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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2502792

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2502792

mercredi 18 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2502792
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantSELAS BOUZID AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 4 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté signé par une autorité habilitée et suffisamment motivé. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions en annulation et en injonction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 juin 2025 et des pièces complémentaires enregistrées les 6, 7 et 16 juin 2025, M. B C demande au président du tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 juin 2025 par lequel le préfet du Calvados lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de procéder à un nouvel examen de sa situation.

Le requérant soutient que :

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est signée d'une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;

- elle a été prise en violation de l'article 6, alinéa 1, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- elle méconnait son droit au respect de la vie privée et familiale ;

- elle est affectée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle est signée d'une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est signée d'une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnait son droit au respect de la vie privée et familiale ;

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est signée d'une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juin 2025, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier :

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

L'audience a été tenue dans les conditions prévues aux articles L. 922-3 et R. 922-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Ont été entendus au cours de l'audience :

- le rapport de M. Guével, président-rapporteur ;

- les observations de Me Bouzid pour M. C, assisté de M. A, interprète en langue arabe, qui confirme les conclusions de la requête par les mêmes moyens, en insistant cependant sur les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 6, alinéa 1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation ;

Le préfet du Calvados n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à 10h35.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant algérien né le 26 juillet 2000 à Oran, retenu au centre de rétention administrative d'Olivet (Loiret), demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 4 juin 2025 par lequel le préfet du Calvados lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans. Il assortit ses conclusions en annulation de conclusions à fins d'injonction.

Sur les conclusions en annulation :

En ce qui concerne les moyens communs :

2. L'arrêté du 4 juin 2025 est signé de Mme E D, cheffe du bureau de l'asile et de l'éloignement du service de l'immigration à la préfecture du Calvados, qui a reçu délégation par arrêté du 2 mai 2025 du préfet du Calvados, publié le 6 mai 2025 au recueil des actes administratifs de cette préfecture, à l'effet de signer, dans la limite des attributions du bureau asile et éloignement définies par l'arrêté n°14-2021-08-31-00001 du 30 août 2021 portant organisation des services de la préfecture du Calvados, notamment tous arrêtés et décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français, décisions refusant ou octroyant un délai de départ volontaire, désignation du pays de destination et interdictions de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen d'incompétence manque en fait et doit être écarté.

3. Les décisions contenues dans l'arrêté du 4 juin 2025 comportent les considérations de droit, en particulier les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elles font application, et de fait, relatives à la vie personnelle et familiale de M. C, qui en constituent le fondement au sens des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La décision distincte portant interdiction de retour sur le territoire français est suffisamment motivée à l'aune des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les décisions attaquées sont suffisamment motivées même si elles ne reprennent pas l'ensemble des éléments dont M. C entend se prévaloir, en particulier quant à sa situation personnelle et familiale. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la Charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".

5. Le droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des droits fondamentaux faisant partie intégrante de l'ordre juridique de l'Union européenne et consacrés par le paragraphe 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas où la décision faisant obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus d'admission au séjour, le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la mesure d'éloignement, ni de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision de refus d'admission au séjour et qu'en outre, il lui était loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux.

6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. C, qui a d'ailleurs fait l'objet de précédentes décisions d'obligation de quitter le territoire français prononcées à son encontre le 11 février 2021 et le 2 novembre 2023, a, lors de son audition de police le 4 juin 2025, été en mesure de formuler toutes observations utiles. Il doit ainsi être regardé comme parfaitement instruit de l'éventualité d'être éloigné à destination de son pays d'origine. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il a été privé de son droit à être entendu. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.

7. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " (). Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ; / (). ".

8. Si M. C allègue sans l'établir être entré en France en 2010 avec sa famille, il se prévaut d'avoir fait l'objet d'une mesure en assistance éducative du 14 octobre " 2013 " (sic) au 26 juillet 2018, d'avoir été scolarisé sur le territoire français et poursuivi des études en vue de l'obtention d'un CAP Vente au titre de l'année 2018/2019. Toutefois, tandis que le requérant a déclaré lors d'une audition de police le 2 novembre 2023 être entré en France en 2015 avec un ami et que certaines pièces du dossier indiquent une entrée en France en avril ou en mai 2017, il ne démontre pas résider en France depuis plus de quinze ans ni même de dix ans à la date de l'arrêté contesté. Dès lors, il n'établit pas qu'il devait se voir délivrer de plein droit un certificat de résidence algérien d'un an portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, il n'est pas fondé à se prévaloir, à l'encontre de la mesure d'éloignement dont il est l'objet, des stipulations de l'article 6, 1) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.

9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

10. Il ressort des pièces du dossier et des débats tenus à l'audience que M. C prouve résider en France depuis octobre 2013, avoir obtenu un certificat de résidence algérien valable du 8 novembre 2019 au 7 novembre 2020 et exercer une activité salariée depuis octobre 2024. Il soutient vivre depuis plusieurs années en concubinage avec une ressortissante française avec laquelle il a conçu un projet de mariage qui n'a pu avoir lieu. Toutefois, M. C, qui est sans charge de famille et ne justifie pas de liens anciens, stables et intenses en France, allègue sans l'établir être dépourvu d'attaches familiales en Algérie. En outre, il a fait l'objet le 11 février 2021 d'un refus de renouvellement de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français, ainsi que d'une autre obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre le 2 novembre 2023 à la suite d'une garde à vue pour des faits de recel de vol. Il a été placé en garde à vue le 3 juin 2025 pour infraction à la législation sur les stupéfiants et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

11. Pour les motifs exposés au point précédent, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :

12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () ; 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

13. Il ressort de l'arrêté du 4 juin 2025 du préfet du Calvados que, pour décider de ne pas accorder de délai de départ volontaire à M. C, obligé de quitter le territoire français, l'autorité préfectorale a estimé que l'intéressé s'est soustrait à l'exécution de deux précédentes mesures d'éloignement et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes à défaut de produire des documents d'identité ou de voyage en cours de validité et dès lors d'ailleurs qu'il s'est prévalu de la détention d'une carte d'identité et d'un permis de conduire italiens qui se sont avérés falsifiés. Pour ces motifs, la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. C n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

14. En l'absence d'illégalité établie de la décision portant obligation de quitter le territoire français, la décision portant refus de délai de départ volontaire n'est pas privée de base légale. Par suite, l'exception d'illégalité doit être écartée.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

15. Pour les motifs exposés au point 10 et en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

16. En l'absence d'illégalité établie de la décision portant obligation de quitter le territoire français, la décision distincte du même jour fixant le pays de destination n'est pas privée de base légale. Par suite, l'exception d'illégalité doit être écartée.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".

18. Dès lors que M. C ne s'est vu accorder aucun délai de départ volontaire, le préfet du Calvados a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation et en l'absence de circonstances humanitaires établies, décider de prononcer à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois années.

19. Pour les motifs exposés aux points 10 et 13 la décision portant interdiction de retour de M. C sur le territoire français pendant une durée de trois ans n'est affectée d'erreur d'appréciation ni dans son principe ni dans sa durée, ni davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle de l'intéressé.

20. En l'absence d'illégalité établie de la décision portant obligation de quitter le territoire français, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'est pas privée de base légale. Par suite, l'exception d'illégalité doit être écartée.

21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du 4 juin 2025 par lequel le préfet du Calvados lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fins d'injonction et d'astreinte.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet du Calvados.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2025.

Le président,

Benoist GUÉVELLe greffier,

Sébastien BIRCKEL

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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