au maire par les dispositions des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, des dangers auxquels sont exposés non seulement les usagers de la voie publique, mais également toute personne qui viendrait à pénétrer dans une propriété menacée d'effondrement du fait que l'accès n'en serait pas efficacement interdit. En l'espèce, la commune fait valoir sans être contredite que M. D s'est rendu à plusieurs reprises à la gendarmerie, au mois d'août 2023, pour déposer plainte pour violation de domicile et cambriolage. Le requérant a lui-même indiqué à l'expert que le hangar à bateau constituait un point de passage que des " visiteurs " empruntaient régulièrement pour lui subtiliser des objets. Si M. D produit plusieurs photographies montrant les dispositifs qu'il a mis en place pour empêcher les intrusions - tels que la pose de barbelés, le vissage des volets, la réfection d'une porte fracturée, l'apposition de panneaux d'interdiction, etc. - les éléments ainsi produits ne suffisent pas à établir que l'accès à la propriété - dont la superficie, ainsi qu'il a été dit au point 1, est de près d'un hectare - serait efficacement interdit.
7. En troisième lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, que l'état de péril grave de la propriété résulte d'une totale absence, et ce de longue date, d'interventions nécessaires à son maintien. Cette situation est ainsi la conséquence des carences répétées de M. D dans l'entretien de ce bien, dont il a indiqué à l'audience être propriétaire depuis 1982. Par ailleurs si, pour justifier l'urgence, le requérant se prévaut de sa situation financière, que l'astreinte prononcée à son encontre est selon lui de nature à compromettre irrémédiablement, ainsi que du fait qu'il s'est endetté pour réaliser certains travaux - ce dont au demeurant il ne justifie pas -, il ne pouvait ignorer, depuis de longues années, que l'état de sa propriété appelait nécessairement, s'il entendait la conserver, la réalisation de travaux importants.
8. Eu égard à l'ensemble des circonstances exposées aux points précédents, M. D n'est pas fondé à se prévaloir d'une situation d'urgence pour l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par suite, ses conclusions tendant à la suspension de l'exécution des arrêtés du 24 novembre 2023 et du 29 mai 2024 doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
9. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par M. D doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter également la demande présentée par la commune de Mardié sur le fondement des mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Mardié tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D et à la commune de Mardié.
Fait à Orléans, le 27 juin 2024.
Le juge des référés,
Frédéric E
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026