mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2404333 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C+ |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | COHEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 14 octobre 2024 et le 23 octobre 2024, M. F A, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 octobre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa situation en lui délivrant dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans l'un ou l'autre des cas dans un délai d'un mois à compter de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant des moyens communs à l'arrêté :
- l'arrêté est entaché d'incompétence faute de justifier d'une délégation de signature ;
- il est entaché d'une insuffisance de motivation ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle.
S'agissant des moyens propres à l'obligation de quitter le territoire français :
- il peut bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile de sorte que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'illégalité ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- en se fondant uniquement sur les propos rapportés par une plainte pour caractériser une menace à l'ordre public, le préfet a commis une erreur d'appréciation ;
- il méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant des moyens propres à l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il soutient les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions contestées dans le cadre des procédures visées au titre II du livre IX du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations de M. A lui-même, assisté par M. C, interprète en langue peuhle.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience à 10 h 45.
Considérant ce qui suit :
1. M. F A, ressortissant sénégalais, né le 3 novembre 1984, est, selon ses déclarations, entré irrégulièrement en France en 2016. Il a fait l'objet d'un refus de séjour assorti d'une mesure d'éloignement le 9 juillet 2021. Il a été interpellé le 10 octobre 2024 et placé en garde à vue pour des faits de viol. Par arrêté du 12 octobre 2024, le préfet de la Seine-Maritime lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a assorti cette décision d'une interdiction de retour. Par arrêté du même jour, le préfet de la Seine-Maritime a ordonné son placement en rétention administrative. Par une ordonnance du 17 octobre 2024, le tribunal judiciaire d'Orléans a rejeté la requête du préfet de la Seine-Maritime aux fins de prolongation de la rétention et a ordonné l'assignation à résidence de M. A sur le fondement de l'article L. 731-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour un délai de 26 jours. M. A demande l'annulation de l'arrêté du 12 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français.
Sur la compétence du magistrat statuant seul :
2. D'une part, il résulte de la combinaison des dispositions des articles L. 614-2, L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que, lorsque l'étranger fait l'objet d'une assignation à résidence prise par l'autorité administrative en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-1 du même code, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et assignation à résidence ainsi que, le cas échéant, les décisions portant refus de séjour et interdiction de retour sur le territoire français les accompagnant, sont jugées selon la procédure de juge unique prévue à l'article L. 921-1, selon laquelle le tribunal est saisi dans un délai de 7 jours et doit statuer dans un délai indicatif de 15 jours.
3. D'autre part, il résulte des dispositions de l'article L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, lorsqu'un étranger a fait l'objet d'une mesure de placement en rétention administrative, le tribunal administratif est saisi, en cas de contestation de la mesure d'éloignement, dans un délai 48 heures et doit statuer dans un délai indicatif de 96 heures.
4. Il résulte en outre de l'article L. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que, lorsque l'étranger, qui a été initialement placé en rétention administrative, et qui a exercé un recours à l'encontre de la mesure d'éloignement, est finalement placé en assignation à résidence en cours d'instance par l'autorité administrative, sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la procédure contentieuse applicable à la contestation de l'obligation de quitter le territoire français est celle de l'article L. 921-3 de ce code qui prévoit que le juge unique statue dans un délai de 15 jours à compter de la notification de cette mesure.
5. Enfin, aux termes de l'article L. 743-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à l'assignation à résidence en tant qu'alternative à la rétention administrative : " Le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut ordonner l'assignation à résidence de l'étranger lorsque celui-ci dispose de garanties de représentation effectives ". En vertu de l'article L. 743-16 du même code, l'assignation à résidence judiciaire est soumise en partie au régime de l'assignation à résidence édictée par l'autorité administrative. Aucune disposition législative ou réglementaire ne renvoie cependant, pour le traitement contentieux des mesures d'éloignement d'un étranger placé en assignation à résidence judicaire, à la procédure contentieuse spécifique de l'article L. 921-1 ou de l'article L. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. Il résulte toutefois de l'économie générale des dispositions précitées, de l'intention poursuivie par le législateur, de la bonne administration de la justice s'attachant à la célérité du traitement contentieux des décisions pour lesquelles la perspective d'éloignement de l'étranger est considérée comme raisonnable, ainsi que de la nature de l'assignation à résidence ordonnée par le juge judiciaire, que la procédure de juge unique prévue à l'article L. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est également applicable à la contestation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, ainsi que le cas échéant des décisions portant refus de séjour, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français, dans le cas particulier où l'étranger, qui avait été initialement placé en rétention administrative, a fait l'objet d'un placement en assignation à résidence prononcé par le juge judiciaire sur le fondement de l'article L. 743-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, et en toute hypothèse, il n'appartient pas au juge administratif de statuer sur le bien-fondé de l'assignation à résidence ordonnée par le juge judicaire sur le fondement de ces dispositions.
7. Il ressort des pièces du dossier que, par une ordonnance du 17 octobre 2024, le tribunal judiciaire d'Orléans a rejeté la requête du préfet de la Seine-Maritime aux fins de prolongation de la rétention et a ordonné l'assignation à résidence de M. A sur le fondement de l'article L. 731-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour un délai de 26 jours. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le présent litige relève de la compétence du juge unique au titre de l'article L. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux quatre décisions :
8. En premier lieu, par arrêté du 18 avril 2023, régulièrement affiché et publié au recueil des administratifs le 21 avril 2023, M. Philippe Leraitre, secrétaire général pour les affaires régionales auprès du préfet de la région Normandie, et signataire de l'arrêté attaqué, a reçu délégation du préfet de la Seine-Maritime pour signer les actes relatifs à la police et au séjour des étrangers dans le cadre de sa permanence. Par suite, et alors qu'il n'est pas allégué que M. D n'aurait pas agi dans le cadre de sa permanence, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
9. En deuxième lieu, l'arrêté comporte l'énoncé des circonstances de fait et de droit, notamment les textes applicables et les conditions d'entrée et de séjour de M. A en France, qui en constituent le fondement. S'agissant plus particulièrement de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français, l'énoncé des circonstances de fait attestent que le préfet a bien pris en compte l'ensemble des critères énumérés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation dirigé à l'encontre des quatre décisions doit être écarté.
10. En troisième lieu, il ne résulte d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Seine-Maritime n'aurait pas procédé à un examen approfondi de la situation personnelle de M. A.
11. En quatrième lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation soulevé dans la requête introductive d'instance n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne les moyens propres à l'obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, si M. A soutient qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que ce motif n'a été opposé qu'au soutien des décisions portant refus d'accorder un délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français, l'obligation de quitter le territoire français étant quant à elle fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, motif qui n'est pas contesté par le requérant. Le moyen doit donc être écarté comme inopérant.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. Il ressort des pièces du dossier que M. A ne justifie pas d'une ancienneté de présence significative en France, qu'il est entré sur ce territoire de manière irrégulière, qu'il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement en 2021 à laquelle il n'a pas déféré et qu'il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans dans son pays d'origine où, ainsi que le fait valoir le préfet sans être contesté, résident encore ses parents, ses deux sœurs et son frère. Bien qu'il ait exercé plusieurs emplois au cours de l'année 2023 et 2024, cette circonstance ne suffit pas à caractériser une insertion particulière en France, le requérant ne maitrisant notamment pas la langue française. Si M. A fait également valoir être marié avec une compatriote, Mme E, titulaire d'une carte de résident, ce mariage, célébré le 16 mars 2024, s'avère trop récent pour établir la stabilité et l'intensité de leurs liens. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le handicap de Mme E, qui bénéficie à ce titre d'une carte mobilité inclusion, ferait obstacle à la reconstitution de la famille au Sénégal, pays dont le requérant et sa conjointe partagent la nationalité et où les enfants, respectivement âgés de deux ans et cinq mois pourront être scolarisés. Enfin, M. A ne justifie d'aucune attache autre que sa famille nucléaire qui, ainsi qu'il vient d'être dit, pourra se reconstituer au Sénégal.
15. Par suite, eu égard aux conditions d'entrée et de séjour en France de M. A, aux attaches dont il dispose dans son pays d'origine, et à la possibilité de reconstitution de la famille au Sénégal, l'arrêté attaqué ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquels il a été édicté.
16. En troisième lieu, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de l'arrêté attaqué sur sa situation personnelle doit être écarté.
17. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit () ".
18. En l'espèce, si M. A fait valoir qu'il avait droit à un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'arrêté attaqué ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale et qu'il ne justifie pas de circonstances exceptionnelles ou de motifs humanitaire qui pourraient justifier son admission au séjour. Par suite, et en tout état de cause, le moyen doit être écarté.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
19. Compte tenu de ce qui a été exposé précédemment, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte qui en sont l'accessoire. Il en est de même de celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F A et au préfet de la Seine-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 octobre 2024.
Le magistrat désigné
Paul B
La greffière,
Nathalie ARCHENAULT
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026