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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2504446

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2504446

vendredi 29 août 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2504446
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à Mme B A. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de recours en annulation préalable, condition nécessaire pour saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance applique les articles L. 522-3 et R. 522-1 du même code, sans examiner le fond de l'affaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 août 2025, Mme C B A demande au juge des référés :

1°) en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 20 août 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de lui accorder les conditions matérielles d'accueil ;

2°) d'ordonner à l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil dans l'attente de la décision de réexamen de sa situation au regard de l'asile.

Elle soutient que :

- l'urgence résulte de ce que la décision attaquée la place dans une situation de grande précarité ;

- l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée résulte de la méconnaissance de l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu de sa situation de vulnérabilité, dès lors qu'elle ne bénéficie pas d'un logement stable, qu'elle est sans soutien familial sur le territoire et que sa situation administrative fait obstacle à ce qu'elle bénéficie des autres formes d'aides.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " () / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Enfin, en application des dispositions de l'article R. 522-2 du code de justice administrative, les dispositions de l'article R. 612-1 de ce code, qui imposent au juge d'inviter l'auteur de conclusions entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours à les régulariser, ne sont pas applicables au juge des référés statuant en urgence.

2. D'autre part, aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "

3. Mme B A n'a pas introduit de requête tendant à l'annulation de la décision dont elle demande au juge des référés de suspendre l'exécution. Par suite, la requête qu'elle présente sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est manifestement irrecevable. Il y a lieu de la rejeter par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B A.

Fait à Orléans, le 29 août 2025.

Le juge des référés,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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