Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2503230

mardi 9 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2503230
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant la délibération du jury du BTS « Gestion de la PME » qui l'avait déclaré refusé. Le requérant invoquait des circonstances personnelles exceptionnelles (rupture de contrat de travail) pour demander un réexamen bienveillant. Le juge a considéré ce moyen inopérant, rappelant qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation du jury sur la valeur d'un candidat, sauf erreur matérielle ou considérations étrangères à la seule valeur de la candidature. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 juin 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la délibération du jury d’examen du brevet de technicien supérieur « Gestion de la PME » au titre de l’année 2025 qui l’a déclaré refusé.

Il demande que sa candidature soit « réexaminée avec bienveillance » compte tenu des circonstances exceptionnelles liées à la rupture de son contrat de travail auxquelles il a dû faire face et des résultats néanmoins proches de la moyenne qu’il a obtenus.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé (…) ».

A l’appui de sa requête, M. B... se borne à indiquer qu’il a dû faire face à des circonstances exceptionnelles liées à la rupture de son contrat de travail qui l’ont empêché de mener ses travaux dans les meilleures conditions. Toutefois, un tel moyen est inopérant dès lors qu’il n’appartient pas au juge administratif de contrôler l’appréciation faite par le jury de la valeur et des performances d’un candidat, sauf en cas d’erreur matérielle ou si la décision du jury est fondée sur des considérations autres que la seule valeur de la candidature qui lui est soumise.

Ainsi, cette requête, qui n’a pas été utilement complétée ultérieurement, n’est assortie que de moyens inopérants, au sens des dispositions citées au point 1. Elle doit, pour ce motif, être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Orléans, le 9 septembre 2025.


Le président de la 2ème chambre,





Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au ministre chargé de l’enseignement supérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.