vendredi 9 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2501994 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ZEMMOURI |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2413422 du 23 avril 2025 enregistrée le même jour au greffe du tribunal administratif d'Orléans, le président du tribunal administratif de Nantes a transmis, en application des dispositions des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requête de M. C au tribunal administratif d'Orléans territorialement compétent pour en connaître en raison du placement en rétention administrative de l'intéressé au centre de rétention administrative d'Olivet par un arrêté du 22 avril 2025.
Par une requête enregistrée le 2 septembre 2024 et des mémoires enregistrés le 6 et le 7 mai 2025, M. B C représenté par Me Zemmouri, avocat, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 juin 2024 par lequel le préfet de la Sarthe a refusé de lui renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
3°) d'enjoindre au préfet, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et dans cette attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- cette décision est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation eu égard aux conséquences qu'elle emporte sur sa situation ;
- il ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'intérêt supérieur de son fils tel que garanti par l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :
- cette décision doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il n'a plus aucune attache dans son pays d'origine ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu de la situation d'instabilité et d'extrême violence que connaît Haïti.
Par un mémoire enregistré le 7 mai 2025, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.
Par un arrêté du 22 avril 2025, le préfet de la Sarthe a prononcé le placement de M. C au centre de rétention administrative d'Orléans.
Par une ordonnance du 27 avril 2025, la juge au tribunal judiciaire d'Orléans a prolongé la rétention de M. C pour une durée de vingt-six jours.
Par une ordonnance du 29 avril 2025, la juge placée auprès de la présidente de la cour d'appel d'Orléans déléguée à la cour d'appel d'Orléans pour y exercer les fonctions de conseillère à la chambre des urgences a confirmé l'ordonnance du tribunal judiciaire du 27 avril 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. E pour statuer sur les recours dont le jugement relève des articles L. 921-1 à L. 922-3 et R. 921-1 à R. 922-28 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, qui s'est tenue selon les modalités prévues au deuxième alinéa de l'article L. 922-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les procès-verbaux prévus par le troisième alinéa de cet article ayant été dûment établis.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 mai 2025 à 10 heures 27 :
- le rapport de M. E,
- les observations de Me Zemmouri, représentant le requérant, qui persiste dans ses conclusions par les mêmes moyens et qui fait valoir en outre que la situation de M. C n'a pas fait l'objet d'un examen sérieux ;
- et les observations de M. C lui-même qui insiste sur sa nécessaire présence auprès de son fils.
En application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la clôture de l'instruction est intervenue après ces observations orales, à 10 heures 46.
Considérant ce qui suit :
1. Monsieur C, ressortissant haïtien né le 6 juin 1989, est, selon ses déclarations, entré sur le territoire français de manière irrégulière en septembre 2002. Le 2 mai 2011, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Il s'est vu délivrer un titre de séjour valable du 27 juillet 2011 au 26 juillet 2012, renouvelé jusqu'au 2 août 2017. Le 13 décembre 2017, il s'est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable du 21 novembre 2017 au 20 novembre 2019, renouvelée jusqu'au 20 novembre 2023. Le 26 septembre 2023, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Le 30 janvier 2024, la commission du titre de séjour a émis un avis défavorable à la demande de renouvellement de titre de séjour de M. C. Par l'arrêté attaqué du 10 juin 2024, le préfet de la Sarthe lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement. A la suite de son interpellation le 21 avril 2025 et à l'issue de sa garde à vue, une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans a été édictée à son encontre par un arrêté du 22 avril 2025 du préfet de la Sarthe et il a été placé en rétention au centre de rétention administrative d'Olivet par un arrêté du même jour.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Il y a lieu, en application des dispositions citées au point précédent, d'admettre M. C, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions de la requête :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, par un arrêté du 9 avril 2024 publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Sarthe a accordé à M. Zabouraeff, secrétaire général de la préfecture et signataire de la décision litigieuse, délégation à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Sarthe à l'exception des propositions à la Légion d'Honneur et à l'Ordre national du Mérite. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
5. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les textes dont le préfet de la Sarthe a fait application, notamment l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle rappelle les conditions de l'entrée et du séjour en France de l'intéressé et indique les considérations de fait propres à la situation de M. C, notamment s'agissant de sa situation personnelle et familiale, sur lesquelles le préfet, qui n'était pas tenu de rappeler de manière exhaustive l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, s'est fondé pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation en fait comme en droit de la décision attaquée doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des mentions de la décision attaquée que le préfet n'aurait pas, comme il y était tenu, procédé à un examen particulier de la situation de M. C.
7. En dernier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". D'autre part, aux termes de l'article L. 432-1 de ce code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". Enfin, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Le requérant soutient qu'il est entré sur le territoire français alors qu'il était mineur, se prévaut de la présence sur le territoire français de l'une de ses deux soeurs, dont il indique toutefois ne pas connaître l'adresse, et du fait qu'il est le père d'un jeune D né le 16 août 2021 de son union avec une ressortissante haïtienne titulaire d'une carte de séjour, Mme A. Toutefois, les documents qu'il produit ne sauraient suffire à caractériser l'intensité des liens du requérant sur le territoire français, ni établir le fait qu'il participerait à l'éducation et à l'entretien de son fils alors qu'il a été condamné pour des faits de violence commis au préjudice de la mère de cet enfant et en présence de ce dernier. S'il fait valoir qu'il réside chez Mme A et de ce fait participe à l'éducation et à l'entretien de son fils, il ne conteste pas avoir été condamné par le tribunal correctionnel du Mans le 2 mai 2023 à une peine de cinq mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans pour des fait de violence sans incapacité, en présence d'un mineur, par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et que par ce même jugement il lui a été fait interdiction d'entrer en relation avec Mme A et obligation de s'abstenir de paraître au domicile de cette dernière. Par ailleurs, s'il soutient que sa compagne attend un second enfant dont il serait le père, il n'apporte aucun élément probant au soutien de cette allégation. Enfin, si l'intéressé conteste le motif de menace à l'ordre public opposé par le préfet de la Sarthe à sa demande de renouvellement de titre de séjour, il ressort des pièces du dossier qu'il a fait l'objet, outre la condamnation dont il est fait état ci-dessus, d'une précédente condamnation, le 4 avril 2014, à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits commis le 29 janvier 2014 de violence suivie d'incapacité supérieure à huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et que son interpellation, le 21 avril 2025, fait suite à des faits de violence commis contre Mme A. S'il soutient que la menace à l'ordre public n'est pas établie, le préfet était fondé à tenir compte de la réitération des faits de violence. Par suite, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées doivent être écartés. Le préfet de la Sarthe n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède qu'il n'est pas démontré et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le refus de renouvellement de titre opposé à M. C serait illégal. Par suite, cette illégalité ne peut être invoquée, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
10. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Sarthe en lui faisant obligation de quitter le territoire français aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :
11. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. Il ressort des pièces du dossier que la situation que connaît Haïti se caractérise par un climat de violence généralisée, se traduisant notamment par des affrontements opposant des groupes criminels armés entre eux, et ces groupes à la police haïtienne et que cette violence atteint, à Port-au-Prince ainsi que, notamment, dans le département de l'Ouest, un niveau d'une intensité exceptionnelle, entraînant un grand nombre de victimes civiles. Dans ces conditions, M. C est fondé à soutenir que son éloignement vers Haïti l'exposerait à des traitements inhumains ou dégradants contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, M. C est fondé à soutenir que la décision fixant Haïti comme pays de destination de la masure d'éloignement dont il fait l'objet doit être annulée.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 10 juin 2024 par laquelle le préfet de la Sarthe a fixé Haïti comme pays de à destination duquel il pourra être éloigné. Pour le surplus, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetée ainsi que par voie de conséquence ses conclusions à fin d'injonction y afférentes.
En ce qui concerne les frais de l'instance :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La décision du 10 juin 2024 fixant le pays à destination duquel M. C sera éloigné est annulée en tant qu'elle fixe Haïti comme pays de destination de la mesure d'éloignement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Sarthe
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2025.
Le magistrat désigné,
Stéphane E
Le greffier,
Sébastien BIRCKEL
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026