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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2504064

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2504064

jeudi 14 août 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2504064
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme A contestant le refus de dérogation à la carte scolaire pour l'inscription de leur enfant au collège Jean Moulin. Les requérants invoquaient uniquement la proximité de leur domicile avec l'établissement souhaité. Le juge a estimé que ce moyen n'était pas suffisamment précis pour démontrer une méconnaissance de l'ordre de priorité fixé par la circulaire ministérielle du 10 avril 2013, pris sur le fondement de l'article D. 211-11 du code de l'éducation. La requête a donc été rejetée comme manifestement non assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2025, M. B et Mme D A demandent au tribunal d'annuler la décision du 7 juillet 2025 par laquelle le directeur académique des services de l'éducation nationale d'Eure-et-Loir a rejeté leur demande de dérogation à la carte scolaire présentée pour l'inscription de leur enfant C au collège Jean Moulin de Chartres au titre de la rentrée scolaire de l'année 2025.

Ils soutiennent que le domicile familial est plus proche de ce collège que de celui auquel le secteur est rattaché.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article D. 211-11 du code de l'éducation : " Les collèges et les lycées accueillent les élèves résidant dans leur zone de desserte. / Le directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, détermine pour chaque rentrée scolaire l'effectif maximum d'élèves pouvant être accueillis dans chaque établissement en fonction des installations et des moyens dont il dispose. / Dans la limite des places restant disponibles après l'inscription des élèves résidant dans la zone normale de desserte d'un établissement, des élèves ne résidant pas dans cette zone peuvent y être inscrits sur l'autorisation du directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, dont relève cet établissement. / Lorsque les demandes de dérogation excèdent les possibilités d'accueil, l'ordre de priorité de celles-ci est arrêté par le directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, conformément aux procédures d'affectation en vigueur () " Il ne ressort pas des pièces du dossier que le directeur académique des services de l'éducation nationale d'Eure-et-Loir a déterminé un ordre de priorité particulier en application de ces dernières dispositions. Par suite, l'ordre des priorités résulte de la circulaire n° 2013-060 du 10 avril 2013 du ministre de l'éducation nationale, c'est-à-dire l'ordre de priorité décroissante suivant : " les élèves handicapés ; / les élèves bénéficiant d'une prise en charge médicale importante à proximité de l'établissement demandé ; / les boursiers sociaux ; / les élèves dont un frère ou une sœur est scolarisé(e) dans l'établissement souhaité ; / les élèves dont le domicile, en limite de zone de desserte, est proche de l'établissement souhaité ; / les élèves qui doivent suivre un parcours scolaire particulier ".

3. A l'appui de sa requête, M. et Mme A se bornent à indiquer que le domicile familial est plus proche du collège Jean Moulin que du collège Les petits sentiers auquel le secteur est rattaché. Toutefois, un tel moyen n'est manifestement pas assorti des précisions nécessaires dès lors que l'argument ainsi soulevé n'est pas à lui seul susceptible d'établir que la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'ordre de priorité mentionné au point précédent.

4. Ainsi, cette requête, qui n'a pas été utilement complétée ultérieurement, n'est assortie que d'un moyen manifestement non assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, au sens des dispositions citées au point 1. Elle doit, pour ce motif, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et Mme D A.

Copie en sera transmise, pour information, au recteur de l'académie d'Orléans-Tours.

Fait à Orléans, le 14 août 2025.

Le président de la 2ème chambre,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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