LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2504776

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2504776

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2504776
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantVERDIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de l'université de Tours de l'admettre en première année de master de psychologie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'urgence alléguée résultant de l'inaction de la requérante. Il n'a donc pas examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de base légale, de l'erreur de droit et de l'absence d'homologation du téléservice, fondés sur les articles L. 719-7 et L. 712-1 du code de l'éducation et les articles L. 212-1 à L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 septembre 2025, Mme C... A..., représentée par Me Verdier, demande au juge des référés :

1°) d’accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 2 juin 2025 par laquelle le président de l’université de Tours a rejeté sa candidature en première année de master de psychologie, mention « Psychopathologie et psychologie clinique » ;

3°) d’enjoindre à l’université de Tours d’inscrire la requérante à titre provisoire dans la formation de master dans le délai de 8 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et dans l’attente du jugement au fond ;

4°) de mettre à la charge de l’université de Tours une somme de 2 000 euros hors taxes en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :
- l’administration n’établit pas la date de notification de la décision attaquée de sorte que la requête n’est pas tardive ;
- l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée résulte, en premier lieu, du défaut de base légale faute de délibération du conseil d’administration dûment soumise au contrôle de légalité conformément à l’article L. 719-7 du code de l’éducation et régulièrement affichée ou publiée, en deuxième lieu, de l’erreur de droit tirée de ce qu’en méconnaissance de l’article L. 712-1 du même code le chef d’établissement n’a pas été mis en mesure d’exercer son pouvoir d’appréciation dès lors que les termes de la décision attaquée sont automatisés et impersonnels, en troisième lieu, de l’absence d’information permettant de vérifier si la procédure a été régulièrement suivie en ce qui concerne l’examen de sa candidature, en quatrième lieu, de l’absence d’homologation du téléservice monmaster.gouv.fr pour la session 2025 afin d’authentifier la signature électronique de l’auteur de la décision attaquée et d’attester de la conformité aux objectifs de sécurité des données personnelles en méconnaissance des articles L. 212-1 à L. 212-3 du code des relations entre le public et l’administration et du décret du 20 février 2010 et, en cinquième lieu, de l’erreur manifeste d’appréciation sur sa candidature en l’absence d’explication sur les éléments pris en considération et compte tenu de ce que l’intéressée est titulaire d’un diplôme national de premier cycle ;
- l’urgence est présumée dès lors que la décision attaquée prive l’intéressée de la possibilité de poursuivre ses études en l’absence d’autre admission et fait obstacle à la réalisation de son projet professionnel.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 septembre 2025 et le 30 septembre 2025 à 17h16, l’université de Tours conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- la requérante au fond est tardive et par suite irrecevable ;
- la condition d’urgence n’est pas remplie dès lors que l’urgence alléguée résulte de l’inaction de la requérante ;
- les moyens soulevés par Mme A... ne sont pas fondés.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2504394, enregistrée le 20 août 2025, par laquelle Mme A... demande l’annulation de la décision du 2 juin 2025.

Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. D... en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. D...,
- et les observations de M. B..., représentant l’université de Tours.

La clôture de l’instruction a été reportée au 1er octobre 2025 à 10h.

Une note en délibéré, produite pour Mme A... représentée par Me Verdier, a été enregistrée le 1er octobre 2025 à 17h45.

Considérant ce qui suit :

Les conclusions à fin d’octroi de l’aide juridictionnelle provisoire :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à la demande d’octroi de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Les conclusions à fin de suspension de l’exécution de la décision en litige :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».

3. Pour demander la suspension de l’exécution la décision refusant de l’admettre en première année de master, Mme A... soutient que l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée résulte, en premier lieu, du défaut de base légale faute de délibération du conseil d’administration dûment soumise au contrôle de légalité conformément à l’article L. 719-7 du code de l’éducation et régulièrement affichée ou publiée, en deuxième lieu, de l’erreur de droit tirée de ce qu’en méconnaissance de l’article L. 712-1 du même code le chef d’établissement n’a pas été mis en mesure d’exercer son pouvoir d’appréciation dès lors que les termes de la décision attaquée sont automatisés et impersonnels, en troisième lieu, de l’absence d’information permettant de vérifier si la procédure a été régulièrement suivie en ce qui concerne l’examen de sa candidature, en quatrième lieu, de l’absence d’homologation du téléservice monmaster.gouv.fr pour la session 2025 afin d’authentifier la signature électronique de l’auteur de la décision attaquée et d’attester de la conformité aux objectifs de sécurité des données personnelles en méconnaissance des articles L. 212-1 à L. 212-3 du code des relations entre le public et l’administration et du décret du 20 février 2010 et, en cinquième lieu, de l’erreur manifeste d’appréciation sur sa candidature en l’absence d’explication sur les éléments pris en considération et compte tenu de ce que l’intéressée est titulaire d’un diplôme national de premier cycle. Toutefois, aucun de ces moyens n’est propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse.

Il résulte de ce qui précède que, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence ni la fin de non-recevoir opposée en défense, il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête tendant à la suspension de l’exécution de la décision du président de l’université de Tours du 2 juin 2025.

Les conclusions à fin d’injonction :

Le rejet des conclusions à fin de suspension de l’exécution de la décision attaquée n’implique aucune mesure d’exécution. Les conclusions à fin d’injonction présentées par Mme A... ne peuvent donc qu’être rejetées.

Les frais de l’instance :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l’université de Tours, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que réclame Mme A... au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.


ORDONNE:


Article 1er : Le bénéfice de l’aide juridictionnelle est accordé à titre provisoire à Mme A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... et à l’université de Tours.


Fait à Orléans, le 2 octobre 2025.


Le juge des référés,

Denis D...


La République mande et ordonne au ministre chargé de l’enseignement supérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions