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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2504175

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2504175

jeudi 21 août 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2504175
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantLEVY

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. A... contestant le refus implicite du préfet de l'Eure d'abroger une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour, s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le requérant résidait à Évreux (Eure) à la date de la décision attaquée, relevant ainsi de la compétence du tribunal administratif de Rouen. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 août 2025, M. C... A..., représenté par Me Levy, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite née du silence gardé par le préfet de l’Eure sur sa demande, reçue le 28 mars 2025, tendant à l’abrogation de l’arrêté du 21 avril 2023 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout autre pays où il est légalement admissible et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;

2°) d’enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans le délai de quinze jours, à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif d’Orléans a donné délégation à Mme B..., vice-présidente, pour transmettre à la juridiction compétente, en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, les dossiers qui ne relèvent pas de la compétence du tribunal administratif d’Orléans.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

D’une part, aux termes de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu’une cour administrative d’appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu’il estime relever de la compétence d’une juridiction administrative autre que le Conseil d’Etat, son président, ou le magistrat qu’il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu’il estime compétente (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l’exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l’objet des décisions attaquées à la date desdites décisions (…) ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) Rouen : Eure (…) ».

Le litige soulevé par M. A... porte sur la contestation de la décision implicite née du silence gardé par le préfet de l’Eure sur sa demande, reçue le 28 mars 2025, tendant à l’abrogation de l’arrêté du 21 avril 2023 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout autre pays où il est légalement admissible et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans, lesquelles ont le caractère de mesures de police administrative. Il ressort des pièces du dossier qu’à la date de la décision attaquée, le lieu de résidence de M. A... se situe à Evreux, dans le département de l’Eure. Par suite, sa requête ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif d’Orléans, mais de celle du tribunal administratif de Rouen. Dès lors, il y a lieu, en application des dispositions précitées de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, de renvoyer le jugement de la requête visée ci-dessus à ce tribunal.


O R D O N N E :


Article 1er : Le dossier de la requête de M. A... est transmis au tribunal administratif de Rouen.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président du tribunal administratif de Rouen et à M. C... A....


Fait à Orléans, le 21 août 2025.


La présidente de la 4ème chambre,





Sophie B...

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