mercredi 26 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2404822 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DEZALLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 novembre 2024 et le 18 novembre 2024, M. A D, retenu au centre de rétention administrative d'Olivet, et représenté par Me Dézallé, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 octobre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) à titre subsidiaire d'enjoindre le préfet de l'Oise de réduire la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de son conseil à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- les décisions litigieuses sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français, de la décision fixant le pays de destination et de l'interdiction de retour sur le territoire français :
* elles méconnaissent l'article 3 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur d'appréciation au regard de ces dispositions ;
- s'agissant de la décision fixant le pays de destination :
* elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- s'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
* elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de renvoi ;
La requête a été communiquée au préfet d'Eure-et-Loir , qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné Mme Bernard, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative dans leur rédaction valable à compter du 15 juillet 2024.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bernard ;
- et les observations de Me Dézallé, représentant M. D, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et ajoute, à titre subsidiaire, que la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée devra être réduite.
Le préfet d'Eure-et-Loir n'était ni présent ni représenté.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 10h14.
L'audience s'est tenue selon les modalités prévues au premier alinéa de l'article L. 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Un procès-verbal a été établi dans les conditions prévues au troisième alinéa de l'article L. 922-3 précité et à l'article R. 922-22 du même code.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant tunisien, né le 3 mai 1981, est entré irrégulièrement en France en août 2024 selon ses déclarations. Suite à un contrôle conduit par les services de gendarmerie, l'intéressé a fait l'objet d'un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir, du 13 octobre 2024, portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un arrêté du 14 février 2025, la même autorité l'a placé en rétention administrative en application de l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, placement prolongé par une ordonnance du juge de la chambre des libertés du tribunal judiciaire d'Orléans du 18 février 2025 confirmée par une ordonnance de la cour d'appel d'Orléans du 20 février 2025. M. D demande au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 15 février 2025.
Sur l'ensemble de l'arrêté attaqué :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par F C, sous-préfet de l'arrondissement de Dreux. Selon l'article 11 de l'arrêté du 19 juillet 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs, le préfet d'Eure-et-Loir, a donné délégation de signature à M. F C en cas d'empêchement de Mme Agnès Bonjean, secrétaire générale de la préfecture d'Eure-et-Loir et de M. E B, directeur de cabinet, à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions () pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " incluant ainsi les décisions attaquées. Par suite, alors qu'il n'est pas établi que Mme Agnès Bonjean et M. E B n'étaient pas en situation d'empêchement simultané, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
4. M. D fait valoir qu'il a rejoint la France en août 2024 pour retrouver son ex-femme et leur fille. Il se prévaut de la situation de son ex-épouse, ressortissante polonaise disposant d'une carte de séjour en tant que citoyenne de l'union européenne, avec laquelle il soutient s'être remis en couple depuis deux ans. Toutefois, l'attestation d'hébergement signée de son ex-épouse et postérieure à l'arrêté attaqué, la facture d'électricité au seul nom de celle-ci, les justificatifs de voyages pour des courts séjours de sa compagne et de sa fille en Tunisie en 2023, et les copies de messages électroniques ne sauraient suffire à attester que M. D a établi sa vie privée et familiale auprès de son ex-épouse en France. S'il se prévaut également de la présence de sa fille, il n'établit pas entretenir des liens réguliers avec elle, alors même que celle-ci est majeure. M. D ne se prévaut ni ne démontre aucun autre lien sur le territoire français et ne soutient pas ni ne démontre être dépourvu de liens dans son pays d'origine. La promesse d'embauche, non datée, qu'il produit, ne saurait par ailleurs suffire à attester d'une insertion professionnelle. Dans ces circonstances, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Le préfet d'Eure-et-Loir n'a davantage pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
Sur le moyen commun aux décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
5. Les décisions en litige du 13 octobre 2024 du préfet d'Eure-et-Loir mentionnent de façon suffisamment précise et non stéréotypée les motifs de droit et de fait qui constituent le fondement de chacune des décisions attaquées et notamment citent la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionnent des éléments de la situation personnelle de M. D et indiquent que les décisions prises ne contreviennent pas aux stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, il ne ressort ni des termes de cet arrêté, ni des autres pièces versées au dossier, que le préfet d'Eure-et-Loir n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation des décisions litigieuses et du défaut d'examen de sa situation personnelle doivent être écartés comme manquant en fait.
Sur le moyen commun aux décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français :
6. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est inopérant.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. M. D fait valoir qu'il a rejoint la France en août 2024 pour retrouver son ex-femme et leur fille. Il se prévaut de la situation de son ex-épouse, ressortissante polonaise disposant d'une carte de séjour en tant que citoyenne de l'union européenne, avec laquelle il soutient s'être remis en couple depuis deux ans. Toutefois, l'attestation d'hébergement signée de son ex-épouse et postérieure à l'arrêté attaqué, la facture d'électricité au seul nom de celle-ci, les justificatifs de voyages pour des courts séjours de sa compagne et de sa fille en Tunisie en 2023, et les copies de messages électroniques ne sauraient suffire à attester que M. D a établi sa vie privée et familiale auprès de son ex-épouse en France. S'il se prévaut également de la présence de sa fille, il n'établit pas entretenir des liens réguliers avec elle, alors même que celle-ci est majeure. M. D ne se prévaut ni ne démontre aucun autre lien sur le territoire français et ne soutient pas ni ne démontre être dépourvu de liens dans son pays d'origine. La promesse d'embauche, non datée, qu'il produit, ne saurait par ailleurs suffire à attester d'une insertion professionnelle. Dans ces circonstances, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Le préfet d'Eure-et-Loir n'a davantage pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
Sur la décision fixant le pays de destination :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
10. En deuxième lieu, selon l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
11. Si M. D soutient qu'il a été victime en Tunisie d'une agression par un groupe d'individus dans un but de lui soutirer le traitement qu'il suit pour des troubles psychiatriques, et que les autorités tunisiennes ne seraient pas à même de le protéger, il n'apporte aucun élément circonstancié permettant d'établir qu'il serait personnellement exposé à des risques actuels et graves de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Tunisie. Le moyen tiré de ce qu'en désignant le pays dont il a la nationalité comme pays de renvoi, le préfet d'Eure-et-Loir aurait méconnu l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écarté.
13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". L'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Enfin, selon l'article L. 613-2 de ce même code : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
14. Il résulte des dispositions précitées que l'autorité compétente doit, en cas de refus de délai de départ volontaire, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf circonstances humanitaires. La motivation de la durée de l'interdiction doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi. Il incombe ainsi à l'autorité compétente de faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe la durée de sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
15. Contrairement à ce que soutient M. D, la motivation de la décision attaquée, rappelée précédemment, en sus de la citation de l'article L. 612-10 précité, atteste de la prise en compte par l'autorité préfectorale, au vu de la situation de l'intéressé, des quatre critères énoncés. La décision est suffisamment motivée.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions, contenues dans l'arrêté du 13 octobre 2024, par lesquelles le préfet d'Eure-et-Loir l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet d'Eure-et-Loir.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 février 2025.
La magistrate désignée,
Pauline BERNARD
Le greffier,
Sébastien BIRCKEL
La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026