LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2405158

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2405158

mercredi 25 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2405158
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE
Avocat requérantCADET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a examiné la requête de M. A B contestant la perte de validité de son permis de conduire et plusieurs retraits de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 2 juin 2017, 17 décembre 2021 et 12 juillet 2023, les points ayant été restitués ou retirés du relevé. Pour les infractions des 26 septembre 2017, 6 janvier et 19 avril 2024, le tribunal a rejeté les conclusions, estimant que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes et que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 décembre 2024, M. A B, représenté par

Me Jonathan Cadet, demande au tribunal :

1) d'annuler la décision du 17 octobre 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur l'informe de la perte de validité de son permis de conduire et les décisions de retrait de points de son permis de conduire relatives aux infractions au code de la route commises les 2 juin et

26 septembre 2017, 4 mai 2019, 4 septembre et 17 décembre 2021, 2 mai et 12 juillet 2023 et

6 janvier et 19 avril 2024 ;

2) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés de son permis de conduire dans le délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir.

Il soutient que :

- la réalité des infractions n'est pas établie ;

- il n'a pas reçu l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la constatation des infractions.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2025, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 17 octobre 2024 et des décisions de retrait de points relatives aux infractions commises les 2 juin 2017, 17 décembre 2021 et 12 juillet 2023 et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il soutient que :

- les mentions relatives à l'infraction du 12 juillet 2023 ne figurent plus sur le relevé d'information intégral du requérant ;

- les points retirés à la suite des infractions des 2 juin 2017 et 17 décembre 2021 ont été restitués au requérant ;

- le permis de conduire du requérant est doté de huit points ;

- les moyens du requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

Sur l'étendue du litige :

1. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du requérant, extrait du système national des permis de conduire, que les trois points retirés du permis de conduire suite à l'infraction commise le 12 juillet 2023 ne sont plus mentionnés sur le relevé d'information intégral et que le permis de conduire du requérant est doté de huit points. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la décision de retrait de points relative à l'infraction du 12 juillet 2023 et de la décision du 17 octobre 2024 du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire sont devenues sans objet ainsi que les conclusions tendant à la restitution des points retirés à raison de l'infraction du 12 juillet 2023.

Sur les conclusions relatives aux décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 2 juin 2017, 4 mai 2019, 4 septembre 2021, 17 décembre 2021 et 2 mai 2023 :

2. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du requérant, que les points retirés du permis de conduire du requérant à la suite des infractions au code de la route commises les 2 juin 2017, 4 mai 2019, 4 septembre 2021, 17 décembre 2021 et 2 mai 2023 ont été restitués au requérant antérieurement à l'introduction de la requête. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de points relatives à ces cinq infractions sont dépourvues d'objet et, dès lors, irrecevables ainsi que les conclusions tendant à la restitution des points.

Sur les conclusions relatives aux décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 26 septembre 2017 et 6 janvier et 19 avril 2024 :

S'agissant de la réalité des infractions :

3. Il résulte de l'ensemble des dispositions des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, soit la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les trente jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

4. En l'espèce, il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral du requérant, que le requérant a payé l'amende forfaitaire due à raison de l'infraction du 19 avril 2024 et que des titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée ont été émis pour les infractions commises les 26 septembre 2017 et 6 janvier 2024. Le requérant ne produit aucun élément de nature à remettre en cause les mentions du relevé d'information intégral et, notamment, qu'il aurait formulé une requête en exonération ayant entraîné l'annulation des titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée. Par suite, la réalité des trois infractions est établie au sens de l'article L. 223-1 du code de la route.

S'agissant de la délivrance de l'information préalable :

5. La délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une condamnation pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.

6. En premier lieu, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale ou l'amende forfaitaire majorée prévue à l'article 529-2 du même code au titre d'une infraction au code de la route constatée par un procès-verbal électronique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention ou l'avis d'amende forfaitaire majorée. Eu égard aux mentions dont ces avis doivent être revêtus, la même constatation conduit à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises en vertu des dispositions précitées, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, le requérant a payé l'amende forfaitaire due à raison de l'infraction commise le 19 avril 2024. Le requérant ne produit aucun élément de nature à remettre en cause les mentions du relevé d'information intégral et n'établit pas, ni même n'allègue, avoir été destinataire d'un avis de contravention inexact ou incomplet. Par suite, le retrait de deux points relatif à cette infraction est intervenu selon une procédure régulière.

7. En deuxième lieu, le ministre de l'intérieur produit le procès-verbal d'infraction établi lors de la constatation de l'infraction du 6 janvier 2024, signé par le contrevenant, qui mentionne l'ensemble des informations exigées par les dispositions rappelées au point 5. Par suite, le retrait de trois points opéré à raison de cette infraction est intervenu selon une procédure régulière.

8. Enfin, le ministre de l'intérieur produit le procès-verbal d'infraction établi lors de la constatation de l'infraction du 26 septembre 2017 qui mentionne la nature de l'infraction et un retrait de trois points mais pas les autres informations exigées par les dispositions rappelées au point 5. Par ailleurs, le procès-verbal n'est pas signé du contrevenant. La délivrance de l'information ne saurait résulter de la seule circonstance qu'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée a été émis à raison de ces infractions et qu'un avis d'amende forfaitaire majorée a été adressé à l'intéressé dès lors que l'administration n'établit pas que le contrevenant a reçu ces documents ou qu'il aurait payé les amendes forfaitaires majorées correspondantes. Si la seule circonstance que l'intéressé n'a pas été informé, lors de la constatation de ces infractions, de l'existence d'un traitement automatisé des points et de la possibilité d'y accéder n'entache pas d'illégalité la décision de retrait de points correspondante s'il ressort des pièces du dossier que ces éléments ont été portés à sa connaissance à l'occasion d'infractions antérieures suffisamment récentes, il n'en va pas de même pour l'information portant sur la qualification de l'infraction qui permet au contrevenant de savoir si l'infraction va ou non entraîner un retrait de points et lui permettre, le cas échéant, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis de conduire et de contester l'infraction devant le juge pénal. Dans ces conditions, le ministre ne peut être regardé comme apportant la preuve du respect des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il suit de là que le retrait de trois points opéré à raison de cette infraction est intervenu selon une procédure irrégulière.

9. Il résulte de ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision de retrait de trois points relative à l'infraction commise le

26 septembre 2017.

Sur les conclusions en injonction :

10. Le présent jugement implique nécessairement que le ministre de l'intérieur restitue au requérant les trois points retirés de son permis de conduire à raison de l'infraction commise le 26 septembre 2017 dans la limite de douze points. Il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder à cette restitution dans le délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation de la décision de retrait de points relative à l'infraction du 12 juillet 2023 et de la décision du 17 octobre 2024 du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire ainsi que sur les conclusions tendant à la restitution des points retirés à raison de l'infraction du 12 juillet 2023.

Article 2 : La décision de retrait de trois points du permis de conduire de M. B relative à l'infraction du 26 septembre 2017 est annulée.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer les trois points retirés du permis de conduire de M. B suite à l'infraction au code de la route commise le 26 septembre 2017 dans le délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juin 2025.

Le magistrat désigné,Le greffier,

Jean-Michel DELANDRE Laurent BOUSSIERES

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions