vendredi 2 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2403045 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LICOINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juillet 2024 et un mémoire enregistré le 24 juillet 2024 ainsi que des pièces complémentaires enregistrées les 29 juillet, 30 juillet et 31 juillet 2024,
M. D E, retenu au centre de rétention d'Olivet, représenté par Me Licoine, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 juillet 2024 par lequel le préfet du Calvados lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit en exécution de la décision d'éloignement, et prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 5 ans.
Il soutient que :
- la compétence du signataire de l'arrêté contesté n'est pas établie ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- alors que la menace à l'ordre public n'est pas suffisamment caractérisée, ni proportionnée à sa situation personnelle, la décision contestée est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- l'arrêté contesté porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire
- elle devra être annulée en conséquence de l'illégalité dont est entachée la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation, son comportement ne pouvant être regardé comme constituant une menace à l'ordre public ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne comporte aucune indication concernant l'absence de risques d'être exposé à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle devra être annulée en conséquence de l'illégalité dont est entachée la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français
- elle devra être annulée en conséquence de l'illégalité dont est entachée la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 24, 25 et 31 juillet 2024, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme G comme juge du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers et des décisions relatives à la rétention des étrangers par une décision du 1er juillet 2024.
.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme G,
- et les observations de Me Licoine, représentant M. E, présent.
Le conseil du requérant a repris les moyens soulevés dans sa requête et a indiqué en outre que la situation de M. E n'a pas fait l'objet d'un examen approfondi dès lors que ses frères, présents sur le territoire, qui le soutiennent, de même que son oncle, indiquent qu'il est atteint de troubles psychologiques et ce n'est qu'à raison de ses troubles qu'il a pu renoncer à son statut de réfugié et avoir le comportement délictueux mentionné par le préfet dans l'arrêté contesté et dans ses écritures en défense ; qu'il y a donc lieu en conséquence de mettre en balance l'atteinte à l'ordre public reprochée avec les troubles psychologiques dont il est atteint ; qu'il ne constitue pas une réelle menace pour l'ordre public et qu'une demande d'examen par un spécialiste a été adressée au procureur par les membres de sa famille. Il souligne également qu'en cas de retour dans son pays, M. E encourt des risques pour sa sécurité dès lors que le régime taliban rejette tout ce qui est occidentalisé et que les années vécues loin de l'Afghanistan peuvent constituer une telle preuve à leurs yeux.
En application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, la clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D H E, ressortissant afghan né le 22 juin 1993 est, selon ses déclarations, présent sur le territoire français depuis le 1er septembre 2019. Par une décision du 29 avril 2022, notifiée le 16 mai 2022, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) lui a reconnu le statut de réfugié et l'a mis en possession d'un document provisoire, renouvelé en dernier lieu jusqu'au 15 avril 2024. Toutefois, M. E a renoncé au bénéfice de cette protection internationale et par une décision du 12 juillet 2024, notifiée le 19 juillet 2024, l'OFPRA a constaté la renonciation par l'intéressé au bénéfice de la protection dont il bénéficiait. Condamné par le tribunal judiciaire de Cherbourg le 21 décembre 2023 pour des faits de menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique, en récidive, menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'une personne exerçant une activité privée de sécurité, outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique (récidive) et rébellion, il a été écroué le même jour. A sa levée d'écrou, le 22 juillet 2024 le préfet du Calvados a pris à son encontre un premier arrêté l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit et lui faisant interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée de 5 ans ainsi qu'un second arrêté ordonnant son placement au centre de rétention administrative d'Olivet. M. E a contesté la mesure de rétention prise à son encontre ainsi que la demande de prolongation présentée par le préfet du Calvados, lesquelles ont été confirmées par le juge des libertés et de la détention du tribunal judicaire d'Orléans par une ordonnance du 26 juillet 2024. Par la présente requête, M. E demande l'annulation des arrêtés préfectoraux pris à son encontre le 22 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays à destination duquel il sera reconduit en exécution de la décision d'éloignement et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 5 ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble
2. L'arrêté contesté a été signé par Mme B A, adjointe au chef du bureau de l'asile et de l'éloignement, laquelle disposait d'une délégation de signature régulièrement accordée résultant de la combinaison des arrêtés préfectoraux du 30 août 2021 relatif à l'organisation des services de la préfecture du Calvados, du 4 octobre 2023 accordant délégation de signature à M. C F, publiés respectivement sous les numéros 14-2021-158 et 14-2023-10-04-00003 au recueil des actes administratifs de la préfecture du Calvados, consultable sur son site internet. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, M. E soutient que s'il a fait l'objet d'une condamnation pénale, il a purgé sa peine et n'a plus l'intention de récidiver, ajoutant que les faits reprochés commis à l'égard de personnes dépositaires de l'autorité publique s'expliquent par les persécutions dont il a fait l'objet en Afghanistan qui ont conduit à ce qu'il développe une méfiance à l'égard des autorités publiques et des troubles psychiatriques et que, dans ces conditions, son comportement ne peut être regardé comme de nature à porter atteinte à l'ordre public. Toutefois, le préfet indique dans la décision contestée que M. E a été condamné à plusieurs reprises, le 14 janvier 2022 à 400 euros d'amende avec sursis pour des faits de menace réitérée de destruction dangereuse pour les personnes, le 23 juin 2023 par le tribunal judicaire de Strasbourg à 4 mois d'emprisonnement pour des faits de dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité ou à la décoration publique, outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique et le 21 décembre 2023 par le tribunal judicaire de Cherbourg pour des faits de menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes, à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique, en récidive, menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'une personne exerçant une activité privée de sécurité, outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique (récidive) et rébellion. De plus, durant son incarcération, il a fait l'objet de 3 comptes-rendus d'incidents pour violences verbales et menaces envers les personnels. Alors que dans son jugement du
21 décembre 2023, le tribunal judiciaire de Cherbourg a indiqué que M. E a bénéficié d'une expertise psychiatrique qui n'a relevé ni altération ni abolition de son discernement et que le médecin qui l'a examiné à sa levée d'écrou a indiqué qu'il ne présente pas de contre-indication médicale somatique à son transfert en centre de rétention administrative, le requérant n'établit pas la réalité des troubles psychiatriques qu'il invoque. Dans ces conditions, les faits reprochés sont de nature à porter atteinte à l'ordre public.
4. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. M. E, célibataire, sans enfant, sans domicile fixe, indique résider en France depuis 5 ans, que 3 de ses frères sont présents sur le territoire ainsi qu'un oncle, que ses parents ainsi que trois autres frères sont demeurés en Afghanistan. Toutefois, alors qu'il a déclaré une adresse postale auprès de la Croix Rouge à Schiltigheim (67), indique avoir dormi dans la rue, être sans emploi, il n'établit pas entretenir des liens intenses et stables sur le territoire. Par ailleurs, s'il invoque aujourd'hui pour expliquer les incohérences de son comportement, les troubles psychiatriques dont il serait atteint, ceux-ci ne sont corroborés par aucune pièce du dossier. Il s'ensuit qu'il n'établit pas que l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8. Le moyen doit donc être écarté.
En ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire :
6. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré de ce que la décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
7. En second lieu, s'il soutient que son comportement ne constitue pas une atteinte à l'ordre public et ne pouvait fonder le refus de lui accorder un délai de départ volontaire, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 3 et alors que la circonstance qu'il a renoncé au bénéfice de la protection internationale ne suffit pas à caractériser l'existence de troubles psychiques, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi
8. En premier lieu, la décision contestée, qui vise les textes dont il a été fait application et notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, rappelle que le requérant a bénéficié sur sa demande, après instruction, du statut de réfugié accordé par l'OFPRA par décision du 29 avril 2022 mais a expressément renoncé au bénéfice de la protection ainsi accordée et qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales Par suite, la décision contestée est suffisamment motivée et le moyen doit être écarté.
9. En deuxième lieu, le requérant soutient dans le cadre de la présente instance qu'en cas de retour en Afghanistan il devra obligatoirement passer par Kaboul où règne une situation de violence aveugle et de haute intensité résultant d'un conflit armé interne et que, compte tenu du temps passé en Europe il risque d'être regardé comme trop occidentalisé par le régime taliban ce qui lui fait encourir des risques contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois,
M. E a volontairement renoncé à son statut de réfugié et lors d'un entretien avec les services de la préfecture du Calvados, le 10 juillet 2024, a indiqué ne plus vouloir rester en Europe et vouloir retourner en Afghanistan. De plus, il ne produit aucun élément de nature à établir l'existence d'un risque personnel caractérisé, alors qu'il n'a vocation qu'à transiter par Kaboul pour rejoindre la région de Baghlan d'où il est originaire. En conséquence, le moyen doit être écarté.
10. En troisième lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré de ce que la décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français
11. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision refusant un délai de départ volontaire ne sont pas entachées des illégalités alléguées, le moyen tiré de ce que l'interdiction de retour sur le territoire français serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions doit être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
13. M. E réside en France depuis cinq ans à la date de la décision contestée.
Il n'avait pas fait l'objet d'une mesure d'éloignement avant l'intervention de cette décision le
22 juillet 2024. Toutefois, au regard des condamnations prononcées, lesquelles concernent des menaces de mort et des violences dirigées contre des personnes détentrices de l'autorité, et alors que le requérant, célibataire sans enfant, ne justifie pas de l'intensité de ses relations avec ses frères et son oncle présents sur le territoire- nonobstant les témoignages signés pour les besoins de la présente instance -, le préfet du Calvados a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, fixer à cinq ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. E.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. E tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 juillet 2024 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D H E et au préfet du Calvados.
Copie en sera adressée à Me Licoine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 août 2024.
La magistrate désignée,
Hélène G
Le greffier,
Sébastien BIRCKEL
La République mande et ordonne au préfet du Calvados, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026