Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2405545
jeudi 22 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2405545 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET LESIMPLE COUTELIER & PIRES |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 décembre 2024, et un mémoire enregistré le 3 février 2025, la société Pôle Santé Léonard de Vinci, représentée par Me Simonneau, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 novembre 2024 par laquelle l'inspectrice du travail a rejeté sa demande d'autorisation de licenciement de Mme A B pour motif disciplinaire ;
2°) d'enjoindre à la délivrance de l'autorisation de licenciement de Mme A B ;
3°) de mettre à la charge de Mme A B la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 21 février 2025, Mme A B représentée par me Lesimple-Coutelier, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de la requérante la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 19 mai 2025, la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles conclut au non-lieu à statuer sur la requête au motif qu'elle a rendu une décision expresse en date du 24 avril 2025 annulant la décision de l'inspectrice du travail du 8 novembre 2024 et autorisant le licenciement de Mme B pour motif disciplinaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative: " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Il ressort des pièces du dossier que par décision du 24 avril 2025 la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles a annulé la décision de l'inspectrice du travail du 8 novembre 2024 et autorisant le licenciement de Mme B pour motif disciplinaire. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par la société Pôle Santé Léonard de Vinci ont perdu leur objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la société Pôle Santé Léonard de Vinci, et par Mme A B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par la société Pôle Santé Léonard de Vinci.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Pôle Santé Léonard de Vinci et par Mme A B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Pôle Santé Léonard de Vinci, à la ministre du travail de la santé, des familles et des solidarités et à Mme A B.
Copie en sera adressée à la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités.
Fait à Orléans, le 22 mai 2025.
La présidente de la 1ère chambre,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
La République mande et ordonne à la ministre du travail de la santé, des familles et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.