mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402604 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | FRANCE TERRE D'ASILE - CRA OLIVET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 25 et 27 juin 2024, M. A F, retenu au centre de rétention administrative d'Olivet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 juin 2024 par lequel le préfet de Loir-et-Cher lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de procéder à un nouvel examen de sa situation.
M. F soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- son droit d'être entendu garanti par les principes généraux du droit de l'Union européenne a été méconnu ;
- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- cette décision viole le principe fondamental et constitutionnel de la liberté de mariage ; ayant pour unique but de prévenir son mariage, cette décision est entachée de détournement de pouvoir ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
S'agissant de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement et de la décision refusant un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'annulation de cette décision devra entraîner l'effacement du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Par un mémoire enregistré le 3 juillet 2024, le préfet de Loir-et-Cher, représenté par la SELARL Actis Avocats, conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. G pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. G,
- les observations de M. F, dont l'avocate, dûment avertie de la date de l'audience, ne s'est pas présentée ni fait substituer,
- et les observations de Me Kao, représentant le préfet de Loir-et-Cher.
En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction est intervenue après ces observations orales, à 14 heures 50.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, ressortissant marocain né en 1997, déclare être entré en France au cours de l'année 2023. Interpellé à la suite de violences exercées sur sa compagne, il a été placé le 23 juin 2024 en garde à vue puis en retenue aux fins de vérification de son droit au séjour sur le territoire français. Le même jour, le préfet de Loir-et-Cher a pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. M. F demande l'annulation de cet arrêté.
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. D C, sous-préfet de Vendôme. Par un arrêté du 23 février 2024, publié le 27 février 2024 au recueil des actes administratifs de la préfecture, M. B E, préfet de Loir-et-Cher, a donné délégation à M. C à l'effet de signer " pour l'ensemble du département, à l'occasion des permanences effectuées en semaine, durant les jours fériés et les week-ends (la permanence commençant à partir de 18 h 00 la veille du jour férié ou du week-end et se terminant le lendemain, 8 h 00 du jour férié ou du week-end), les () arrêtés portant obligation de quitter le territoire français assortis ou non d'une interdiction de retour sur le territoire français ou encore d'une interdiction de circulation sur le territoire français, portant refus de séjour et/ou fixant le pays de renvoi en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Il n'est pas contesté que l'arrêté attaqué, intervenu le dimanche 23 juin 2023, a été signé par M. C dans le cadre de sa permanence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; / 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail () ".
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les dispositions citées au point précédent, relève, s'agissant du 1°, que M. F, qui déclare être entré en France l'année dernière sans plus de précision et être venu à Blois en juin 2023 muni d'un passeport qu'il ne peut présenter, s'est maintenu sur le territoire français sans entamer de démarches pour régulariser sa situation administrative. S'agissant du 5°, l'arrêté relève que l'intéressé a été placé en garde à vue pour des faits de violences intra-familiales et qu'il est déjà connu défavorablement des forces de l'ordre, notamment récemment pour des faits d'ivresse publique et manifeste qu'il évoque dans son audition. S'agissant du 6°, l'arrêté relève que M. F déclare avoir travaillé en boucherie ainsi que dans les vignes depuis son arrivée sur le territoire français sans aucune autorisation ni déclaration préalable. Le préfet de Loir-et-Cher a ainsi indiqué avec une précision suffisante les considérations de droit et de fait sur lesquelles il s'est fondé pour obliger M. F à quitter le territoire français.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces produites par le préfet de Loir-et-Cher que M. F, préalablement à l'intervention de l'arrêté attaqué, a été interrogé sur sa situation administrative en France et a pu à cette occasion faire connaître à l'autorité administrative l'ensemble des éléments qui, selon lui, devaient faire obstacle à l'édiction d'une mesure d'éloignement, notamment son projet de mariage avec une ressortissante française. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, doit être écarté.
6. En troisième lieu, la mesure d'éloignement prise à l'encontre de M. F n'a pas pour effet d'empêcher son mariage, qui peut être célébré dans son pays d'origine ou pourra être célébré en France dès qu'il aura l'autorisation de revenir sur le territoire français. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté attaqué, pris à la suite de l'interpellation de M. F, aurait eu pour motif, non de mettre fin au séjour irrégulier de l'intéressé en France, mais de faire obstacle à son mariage. Par suite, les moyens tirés du détournement de pouvoir et de l'atteinte à la liberté du mariage doivent être écartés.
7. En quatrième lieu, M. F fait valoir qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public, contrairement à ce qu'a estimé le préfet. S'il ressort des pièces du dossier qu'il a, dans un contexte de forte alcoolisation, porté deux coups de poings à sa compagne, ces faits isolés, aussi regrettables qu'ils soient, ainsi que la précédente interpellation pour ivresse publique dont il a lui-même fait état au cours de sa garde à vue, ne suffisent pas à faire regarder son comportement comme constituant une menace pour l'ordre public au sens du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, il résulte de la motivation de l'arrêté attaqué, rappelée au point 4 ci-dessus, que l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. F est également fondée sur d'autres motifs. Le requérant ne conteste pas qu'il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Il ne conteste pas plus avoir exercé une activité professionnelle sans être titulaire de l'autorisation de travail prévue par l'article L. 5221-5 du code du travail. L'un ou l'autre de ces motifs permettait à lui seul de fonder l'obligation de quitter le territoire français contestée. Il résulte de l'instruction que le préfet de Loir-et-Cher aurait pris la même décision s'il ne s'était pas fondé sur la menace pour l'ordre public que représenterait le comportement de M. F. Par suite, le moyen tiré de ce que le comportement du requérant ne constitue pas une menace pour l'ordre public n'est pas de nature à entraîner l'annulation de la mesure d'éloignement contestée.
8. En cinquième lieu, M. F est entré en France au plus tôt un an et demi avant l'intervention de l'arrêté attaqué. S'il justifie des démarches entreprises en vue de son mariage avec une ressortissante française, il ressort de ses déclarations qu'il a rencontré sa compagne au mois de juillet 2023, moins d'un an avant l'arrêté attaqué. Par ailleurs, eu égard aux violences exercées par l'intéressé sur sa future épouse, le caractère pérenne de cette relation est pour le moins sujet à caution. M. F, qui ne justifie d'aucune insertion professionnelle, ne fait pas état d'attaches familiales en France en dehors de cousins avec lesquels il ne justifie pas avoir des relations effectives. Dans ces conditions, la mesure d'éloignement prise à son encontre ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
10. En premier lieu , l'arrêté, qui vise les dispositions citées au point précédent, relève que le comportement de M. F constitue une menace pour l'ordre public, qu'il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, et enfin qu'il ne peut présenter aucun document d'identité ou de voyage et ne justifie d'aucune adresse permanente et effective. La décision refusant un délai de départ volontaire à M. F est ainsi suffisamment motivée.
11. En deuxième lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui est dit aux points 3 à 8 ci-dessus que l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée des illégalités alléguées, le moyen tiré de ce que la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement doit être écarté.
12. En troisième lieu, il résulte des déclarations faites par M. F dans le cadre de sa garde à vue qu'il est venu à Blois au mois de juin 2023 et qu'il y a d'abord vécu à la rue aux mois de juin et juillet, puis aurait loué un appartement, avant de s'installer au mois de septembre 2023 pendant plusieurs semaines au domicile de la mère de sa compagne, à Saint-Aignan, puis de retourner à Blois ou le couple a vécu à nouveau à la rue. A la date de l'arrêté attaqué, M. F indiquait résider depuis deux mois dans un logement mis à leur disposition par l'oncle de sa compagne. Il n'est pas allégué que cette mise à disposition aurait un caractère durable. Par suite, le préfet de Loir-et-Cher n'a commis aucune erreur de fait en relevant que l'intéressé ne justifiait d'aucune adresse permanente et effective.
13. En quatrième lieu, eu égard à ce qui est dit au point précédent, le préfet de Loir-et-Cher pouvait légalement refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. F, sur le fondement des dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile du 8° de l'article L. 612-3 du même code, au motif qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur ce motif. Par suite, le moyen tiré de ce que le comportement du requérant ne constitue pas une menace pour l'ordre public n'est pas de nature à entraîner l'annulation de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile () ".
15. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les dispositions citées au point précédent, indique que M. F est de nationalité marocaine et relève au surplus que l'intéressé n'allègue pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Cet arrêté, en tant qu'il fixe le pays de destination de la mesure d'éloignement, est ainsi suffisamment motivé.
16. En deuxième lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui est dit aux points 3 à 8 ci-dessus que l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée des illégalités alléguées, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
18. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les dispositions citées au point précédent, indique que M. F ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière et précise les circonstances propres à M. F, tirées de son absence de liens familiaux stables et avérés sur le territoire français du fait de son arrivée récente en 2023, de son maintien irrégulier sur le territoire français, de la menace à l'ordre public qu'il présente et de l'irrespect des obligations liées au code du travail, sur lesquelles le préfet de Loir-et-Cher s'est fondé pour fixer la durée de l'interdiction de retour prononcée à son encontre. Cette décision est ainsi suffisamment motivée s'agissant tant de son principe que de sa durée.
19. En deuxième lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui est dit aux points 3 à 8 et 9 à 13 ci-dessus que l'obligation de quitter le territoire français et la décision refusant un délai de départ volontaire ne sont pas entachées des illégalités alléguées, le moyen tiré de ce que l'interdiction de retour sur le territoire français serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions doit être écarté.
20. En troisième lieu, M. F ne fait état d'aucune circonstance humanitaire de nature à faire obstacle à ce qu'une interdiction de retour sur le territoire français soit édictée à son encontre. Par ailleurs, eu égard au caractère récent de l'entrée de M. F sur le territoire français et de sa relation avec sa compagne, à l'absence de stabilité avérée de cette relation ainsi qu'à l'absence de toute autre attache en France, et alors même que les faits relevés à son encontre ne suffisent pas à permettre de considérer que sa présence en France représenterait une menace pour l'ordre public, le préfet de Loir-et-Cher a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, fixer à une année la durée de l'interdiction de retour prononcée à son encontre.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. F tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 juin 2024 attaqué doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que ses conclusions à fin d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A F et au préfet de Loir-et-Cher.
Prononcé à l'audience publique le 3 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
Frédéric G
Le greffier,
Sébastien BIRCKEL
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026