vendredi 24 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2500086 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | TOUBALE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2025, M. D B, représenté par Me Toubale, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 décembre 2024 par lequel la préfète du Loiret a prononcé son transfert aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'annuler l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel la préfète du Loiret l'a assigné à résidence ;
3°) d'enjoindre aux autorités préfectorales compétentes de faire droit à sa demande d'admission provisoire et d'accomplir les démarches nécessaires en vue de la saisine de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ;
4°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B soutient que :
- la décision portant transfert :
* est illégale en l'absence de la preuve d'une demande de " réadmission " ;
* est illégale en l'absence de la preuve de l'existence d'une décision des autorités portugaises ;
* est entachée d'un défaut d'examen :
* méconnaît les dispositions de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- la décision portant assignation à résidence est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant transfert.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2025, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE) n° 1560/2003 portant modalités d'application du règlement (CE) n° 343/2003 du Conseil établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande d'asile présentée dans l'un des États membres par un ressortissant d'un pays tiers, notamment modifié par le règlement d'exécution (UE) n° 118/2014 de la Commission du 30 janvier 2014 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ;
- le règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative dans leur rédaction valable à compter du 15 juillet 2024.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Girard-Ratrenaharimanga ;
- les observations de Me Toubale, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et soutient, en outre, à l'encontre de la décision portant transfert le défaut de base légale et la méconnaissance de l'article 5 du règlement dit " C A " ;
- et M. B.
La préfète du Loiret n'était ni présente, ni représentée.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 10h58.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant guinéen (République de Guinée), né le 21 février 2001 à Fria (République de Guinée), a déposé une demande d'asile et a été mis en possession de l'attestation correspondante le 15 mai 2024. À l'issue de la procédure de détermination de l'État membre responsable de cette demande d'asile, par les arrêtés susvisés des 4 et 5 décembre 2024, la préfète du Loiret a prononcé le transfert de M. B aux autorités portugaises et l'a assigné à résidence. M. B demande au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant transfert :
3. Aux termes de l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre État qu'elle entend requérir, en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, il est procédé à l'enregistrement de la demande selon les modalités prévues au chapitre I du titre II. / () Le présent article ne fait pas obstacle au droit souverain de l'État d'accorder l'asile à toute personne dont l'examen de la demande relève de la compétence d'un autre État. ". Selon l'article L. 572-1 de ce code : " Sous réserve du troisième alinéa de l'article L. 571-1, l'étranger dont l'examen de la demande d'asile relève de la responsabilité d'un autre État peut faire l'objet d'un transfert vers l'État responsable de cet examen. (). ".
4. En premier lieu, aux termes de l'article 7 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 susvisé, inséré au chapitre A relatif aux critères de détermination de l'État membre responsable, comprenant les articles 7 à 15 de ce règlement : " 1. Les critères de détermination de l'État membre responsable s'appliquent dans l'ordre dans lequel ils sont présentés dans le présent chapitre. La détermination de l'État membre responsable en application des critères énoncés dans le présent chapitre se fait sur la base de la situation qui existait au moment où le demandeur a introduit sa demande de protection internationale pour la première fois auprès d'un État membre (). ". Aux termes de l'article 12 de ce même règlement : " () 2. Si le demandeur est titulaire d'un visa en cours de validité, l'État membre qui l'a délivré est responsable de l'examen de la demande de protection internationale (). ".
5. M. B soutient l'illégalité de l'arrêté décidant son transfert en raison de " l'absence de preuve d'une demande de réadmission " en retenant le motif tiré de ce que " pour justifier sa décision de remise aux autorités portugaises, l'administration ne produit rien, pas même pas même le courrier ou le télex invitant celles-ci à se prononcer sur l'idée d'une reprise en charge ". Outre qu'il n'y a au dossier aucune décision de réadmission mais une décision de transfert, la préfète du Loiret produit la procédure de saisine des autorités portugaises. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En deuxième lieu, il résulte des dispositions des articles 23 et 25 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 susvisé et 15 du règlement n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 susvisé que la production de l'accusé de réception émis, dans le cadre du réseau " DubliNet ", par le point d'accès national de l'État requis lorsqu'il reçoit une demande présentée par les autorités françaises établit l'existence et la date de cette demande et permet, en conséquence, de déterminer le point de départ du délai de deux semaines au terme duquel la demande de reprise est tenue pour implicitement acceptée. Pour autant, la production de cet accusé de réception ne constitue pas le seul moyen d'établir que les conditions mises à la reprise en charge du demandeur étaient effectivement remplies. Il appartient au juge administratif, lorsque l'accusé de réception n'est pas produit, de se prononcer au vu de l'ensemble des éléments qui ont été versés au débat contradictoire devant lui, par exemple du rapprochement des dates de consultation du fichier Eurodac et de saisine du point d'accès national français ou des éléments figurant dans une confirmation explicite par l'État requis de son acceptation implicite de reprise en charge.
7. En l'espèce, la préfète du Loiret produit l'extrait du traitement automatisé de données à caractère personnel relatives aux étrangers sollicitant la délivrance d'un visa ou " Visabio " concernant M. B qui atteste que l'intéressé était bénéficiaire d'un visa Schengen de type C de court séjour délivré par les autorités portugaises valable du 19 avril au 7 juin 2024 en cours de validité à la date de l'introduction de sa demande d'asile en sorte que, en application des dispositions citées au point précédent de l'article 12 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, les autorités portugaises sont responsables de la demande d'asile de M. B. Il ressort des pièces du dossier que la demande de reprise en charge de M. B par les autorités portugaises produite par la préfète du Loiret, a été formée le 20 juin 2024 par le réseau de communication " DubliNet ", qui permet des échanges d'informations fiables entre les autorités des États membres de l'Union européenne qui traitent les demandes d'asile. La préfète du Loiret produit, pour en justifier, la copie d'un courrier électronique du même jour qui constitue la réponse automatique du point d'accès national français, document comportant la référence " 9930854177 ", qui correspond au numéro attribué à M. B par la préfecture. La production par l'administration de l'accusé de réception " DubliNet " suffit à établir que les autorités françaises ont saisi les autorités portugaises via le point d'accès français au réseau européen sécurisé " DubliNet ". Cette circonstance est de nature à présumer que la transmission de la requête est authentique et a fait courir le délai au terme duquel la République portugaise est réputée avoir donné son accord à la prise en charge de l'intéressé qui l'a au demeurant explicitement acceptée le 19 août 2024, accord produit au dossier. Le requérant ne se prévaut en l'espèce d'aucune circonstance de nature à renverser cette présomption. Ainsi, le moyen tiré de l'absence de preuve de l'acceptation des autorités portugaises doit être écarté.
8. En troisième lieu, si le formulaire de saisine des autorités portugaises se fonde sur " le paragraphe 2 ou 3 " de l'article 12 du règlement dit " C A ", cette circonstance est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué dès lors que les deux paragraphes précités concernent le cas où le visa est en cours de validité lors de l'introduction de la demande d'asile ce qui est le cas en l'espèce. Si la page 5 du même formulaire indique que les autorités portugaises sont responsables de l'examen de la demande d'asile de l'intéressé en application de l'article " 12-4 ", cette mention est relative au paragraphe 4 de l'article 12 du règlement dit " C A " qui est applicable au cas d'espèce puisqu'il prévoit que l'État qui a délivré le visa continue d'être responsable aussi longtemps que l'étranger n'a pas quitté le territoire des États membres ce qui n'est pas contesté. Cette disposition vient donc compléter celles du paragraphe 2 de l'article 12 citées au point 4. Par suite, l'arrêté attaqué n'est entaché d'aucun défaut de base légale.
9. En quatrième lieu, le paragraphe 5 de l'article 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 susvisé prévoit que l'entretien individuel est " mené par une personne qualifiée en vertu du droit national ". M. B soutient à l'audience que la mention que l'entretien aurait été réalisé par l'" agent n° 5 " ne permet pas de l'identifier.
10. S'il ne résulte ni des dispositions citées au point précédent ni d'aucun principe que devrait figurer sur le compte-rendu de l'entretien individuel la mention de l'identité de l'agent qui a mené l'entretien, il appartient à l'autorité administrative, en cas de contestation sur ce point, d'établir par tous moyens que l'entretien a bien, en application des dispositions précitées de l'article 5.5 du règlement du 26 juin 2013, été " mené par une personne qualifiée en vertu du droit national " (CE, 19 janvier 2024, n° 472681, C, décision éclairée par les conclusions librement disponibles sur le site internet Arianeweb).
11. En l'espèce, le compte-rendu de cet entretien porte la mention de la préfecture du Loiret, le sceau de la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture du Loiret qui est compétente en matière d'asile et la mention de l'" instructeur asile : agent n° 5 ". Ces mentions sont suffisantes pour présumer que l'agent qui a mené l'entretien était un agent de la préfecture et qualifié au sens des dispositions citées au point 9 en l'absence de tout élément contraire.
12. Enfin, aux termes de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 susvisé : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement (). ".
13. Si M. B soutient que la préfète n'a clairement pas tenu compte de ses craintes et, par suite, s'est abstenue d'user du pouvoir qu'elle tient de l'article 17 cité au point précédent, il ne précise aucunement lesdites craintes dont il ne fait également pas mention sur le compte-rendu de l'entretien prévu par les dispositions de l'article 5 du règlement dit " C A ". S'il indique avoir été maltraité alors qu'il était en République portugaise, il n'apporte également aucun élément à l'appui de ses dires. Dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, M. B ne peut se prévaloir d'aucun motif exceptionnel ou d'aucune circonstance humanitaire qui aurait justifié que la préfète du Loiret décide, à titre dérogatoire, d'examiner sa demande de protection internationale en application des dispositions précitées de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 susvisé. Dès lors, en prenant la mesure de transfert litigieuse, cette autorité administrative n'a pas méconnu les dispositions précitées. L'autorité administrative n'a davantage pas entaché sa décision d'aucun défaut d'examen de la situation de l'intéressé.
En ce qui concerne l'arrêté d'assignation à résidence :
14. Aux termes de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge peut être assigné à résidence par l'autorité administrative pour le temps strictement nécessaire à la détermination de l'État responsable de l'examen de sa demande d'asile. () ". Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant assignation à résidence par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant transfert ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 4 décembre 2024 par lequel la préfète du Loiret a prononcé son transfert aux autorités portugaises ainsi que celui du 5 décembre 2024 par lequel la préfète du Loiret l'a assigné à résidence. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et à la préfète du Loiret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2025.
Le magistrat désigné,
Gaëtan GIRARD-RATRENAHARIMANGA
Le greffier,
Sébastien BIRCKEL
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026