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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2503254

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2503254

mercredi 9 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2503254
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantVIEILLEMARINGE

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire refusant la délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante américaine. La requérante invoquait notamment l'urgence et plusieurs moyens de légalité, dont la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juin 2025, Mme A C B, représentée par Me Vieillemaringe, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 15 avril 2025 en tant que par cet arrêté le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'elle risque de perdre la prise en charge dont elle bénéficie et de se retrouver à la rue ;

- la décision attaquée n'a pas été prise par une autorité compétente, est entachée d'un défaut de motivation, n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle, est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Une pièce enregistrée le 7 juillet 2025 a été produite par le préfet d'Indre-et-Loire.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Gauthier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 juillet 2025 à 10h00 :

- le rapport de M. Gauthier, magistrat désigné ;

- et les observations de Me Vieillemaringe, représentant Mme B, en présence de celle-ci.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 10h14.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante américaine née le 21 décembre 2006, est entrée en France le 25 novembre 2020, muni d'un passeport américain. Elle demande au tribunal d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 15 avril 2025 en tant que par cet arrêté le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par Mme B, analysés ci-dessus, n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 15 avril 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C B et au préfet d'Indre-et-Loire.

Fait à Orléans, le 9 juillet 2024.

Le juge des référés,

Eric GAUTHIER

La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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