Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402392
jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402392 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE - CRA OLIVET |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juin 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel la préfète de l'Ain a décidé son maintien en rétention.
Par un mémoire enregistré le 18 juin 2024, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C en application des dispositions de l'article L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 776-15 du code de justice administrative : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours () ".
2. Le 11 juin 2024, M. A, retenu au centre de rétention administrative d'Olivet en vue de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre le 20 février 2024, a retiré un dossier de demande d'asile. Par l'arrêté du 11 juin 2024 contesté, la préfète de l'Ain a décidé, en application de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le maintien en rétention de M. A. Toutefois, dès lors que le requérant, comme il l'indique lui-même, n'avait pas déposé de demande d'asile, l'arrêté de maintien en rétention, qui avait un caractère superfétatoire, n'a pu produire aucun effet juridique. Cet arrêté ayant été abrogé par la préfète de l'Ain le 26 juin 2024, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Orléans, le 27 juin 2024.
Le magistrat désigné,
Frédéric C
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.