Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A... visant l'annulation d'un retrait de points sur son permis de conduire. Cette décision est prise car l'administration a, postérieurement à l'introduction du recours, supprimé la mention de l'infraction et restitué les points, rendant la demande sans objet. Le tribunal rejette également la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2025, M. B... A..., représenté par la société Selarl Stratem avocats (Me Benoit), demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l’intérieur a refusé d’abroger la décision 48SI et de lui restituer quatre points ;
2°) d’annuler la décision par laquelle le ministre de l’intérieur a retiré quatre points de son permis de conduire à la suite de l’infraction commise le 17 janvier 2023 à Tours ;
3°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de doter son permis de conduire de quatre points supplémentaires, dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2026, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…) ».
2. Il ressort du relevé d’information intégral du permis de conduire de M. A... édité le 13 février 2026, produit par le ministre de l’intérieur, que les mentions relatives à l’infraction commise le 17 janvier 2023 ont été supprimées, les points correspondants restitués, et que son permis de conduire est affecté de cinq points. Il en résulte que, postérieurement à l’introduction de la requête de M. A..., la décision « 48 SI », le refus implicite de l’abroger et le retrait de points consécutif à l’infraction du 17 janvier 2023 ont été rapportés. Dès lors, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet.
3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur.
Fait à Orléans, le 31 mars 2026.
Le président du tribunal,
J. BERTHET-FOUQUÉ
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.