samedi 14 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2404684 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | FROUJY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, deux mémoires et des pièces, enregistrés les 1er novembre et 12 décembre 2024, Mme A B, assignée à résidence, représentée par Me Froujy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 août 2024 par lequel le préfet de Loir-et-Cher l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office ;
2°) d'annuler l'arrêté du " 2 décembre 2024 " par lequel le préfet de Loir-et-Cher l'a assignée à résidence ;
3°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étranger malade ou portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quarante-huit heures sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- les décisions en litige :
* sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation de l'intéressée ;
* sont entachées d'une une erreur de fait ;
* sont entachées d'une erreur de l'appréciation quant aux conséquences de cette décisions sur la situation personnelle de la requérante ;
* méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination sont illégales par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- les décisions portant assignation à résidence et obligation de pointage :
* sont illégales par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
* sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2024, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par Mme B n'est fondé.
Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle d'Orléans du 23 septembre 2024, l'aide juridictionnelle totale a été accordée à Mme B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative dans leur rédaction valable à compter du 15 juillet 2024.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Girard-Ratrenaharimanga.
Mme B et le préfet de Loir-et-Cher n'étaient ni présents ni représentés.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 11h41.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante marocaine, née le 31 décembre 1951 à Ahfir (Royaume du Maroc), est entrée en France le 31 mai 2019 munie d'un passeport revêtu d'un visa Schengen de type C valable du 13 mai 2019 au 15 juillet 2019. Le 2 septembre 2021, elle a sollicité son admission au séjour en raison de son état de santé ainsi que de sa vie privée et familiale pour laquelle un refus de séjour lui a été opposé le 13 juillet 2022. Elle a de nouveau sollicité son admission au séjour en raison de son état de santé le 8 janvier 2024. Par arrêté du 2 août 2024, le préfet de Loir-et-Cher a refusé le séjour à l'intéressée, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office. Par arrêté du 16 octobre 2024, la même autorité l'a assignée à résidence, modifié par l' arrêté du 2 décembre 2024notifié le 6 suivant. Mme B doit être considérée comme demandant au tribunal d'annuler ces arrêtés du 2 août 2024 et du 16 octobre 2024 tel que modifié par l'arrêté du 2 décembre 2024.
Sur l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, pour refuser le séjour à Mme B, le préfet de Loir-et-Cher a estimé que l'état de santé de l'intéressée nécessitait une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et qu'enfin son état de santé pouvait lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a été hospitalisée pour une amputation d'une partie d'un pied et une opération sur l'autre en raison de nécroses. Elle présente à l'appui de son moyen des documents médicaux nouveaux. Toutefois, les rendez-vous médicaux pour le 26 novembre 2024 sont sans incidence sur l'appréciation portée sur la gravité de la maladie ni sur la disponibilité du traitement au Royaume du Maroc. Le bulletin de situation émanant du centre hospitalier régional universitaire de Tours montrant que l'intéressée était le 11 novembre 2024 toujours hospitalisée depuis le 3 précédent n'apporte aucune mention du motif d'hospitalisation. Le compte-rendu de consultation du même établissement hospitalier du 26 novembre 2024 constate une cicatrisation " presque complètement acquise " avec une ablation des fils prévue le 6 novembre 2024 et que les " soins locaux sont à poursuivre jusqu'à cicatrisation complète " avec une consultation prévue deux semaines plus tard. Le certificat médical du Dr C du 25 novembre 2024 indique juste qu'elle ne peut encore marcher et n'induit aucune appréciation sur l'état de la maladie. Le compte-rendu d'hospitalisation du 9 octobre 2024 précise qu'elle " présente une lésion ulcéreuse du hallux gauche mal cicatrisée sans signe d'infection locale " et " est hospitalisée en chirurgie vasculaire pour une artériographie en intention de traiter avec une amputation de son hallux gauche " pour conclure en une " recanalisation de l'artère tibiale antérieure, amputation trans Pl de l'hallus gauche dans le cadre AOMI stade IV du membre inférieur gauche, suites favorables " et en la poursuite du " pansement tous les jours à domicile " sans qu'il soit possible de déterminer une évolution défavorable de l'état de santé de l'intéressée. Enfin, le certificat médical émanant du pôle " cœur thorax vaisseaux " du même établissement médical n'est pas daté et ne peut donc être pris en compte. Dans ces conditions, Mme B n'apporte pas d'éléments permettant de retenir un avis contraire à celui émis par le préfet de Loir-et-Cher. Par suite, l'autorité administrative n'a entachée sa décision contestée d'aucune erreur manifeste d'appréciation de l'état de santé de l'intéressée.
3. En deuxième lieu, si Mme B soutient que les décisions attaquées seraient entachées d'une erreur de fait, elle n'assortit ce moyen d'aucune précision de nature à permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
5. Mme B fait valoir que sa vie privée et familiale se trouve en France dès lors qu'elle s'y trouve depuis 2019 où elle est soignée et où elle vit avec sa fille et la famille de cette dernière et qu'elle n'a plus de famille dans son pays d'origine. Toutefois, si elle justifie habiter chez sa fille, cette seule circonstance est insuffisante pour justifier l'existence d'une vie privée et familiale établie en France alors que, si le décès de son époux ne peut être contesté, il ressort de ses propres déclarations dans son dossier de demande de titre de séjour qu'elle a encore dans son pays un fils et deux filles. Par ailleurs, si elle fait valoir que sa fille s'occupe d'elle, elle n'apporte aucun document en ce sens, Mme B, veuve, a vécu dans son pays d'origine au moins jusqu'à l'âge de 68 ans. Ainsi la requérante ne justifie pas, et compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, avoir en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Le préfet de Loir-et-Cher n'a davantage pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressée.
Sur spécifiquement la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale par " exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français " est inopérant dès lors qu'une décision administrative ne peut être illégale par rapport à elle-même. À supposer que le conseil de Mme B ait entendu soulever le moyen de l'exception d'illégalité au regard du refus de séjour, il y a lieu d'écarter ce moyen pour les motifs retenus des points 2, 3 et 5.
Sur spécifiquement la décision fixant le pays de destination :
7. Aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français (). ".
8. En premier lieu, il résulte de ce qui qui a été dit aux points 2, 3 et 5 que l'illégalité de la décision fixant le pays de destination par la voie de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écartée.
9. En second lieu, si le conseil de Mme B, en soulevant le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, a entendu en réalité soulever le moyen tiré de l'erreur d'appréciation (CE, 6 novembre 1987, n° 65590, A), ce moyen doit être écarté dès lors qu'elle ne fait état d'aucun risque en cas de retour dans son pays d'origine. À cet égard, si la circonstance qu'elle se retrouverait seule au Maroc alors que sa cellule familiale est en France comme invoquée dans ses écritures serait constitutive d'un risque, ainsi qu'il a été dit au point 5, si le décès de son époux ne peut être contesté, il ressort de ses propres déclarations dans son dossier de demande de titre de séjour qu'elle a encore dans son pays un fils et deux filles. Toutefois, si le moyen est le même que celui cité aux points 2 et 5, il y a lieu, à le supposer opérant, de l'écarter pour les mêmes motifs.
Sur les décisions portant assignation à résidence et obligation de pointage :
10. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; (). ". Aux termes de l'article R. 733-1 de ce code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside. ". Il résulte de ces dispositions que si une décision d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit comporter les modalités de contrôle permettant de s'assurer du respect de cette obligation et notamment préciser le service auquel l'étranger doit se présenter et la fréquence de ces présentations, ces modalités de contrôle sont divisibles de la mesure d'assignation elle-même (Conseil d'État, 11 décembre 2020, n° 438833, B).
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité des décisions portant assignation à résidence et obligation de pointage par voie de conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écarté.
12. En second lieu, il ressort des termes des décisions litigieuses que Mme B est assignée à résidence pour une durée de 45 jours dans le département de Loir-et-Cher où elle est autorisée à circuler, qu'elle ne peut quitter, sans autorisation, ce département, et qu'elle devra se présenter tous les mercredis, y compris les jours fériés, à 8 heures 30, au commissariat de Blois, et demeurer dans les locaux où elle réside les lundis, mardis, jeudis vendredis, samedis et dimanches, y compris les jours fériés, entre 6 et 9 heures soit trois heures consécutives sauf à justifier d'une difficulté particulière faisant obstacle au respect de cette sujétion. L'arrêté du 2 décembre 2024, cité par la requérante dans ses écrits, a supprimé les obligations de pointage initialement prévues et obligé l'intéressée à demeurer dans les locaux où elle réside tous les jours de la semaine, y compris les jours fériés, entre 6 et 9 heures, soit trois heures consécutives sauf à justifier d'une difficulté particulière faisant obstacle au respect de cette sujétion, afin de faire constater qu'elle respecte toujours la mesure d'assignation à résidence dont elle fait l'objet et préparer son départ. Elle fait valoir la disproportion dès lors que, âgée de 73 ans, il ne lui est pas possible de se déplacer une fois par semaine au commissariat qui se trouve à 53 minutes de son domicile, sa fille n'étant pas véhiculée, alors même que sa fille doit gérer le mercredi matin, les enfants encore petit. D'une part et toutefois, s'il est exact que, ainsi qu'il résulte de la consultation de sites publics sur le réseau Internet, le commissariat se trouve à 45 minutes de son domicile à pied et à 28 minutes en transport en commun ce qui peut s'avérer compliqué eu égard aux opérations chirurgicales subies, elle ne justifie aucunement l'impossibilité pour elle de se rendre aux convocations. D'autre part, ainsi qu'il vient d'être dit, l'arrêté du 2 décembre 2024 a mis fin à cette obligation de pointage au commissariat de Blois à compter du 6 décembre 2024. Dans ces conditions, la requérante ne démontre pas la disproportion des mesures prévues par les décisions contestées jusqu'au 5 décembre 2024, le moyen devenant au surplus inopérant à compter du 6 décembre 2024.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions, contenues dans l'arrêté du 2 août 2024, par lesquelles le préfet de Loir-et-Cher lui a refusé le séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office ainsi que l'arrêté du 16 octobre 2024 par lequel le préfet de Loir-et-Cher l'a assigné à résidence, notamment tel que modifié par l'arrêté du 2 décembre 2024. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
14. Toutefois, il appartiendra au préfet de Loir-et-Cher, éventuellement sous le contrôle du juge et compte tenu de ce qui vient d'être dit, le moment venu, d'apprécier si l'évolution de la situation personnelle et notamment médicale de Mme B est de nature à faire obstacle à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français (CE, 7 avril 2006, n° 274713, B).
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée sous la réserve précisée à la fin du point 14.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de Loir-et-Cher.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2024.
Le magistrat désigné,
Gaëtan GIRARD-RATRENAHARIMANGA
Le greffier,
Sébastien BIRCKEL
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026