LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2403313

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403313

mardi 27 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2403313
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantWEINKOPF

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. D visant à suspendre l'arrêté du maire de Châtillon-sur-Loire ordonnant la fermeture au public de ses deux gîtes. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment retenu que l'ensemble immobilier constituait un établissement recevant du public (ERP) soumis au règlement de sécurité du 25 juin 1980 et que la mesure de fermeture, fondée sur le code de la construction et de l'habitation, était proportionnée aux risques d'incendie constatés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 août 2024, M. A D, représenté par Me Weinkopf, avocate, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) à titre principal, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 2 juillet 2024 en tant que par ledit arrêté, le maire de Châtillon-sur-Loire a ordonné la fermeture au public des deux gîtes du Domaine de Dames situés au 12 et 14 place Georges Clémenceau ;

2°) à titre subsidiaire, d'une part, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 2 juillet 2024 en ce qu'il n'autorise pas la limitation du nombre de public accueilli à quinze personnes par gîte et d'autre part, d'enjoindre au maire de Châtillon-sur-Loire de procéder au réexamen de la situation de l'établissement et d'autoriser, dans un délai de cinq jours à compter de l'ordonnance à intervenir, l'ouverture au public en fixant une limitation du nombre de personnes accueillies à quinze par gîte ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Châtillon-sur-Loire la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que la décision contestée prive le requérant d'une part substantielle de ses revenus mensuels ;

- la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux concernant la légalité de la décision contestée est remplie dès lors que :

* il n'est pas établi que son signataire disposait d'une délégation de signature ou de compétence valable et régulièrement publiée ;

* l'avis de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité ne lui a pas été communiqué ;

* il n'est pas établi que l'avis ait été rendu par une commission dûment composée ;

* la fermeture a été prononcée sans mise en demeure préalable, ni délai pour exécuter d'éventuels travaux ou documents ;

* le requérant a été privé de la possibilité de présenter préalablement à la décision contestée des observations le privant ainsi de la garantie du contradictoire en méconnaissance des dispositions de l'alinéa 1 de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

* la décision contestée est insuffisamment motivée ;

* elle est entachée d'incompétence négative ou, à défaut, d'un défaut d'examen sérieux du dossier ;

* la propriété du requérant comprend plusieurs espaces indépendants et loués individuellement et la capacité maximale de chacun des gîtes est inférieure à quinze personnes dès lors les prescriptions du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public motivant la décision contestée ne lui sont pas applicables ;

* la décision contestée est entachée d'erreur de fait et d'appréciation ;

* elle est disproportionnée.

Par un mémoire enregistré le 13 août 2024, la commune de Châtillon-sur-Loire conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant du versement de la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 ainsi que des entiers dépens.

Elle soutient que :

- le signataire de l'arrêté contesté a reçu régulièrement délégation de signature de la part du maire de Châtillon-sur-Loire aux termes d'un arrêté du 27 mai 2020 ;

- M. D a été rendu destinataire de l'avis de la commission de sécurité qui lui a été adressé par lettre recommandée avec accusé de réception le 23 juillet 2024 ;

- compte tenu de la situation d'urgence résultant de la gravité des manquements constatés, le maire pouvait prendre la décision sans avoir à mettre à même le requérant de présenter des observations préalables et au surplus, celui-ci, présent lors de la visite de la commission de sécurité, n'a pas été empêché de présenter des observations ;

- la décision est suffisamment motivée ;

- l'ensemble immobilier concerné constitue un bloc unique susceptible d'accueillir simultanément plus de quinze personnes, il est dès lors soumis à la règlementation concernant les établissements recevant du public ;

- le requérant sollicite du juge des référés une mesure d'administration qui ne relève pas de ses attributions et contreviendrait à la réglementation existante ;

- la simple lecture du rapport de la commission de sécurité et les constatations effectuées au cours de la visite du 2 juillet 2024 suffisent à démontrer le danger susceptible d'être encouru ;

- la mesure contestée est exactement proportionnée aux risques encourus.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête au fond, enregistrée le 5 août 2024 sous le numéro 2403312, présentée par M. D.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le décret n° 95-260 du 8 mars 1995 ;

- l'arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 23 août 2024 à 10 heures 30 :

- le rapport de M. C,

- les observations de Me Weinkopf, représentant M. D, qui persiste dans ses conclusions par les mêmes moyens,

- et les observations de MM. Chaminade et Galfano, représentants la commune qui persiste dans leurs conclusions par les mêmes moyens en insistant notamment sur le fait que les deux gîtes considérés constituent un ensemble immobilier unique relevant de la législation relative aux établissements recevant du public et en soulevant un nouveau moyen tiré du défaut d'urgence.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D est propriétaire d'un ensemble immobilier situé 12 et 14 place Georges Clémenceau à Châtillon-sur-Loire (Loiret) comprenant deux gîtes ainsi qu'un bar. Les lieux ont fait l'objet d'une visite de la commission de sécurité de l'arrondissement de Montargis laquelle, après avoir considéré qu'il s'agissait d'un bâtiment recevant du public de 5ème catégorie du type PE n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration au titre de la réglementation relative aux établissements recevant du public avant son ouverture, a énoncé des prescriptions et émis un avis défavorable à l'ouverture de l'établissement au public. Par l'arrêté contesté du 2 juillet 2024, le maire de Châtillon-sur-Loire a ordonné la fermeture au public du Bar Carré de Dames ainsi que des deux gîtes du Domaine Carré de Dames et invité M. D à effectuer toutes démarches administratives l'autorisant à accueillir du public dans les locaux litigieux.

Sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. D'une part, aucun des moyens invoqués par M. D, tels qu'énoncés dans les visas de la présente ordonnance, ne paraît, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 2 juillet 2024 par lequel le maire de Châtillon-sur-Loire a prononcé la fermeture immédiate au public des gîtes situés 12 et 14 place Georges Clémenceau.

4. D'autre part, M. D en sollicitant du juge des référés, à titre subsidiaire, qu'il suspende l'arrêté litigieux en tant qu'il ne limite pas l'accès aux gites en cause à un public de moins de quinze personnes, doit être regardé comme sollicitant du juge des référés qu'il procède à l'aménagement de la décision litigieuse en autorisant l'ouverture des gîtes en question sous la condition qu'il y ait moins de quinze personnes. De telles conclusions sont insusceptibles de prospérer devant le juge des référés qui, en application des dispositions de l'article L. 511-1 du code de justice administrative, ne peut ordonner que des mesures provisoires et ne peut se substituer à l'administration, il convient dès lors de les rejeter comme irrecevables.

5. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition tenant à l'urgence, que les conclusions à fin de suspension présentées par M. D doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.

Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :

6. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Châtillon-sur-Loire, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. D au titre des frais exposés. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la commune de Châtillon-sur-Loire.

7. D'autre part, la présente instance ne comportant aucun dépens, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par la commune de Châtillon-sur-Loire tendant à la condamnation de M. D aux entiers dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Châtillon-sur-Loire au titre des frais de l'instance sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D et au maire de la commune de Châtillon-sur-Loire.

Fait à Orléans, le 27 août 2024.

Le juge des référés,

B C

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions