LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2402478

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2402478

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2402478
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET CASADEI-JUNG

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 19 juin 2024 et le 8 juillet 2024, la SAS Gogaille et la SAS Goma, représentées par Me Ducloyer et Me de Bréon, avocats, demandent au juge des référés, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) à titre principal, d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des arrêtés du 5 juin 2024 par lesquels le maire d'Orléans a prononcé la fermeture au public des établissements " Loge Gogaille Cloître ", sis 13 rue du Cloître Saint-Pierre Empont à Orléans, et " Loge Gogaille 7 Dormants ", sis 9 rue des Sept Dormants dans la même commune ;

2°) à titre subsidiaire, d'ordonner, sur le fondement des mêmes dispositions, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 5 juin 2024 portant fermeture au public de l'établissement " Loge Gogaille Cloître ", en tant qu'il n'autorise pas la limitation du nombre de publics accueillis, et d'enjoindre au maire d'Orléans de réexaminer la situation de cet établissement et d'autoriser, dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, l'ouverture au public en fixant une limitation du nombre de publics accueillis à quinze personnes ;

3°) de mettre une somme de 3 500 euros à la charge de la commune d'Orléans, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les requérantes soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie en l'espèce : les mesures de fermeture litigieuses, ajoutées aux fermetures des deux autres établissements qu'elles exploitaient à Orléans, les privent d'une part très substantielle de leurs revenus mensuels et, compte tenu des charges qu'elles continuent à supporter, affectent leur viabilité à court terme en les exposant à un risque de cessation de paiement ; ces fermetures entraînent également un préjudice d'image ; enfin, en l'absence de suspension de ces décisions, d'autres autorités pourraient être tentées de prendre des mesures similaires ; par ailleurs, aucune urgence ne justifiait les fermetures prononcées, alors notamment que le risque d'incendie allégué n'est pas avéré ;

- il est fait état de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés litigieux : il n'est pas établi que leur signataire bénéficiait d'une délégation de signature ou de compétence valable et opposable ; il n'est pas établi que la commission de sécurité était dûment composée, conformément aux dispositions du décret n° 95-260 du 8 mars 1995, lors des visites inopinées du 1er juin 2024, ce qui est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens des décisions litigieuses et a privé les requérantes d'une garantie ; en méconnaissance de l'article R. 143-42 du code de la construction et de l'habitation, les visites inopinées ont été réalisées sans la présence d'un représentant de la société Gogaille, exploitante, ce qui est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens des décisions litigieuses et a privé les requérantes d'une garantie ; en tout état de cause, la commission de sécurité ne pouvait procéder à une visite inopinée de ces établissements, qui ne sont pas soumis à la règlementation relative aux établissements recevant du public ; en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, les arrêtés contestés sont insuffisamment motivés ; l'arrêté prononçant la fermeture de la " Loge Gogaille 7 Dormants " n'a pas été précédé de la mise en demeure prévue par l'article L. 143-3 du code de la construction et de l'habitation, ni de la procédure contradictoire imposée par les articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration, alors qu'aucune situation d'urgence n'existait en l'espèce ; en application de l'article O 1 de l'arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public, les deux établissements en litige ne peuvent être soumis à la réglementation s'appliquant aux établissements recevant du public dès lors qu'ils ne constituent pas des hôtels mais des résidences de tourisme, et qu'ils ne sont pas exploités de manière homogène mais ont vocation à être soumis au régime de la copropriété ; en tout état de cause l'effectif accueilli dans la " Loge Gogaille 7 dormants " est inférieur au seuil de quinze personnes prévu par ces dispositions ; les arrêtés litigieux sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation et les risques invoqués par la commune ne sont pas établis ; les arrêtés sont également entachés d'un détournement de procédure, voire d'un détournement de pouvoir.

Par un mémoire enregistré le 5 juillet 2024, la commune d'Orléans, représentée par Me Tissier-Lotz, demande au juge des référés de rejeter la requête et de mettre à la charge des requérantes une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune soutient que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie : les effets des arrêtés litigieux doivent être appréciés indépendamment de ceux des précédents arrêtés de fermeture, non contestés par les requérantes ; à supposer même qu'il y ait lieu de tenir compte des conséquences de la fermeture de l'ensemble des établissements Gogaille d'Orléans, les éléments produits à l'appui de la requête ne permettent pas d'établir que la situation économique et financière du groupe serait significativement compromise, alors notamment que selon le plan prévisionnel de trésorerie le groupe Gogaille ne connaîtra une trésorerie négative qu'à compter du mois d'octobre 2024, date à laquelle les travaux de mise en conformité des loges " Rabier " et " Arago " devraient être terminés, ce qui permettra de reprendre leur exploitation ; en tout état de cause, eu égard au danger grave et imminent menaçant le public accueilli, tel qu'il ressort des procès-verbaux établis par la commission de sécurité, un intérêt public majeur justifie que les arrêtés litigieux ne soient pas suspendus ;

- aucun des moyens soulevés n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés en litige.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête au fond n° 2402477, enregistrée le 19 juin 2024, par laquelle la SAS Gogaille et la SAS Goma demandent l'annulation des arrêtés du 5 juin 2024 susvisés du maire d'Orléans.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 95-260 du 8 mars 1995 ;

- l'arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP) ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés présentés sur le fondement des dispositions des articles L. 521-1 à L. 521-4 de ce code.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique du 8 juillet 2024 à 10 heures 30, le juge des référés a présenté son rapport et entendu les observations :

- de Me Ducloyer, avocat des sociétés requérantes, ainsi que de M. Van Heesewijk, président de la SAS Gogaille,

- et de Me Tissier-Lotz, avocate de la commune d'Orléans.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique à 12 heures.

Une note en délibéré présentée pour les sociétés requérantes a été enregistrée le 8 juillet 2024 à 16 heures 28.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Gogaille et sa filiale, la SAS Goma, exploitent des établissements d'hébergement qu'elles aménagent dans des bâtiments anciens. La requête précise que la SAS Gogaille, rémunérée en fonction des nuitées encaissées, s'occupe de la gestion opérationnelle des établissements, de la relation avec les résidents, les fournisseurs et les prestataires, tandis que la SAS Goma, dont elle détient l'intégralité du capital, " supporte l'ensemble des charges opérationnelles nécessaires à la poursuite de l'activité de la société Gogaille ". Elles ont, notamment, créé à Orléans deux établissements, dénommés " Loge Gogaille Cloître " et " Loge Gogaille 7 Dormants ", comportant respectivement douze et sept chambres, outre des locaux communs. Les travaux d'aménagement des deux établissements, présentés par le pétitionnaire comme des résidences de tourisme, ont fait l'objet de permis de construire délivrés à la SAS Gogaille le 23 janvier 2023 pour la " Loge Gogaille Cloître " et le 8 mars 2023 pour la " Loge Gogaille 7 Dormants ". A la suite de visites inopinées qui ont eu lieu le 1er juin 2024, la commission de sécurité de l'arrondissement d'Orléans a considéré que les deux établissements en cause constituaient non des résidences de tourisme mais des hôtels, établissements du 2ème groupe de type O de 5ème catégorie au regard de la réglementation des établissements recevant du public. La commission a émis, pour chaque établissement, un avis défavorable à la poursuite de l'exploitation avec demande de fermeture immédiate. Par deux arrêtés du 5 juin 2024, le maire d'Orléans a prononcé la fermeture immédiate de ces établissements au public. La SAS Gogaille et la SAS Goma demandent la suspension de l'exécution de ces arrêtés.

Sur les conclusions à fin de suspension :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

En ce qui concerne l'urgence :

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire, à la date à laquelle le juge des référés se prononce, en tenant compte notamment de l'intérêt public qui s'attache, le cas échéant, à l'exécution de la décision en litige.

4. La fermeture des deux établissements concernés par les arrêtés en litige a pour effet de priver le groupe Gogaille du chiffre d'affaires attendu de leur exploitation, dont le montant mensuel prévisionnel estimé par l'expert-comptable, pour la période de juillet à décembre 2024, varie entre 5 824 euros et 8 736 euros pour la " Loge Gogaille 7 dormants " et entre 10 368 euros et 15 552 euros pour la " Loge Gogaille Cloître ". Si aucun élément n'est apporté à l'appui de la requête concernant le montant des investissements réalisés, il n'est pas contesté que des travaux importants ont été effectués pour l'aménagement de chacun des deux établissements. Dès lors, et alors même que la pérennité des sociétés requérantes ne serait pas menacée, chacun des arrêtés en litige porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate aux intérêts des sociétés requérantes. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que la dangerosité présentée par les établissements concernés serait telle qu'un intérêt public s'attacherait à l'exécution immédiate des arrêtés litigieux.

5. Il résulte de ce qui précède que la condition d'urgence exigée par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie en l'espèce.

En ce qui concerne l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés en litige :

6. D'une part, en l'état de l'instruction, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté de fermeture est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté portant fermeture immédiate au public de l'établissement " Loge Gogaille Cloître ".

7. D'autre part, en l'état de l'instruction, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de l'arrêté de fermeture, de l'irrégularité de la procédure suivie en l'absence de mise en demeure préalable et de procédure contradictoire, ainsi que de l'inapplicabilité à l'établissement de la réglementation relative aux établissements recevant du public, sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté portant fermeture immédiate au public de l'établissement " Loge Gogaille 7 dormants ".

8. Il résulte de ce qui précède que la SAS Gogaille et la SAS Goma sont fondées à demander la suspension, jusqu'à ce qu'il ait été statué sur les conclusions de la requête au fond n° 2402477, des arrêtés du 5 juin 2024 par lesquels le maire d'Orléans a prononcé la fermeture au public des établissements " Loge Gogaille Cloître " et " Loge Gogaille 7 Dormants ".

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

9. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par la commune d'Orléans doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter également la demande présentée par les sociétés requérantes sur le fondement des mêmes dispositions.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution des arrêtés du 5 juin 2024 par lesquels le maire d'Orléans a prononcé la fermeture au public des établissements " Loge Gogaille Cloître ", sis 13 rue du Cloître Saint-Pierre Empont à Orléans, et " Loge Gogaille 7 Dormants ", sis 9 rue des Sept Dormants, dans la même commune, est suspendue jusqu'à ce qu'il ait été statué sur les conclusions de la requête au fond n° 2402477 tendant à l'annulation de ces arrêtés.

Article 2 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus

Article 3 : Les conclusions de la commune d'Orléans tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Gogaille, pour les requérantes, et à la commune d'Orléans.

Fait à Orléans, le 11 juillet 2024.

Le juge des référés,

Frédéric A

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions