vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2402640 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | NGANGA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juin 2024, M. B E A, représenté par Me Nganga, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler l'arrêté de la préfète du Loiret du 14 mai 2024 portant refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiant, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui remettre le titre de séjour renouvelé d'une validité du 28/09/23 au 27/09/2024 ou, à défaut, de l'enjoindre à lui remettre dans l'attente de l'examen un récépissé étudiant ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative avec distraction à l'avocat Me B. Amédée Nganga.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'il a des résultats scolaires satisfaisants et que la décision qui lui est opposée ne va pas lui permettre de poursuivre ses études ; sa demande de renouvellement fait suite à deux précédents titres de séjour obtenus en qualité d'étudiant ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué dans la mesure où l'appréciation de sa scolarité devait se faire au regard des résultats de l'année scolaire dernière et que cette année 2023-2024 ne devait être justifiée que par une inscription ; la préfète a, à tort, fait porter son appréciation sur la situation scolaire en cours.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2024, la préfète du Loiret, représentée par Me Termeau conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence de recours au fond ;
- aucune des deux conditions posées à l'article L. 521-1 ne sont satisfaites.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 25 juin 2024 sous le n° 2402639 par laquelle M. A demande l'annulation de l'arrêté attaqué.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés présentés sur le fondement des dispositions des articles L. 521-1 à L. 521-4 de ce code.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 juillet 2024 à 11 h 00 :
- le rapport de Mme C ;
- les observations de Me Nganga, représentant M. A qui a précisé à la juge des référés qu'il entendait demander la suspension de l'exécution de la décision par laquelle la préfète du Loiret a refusé de renouveler son titre de séjour et a ensuite repris les mêmes moyens que dans sa requête en les développant ;
- les observations de Me Jacquard, représentant la préfète du Loiret qui a repris ses écritures en insistant sur l'absence d'urgence.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 14 mai 2024 la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour mention " étudiant " de M. A, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement. Par la présente requête en référé, M. A entend, comme son conseil l'a précisé à l'audience, obtenir la suspension de l'exécution de la décision préfectorale portant refus de renouvellement de son titre de séjour.
Sur les conclusions de la requête :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par M. A, analysés ci-dessus, n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 14 mai 2024 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour qui avait été délivré au requérant en qualité d'étudiant.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, que les conclusions de M. A à fin de suspension de l'exécution de la décision de refus de renouvellement de son titre de séjour doivent être rejetées. Il doit en être de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction et présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D A et à la préfète du Loiret.
Fait à Orléans le 12 juillet 2024.
La juge des référés,
Mélanie C
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026