vendredi 2 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2403157 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TOURNIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 juillet 2024, M. A G, représenté par Me Tournier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 juillet 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder à l'effacement de son signalement au système d'information Schengen.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en ce qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation en ce qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
S'agissant de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'annulation de la décision portant interdiction de retour doit entraîner l'effacement de du signalement aux fins de non-admission dans le système informatique Schengen.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er août 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un arrêté du 25 juillet 2024, le préfet de la Haute-Vienne a prononcé le placement de M. G en rétention administrative.
Par une ordonnance du 29 juillet 2024, le juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire d'Orléans a prolongé la rétention de M. G pour une durée de vingt-six jours.
Par une ordonnance du 31 juillet 2024, le premier président de la Cour d'appel d'Orléans a confirmé la prolongation de la rétention de M. G.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges relevant des procédures prévues au titre II du livre IX du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Tournier, représentant M. G, qui, après avoir sollicité l'aide juridictionnelle à titre provisoire, persiste dans ses conclusions et moyens, et soulève les moyens nouveaux suivants :
o la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait le principe de la présomption d'innocence ;
o en ne justifiant pas d'une habilitation pour la consultation du fichier du traitement des antécédents judiciaires, le préfet de la Haute-Vienne a entaché la décision portant obligation de quitter le territoire français d'un vice de procédure
- et les observations de M. G, assisté de M. B, interprète.
La clôture de l'instruction a été prononcée à 14 h 20.
Considérant ce qui suit :
1. M. G, ressortissant algérien né le 13 octobre 2004 est, selon ses déclarations, entré en France au cours de l'année 2019. Il a été interpellé par les services de police le 24 juillet 2024. Par un arrêté du 25 juillet 2024, le préfet de la Haute-Vienne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par un second arrêté du même jour, le préfet de la Haute-Vienne a ordonné son placement en rétention. M. G demande l'annulation de ce premier arrêté.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre M. G à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, M. D E, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne et signataire de la décision attaquée, bénéficie d'une délégation de signature du préfet de ce département en date du 14 février 2024, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 87-2024-029 du 15 février 2024, à l'effet de signer " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait.
5. En deuxième lieu, l'arrêté comporte l'énoncé des circonstances de faits et de droit qui en constitue le fondement, notamment les conditions d'entrée et de séjour de M. G en France. La décision portant obligation de quitter le territoire français est, par suite, suffisamment motivée, conformément aux exigences de l'article L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
6. En troisième lieu, l'erreur alléguée qu'aurait commise le préfet en relevant à tort qu'il serait marié et père d'un enfant en Algérie, laquelle résulte au surplus des propres déclarations de l'intéressé durant son audition en garde à vue, avant qu'il ne change son récit, n'a, dans les circonstances de l'espèce, pas d'incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué, lequel n'est pas fondé en droit sur un tel motif. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit donc être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales () ".
8. A l'appui de sa requête, M. G fait valoir qu'il a été pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance à son entrée en France en 2019, a bénéficié d'un accompagnement en tant que jeune majeur entre le 14 octobre 2022 et le 15 juillet 2023, est en concubinage avec une ressortissante française et travaille dans le secteur du bâtiment. Il produit à cet effet deux attestations de Mme F, sa concubine, une carte scolaire non datée et un courrier du président du Conseil départemental de la Haute-Vienne attestant de sa prise en charge en tant que jeune majeur.
9. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. G est entré en France relativement récemment, qu'il est célibataire et sans charge de famille et qu'il dispose d'attaches en Algérie pays dans lequel il a résidé jusqu'à l'âge de 15 ans et où est présente toute sa famille. En outre, la situation de concubinage dont il se prévaut, au demeurant insuffisamment établie par les seules attestations de sa compagne, remonterait au 7 février 2024 soit une date très récente. Par ailleurs, le requérant ne produit aucun élément de nature à démontrer son insertion en France, notamment professionnelle. Il ressort au contraire des pièces du dossier que l'intéressé a été interpellé par les services de police à dix reprises depuis son entrée en France, essentiellement pour des faits de vol et de consommation ou détention de stupéfiants, qu'il a reconnu les faits de vol d'un maillot de bain dans un magasin, qui lui étaient imputés, au cours de son audition du 24 juillet 2024 et qu'il a cherché à dissimuler son identité au cours de ces différentes interpellations, manifestant ainsi une absence de volonté d'intégration. Dans ces conditions, eu égard aux conditions d'entrée et de séjour de l'intéressé en France, au caractère récent de sa vie familiale, à la supposer établie, et à son absence d'intégration professionnelle, la mesure d'éloignement ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquels elle a été édictée.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
11. En l'espèce, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que la mesure d'éloignement est fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non sur le 5° de ce même article. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public qu'il représenterait doit donc être écarté.
12. En sixième lieu, pour les mêmes raisons que celles exposées au point précédent, les moyens tirés de la méconnaissance du principe de la présomption d'innocence et de l'absence d'habilitation pour la consultation du fichier du traitement des antécédents judiciaires, dirigés à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, faute de bénéficier d'une délégation de signature, doit être écarté.
14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Dès lors, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.
15. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, faute de bénéficier d'une délégation de signature, doit être écarté.
17. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Dès lors, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.
18. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes ".
19. Pour refuser d'accorder à M. G un délai de départ volontaire, le préfet s'est fondé, d'une part, sur la menace à l'ordre public qu'il représenterait au titre du 1° de l'article L. 612-2 précité et, d'autre part, sur l'existence d'un risque de soustraction à la mesure d'éloignement pris à son encontre sur le fondement du 3° de l'article L. 612-2 et des 1°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 précité.
20. En l'espèce, à supposer même que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation en considérant le comportement de M. G comme une menace pour l'ordre public, le requérant ne conteste pas l'existence du risque de soustraction à la mesure d'éloignement qui lui a été opposé. Dès lors, la décision demeure en tout état de cause légalement fondée sur le 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
21. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.
22. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et refus d'accorder un délai de départ volontaire ne sont pas entachées d'illégalité. Dès lors, le moyen doit être écarté.
23. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
24. En l'espèce, d'une part, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire n'est pas entachée d'illégalité. Il s'ensuit que, alors que l'intéressé ne fait avoir aucune circonstance humanitaire, le préfet pouvait, sans commettre d'erreur d'appréciation, prendre à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. D'autre part, compte tenu des conditions d'entrée et de séjour en France de M. G et de son absence d'attaches stables et intenses en France telles qu'exposées au point 9 du présent jugement, et alors même qu'il ne constituerait pas nécessairement une menace pour l'ordre public et qu'il n'aurait pas de femme et enfant en Algérie, la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français ne présente pas un caractère disproportionné. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit donc être écarté.
25. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions d'annulation de M. G doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions accessoires présentées à fins d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : M. G est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A G et au préfet de la Haute-Vienne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 août 2024.
Le magistrat désigné,
Paul C
La greffière,
Nathalie ARCHENAULT
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026