Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2500430

jeudi 6 février 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2500430
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantNOMENYO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite de la maire de Bouzy-la-Forêt de lui communiquer des documents relatifs à un syndicat. La requête a été jugée prématurée car, à la date de l'ordonnance, la Commission d'Accès aux Documents Administratifs (CADA) n'avait pas encore rendu l'avis préalable requis par le code des relations entre le public et l'administration. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2025, Mme A B, représentée par Me Komi Nomenyo, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la maire de la commune de Bouzy-la-Forêt (Loiret) a implicitement refusé de lui communiquer la copie des statuts et des procès-verbaux de constitution du bureau et des différentes commissions du syndicat " Région Force Ouvrière du Centre " pour la période allant des années 2017 à 2024 ;

2°) d'enjoindre à la maire de la commune de Bouzy-la-Forêt de lui communiquer la copie des statuts et des procès-verbaux de constitution du bureau et des différentes commissions du syndicat " Région Force Ouvrière du Centre " pour la période allant des années 2017 à 2024 ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Bouzy-la-Forêt la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requérante soutient que :

- elle a sollicité le 24 octobre 2024 auprès de la commune de Bouzy-la-Forêt la communication des documents en litige ;

- une décision de refus de communication lui a été implicitement opposée ;

- elle a saisi le 28 novembre 2024 la commission d'accès aux documents administratifs d'une demande d'avis, dont il a été accusé réception par courrier du 24 décembre 2024 ;

- la décision de refus de communication méconnaît les articles L. 2131-3 et R. 2131-3 du code du travail et les articles L. 300-2 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(). ".

2. Mme B a sollicité par courriel du 24 octobre 2024 auprès de la commune de Bouzy-la-Forêt la communication de la copie des statuts et des procès-verbaux de constitution du bureau et des différentes commissions du syndicat " Région Force Ouvrière du Centre " pour la période allant des années 2017 à 2024. Se prévalant d'une décision implicite de refus de communication de la maire de cette commune, l'intéressée a saisi le 28 novembre 2024 la commission d'accès aux documents administratifs d'une demande d'avis, dont il a été accusé réception par courrier du 24 décembre 2024. Du fait de l'absence d'avis formulé par la commission d'accès aux documents administratifs à la date de la présente ordonnance, la requête de Mme B présente un caractère prématuré et est donc irrecevable. Par suite, sa requête ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée à la commune de Bouzy-la-Forêt.

Fait à Orléans, le 6 février 2025.

Le président du tribunal,

B. GUÉVEL

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.