Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2025, Mme B... H..., représentée par Me Hajji, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté n° 25.45.0539 en date du 23 avril 2025 par lequel la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, de se présenter deux fois par semaine à la gendarmerie de Malesherbes et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d’un an ;
2°) d’enjoindre à la préfète du Loiret de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique à verser à son conseil à charge pour lui de renoncer à la part contributive de l’Etat.
Elle soutient que :
l’obligation de quitter le territoire français est illégale en raison :
- de l’incompétence de l’auteur de l’acte ;
- de l’insuffisance de motivation ;
- du défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle ;
- de l’erreur manifeste d’appréciation ;
- de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
la décision fixant le pays de renvoi est illégale en raison :
- de l’incompétence de l’auteur de l’acte ;
- de l’exception d’illégalité ;
l’interdiction de retour sur le territoire français est illégale en raison :
- de la méconnaissance de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile car elle n’est ni motivée, ni proportionnée et est entachée d’une erreur manifeste d'appréciation.
Mme H... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 22 août 2025 du bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire d’Orléans.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
la convention internationale relative aux droits de l’enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
l’accord franco-brésilien du 28 mai 1996 publié par le décret n° 96-664 du 22 juillet 1996 ;
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code pénal ;
le code des relations entre le public et l’administration ;
le code du travail ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Il ressort des pièces du dossier que Mme H..., ressortissante brésilienne née le 28 janvier 1992 à Vitoria (Brésil), déclare être entrée irrégulièrement sur le territoire français le 29 novembre 2017. Par arrêté n° 25.45.0539 en date du 23 avril 2025 comportant la mention exacte des voies et délais de recours et qui lui a été notifié le jour même à 18 h 30, la préfète du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, de se présenter 2 fois par semaine à la gendarmerie de Malesherbes et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d’un an. Par la présente requête, Mme H... demande au tribunal l’annulation de cet arrêté.
Sur le cadre juridique applicable :
En premier lieu, aux termes de l’article L. 611-1 du code de justice administrative, « L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; (…). ».
En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’étranger faisant l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d’un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. (…). ».
En troisième lieu, aux termes de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l’étranger sur le territoire français, de la nature et de l’ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. (…) ». L’article L. 613-2 du même code dispose « Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d’interdiction de retour (…) sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ».
En quatrième lieu, aux termes de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu’aucun délai de départ volontaire n’a été accordé à l’étranger, l’autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d’une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l’autorité administrative n’édicte pas d’interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l’expiration d’une durée, fixée par l’autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l’ordre public. ». L’article L. 612-10 du même code dispose : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l’autorité administrative tient compte de la durée de présence de l’étranger sur le territoire français, de la nature et de l’ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu’il a déjà fait l’objet ou non d’une mesure d’éloignement et de la menace pour l’ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l’édiction et la durée de l’interdiction de retour mentionnée à l’article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l’interdiction de retour prévue à l’article L. 612-11. ». Selon l’article L. 613-2 de ce même code : « (…) les décisions d’interdiction de retour et de prolongation d’interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ».
Il résulte des dispositions précitées que l’autorité compétente peut, lorsqu’il accorde un délai de départ volontaire, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d’une interdiction de retour sur le territoire français, sauf circonstances humanitaires. La motivation de la durée de l’interdiction doit attester de la prise en compte par l’autorité compétente, au vu de la situation de l’intéressé, de l’ensemble des critères prévus par la loi. Il incombe ainsi à l’autorité compétente de faire état des éléments de la situation de l’intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe la durée de sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l’étranger sur le territoire français, à la nature et à l’ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d’éloignement dont il a fait l’objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l’ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l’intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n’est pas tenue, à peine d’irrégularité, de le préciser expressément.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative: « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
En premier lieu, l’arrêté contesté a été signé pour la préfète du Loiret par M. D... E.... Par arrêté n° 45-2025-02-07-00001 en date du 7 février 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial n° 45-2025-036 de la préfecture le même jour, disponible sur le site internet de la préfecture et dès lors librement accessible tant au juge qu’aux parties, la préfète du Loiret a donné délégation à M. D... E..., directeur des migrations et de l’intégration, à l’effet de signer, en cas d’absence ou d’empêchement concomitant de M. Nicolas Honoré, secrétaire général, de M. Adrien Méo, secrétaire général adjoint, et de M. C... F..., directeur de cabinet, les obligations de quitter le territoire français et les décisions accessoires les accompagnant. Il suit de là que le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’acte attaqué est manifestement infondé et doit par suite être écarté.
En deuxième lieu, l’arrêté contestée vise le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 611-1, ainsi que les articles 8 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et de libertés fondamentales. Il mentionne que Mme H... est entrée en France irrégulièrement le 29 novembre 2017, qu’elle s’est maintenue sur le territoire français sans effectuer de démarche administrative afin de régulariser son séjour en France, qu’elle ne remplit pas les conditions prévues par l’article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise qu’elle tire ses revenus d’un travail dissimulé, qu’elle déclare être en concubinage, mère de deux enfants mineurs et dont l’ainé a été laissé à la charge de sa famille au Brésil. Il relève par ailleurs que Mme H... n’établit pas être exposée à des traitements inhumains en cas de retour dans son pays d’origine. Ainsi, cet arrêté, qui n’avait pas à faire état de l’ensemble des éléments caractérisant la situation de l’intéressée, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen de légalité externe tiré du défaut de motivation de l’arrêté contesté au regard de l’article L. 613-1 cité au point 4 est manifestement infondé et doit être écarté.
En troisième lieu, il ne ressort ni de l’arrêté contesté, dont la motivation est pour partie rappelée au point précédent, ni des pièces du dossier que la préfète du Loiret n’aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme H.... Aussi ce moyen de légalité externe est-il également manifestement infondé et doit aussi être écarté.
En quatrième lieu, aux termes de l'accord franco-brésilien du 28 mai 1996 : « 1. Les ressortissants de la République fédérative du Brésil auront accès au territoire européen de la République française sans visa, sur présentation d'un passeport national diplomatique, officiel, de service ou ordinaire en cours de validité, pour des séjours d'une durée maximale de trois mois par période de six mois (…) ». Si Mme H... soutient que la préfète du Loiret aurait commis une erreur en indiquant qu’elle est entrée sans être en possession des documents exigés par l’article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu’elle est dispensée de l’obligation de visa en application de l’article 1er de l’accord franco-brésilien du 28 mai 1996 cité au point précédent, il ne s’agit cependant pas d’un motif fondant l’arrêté contesté. En tout état de cause, il résulte de l’instruction que la préfète du Loiret aurait pris la même décision si elle ne s’était fondée que sur la circonstance que Mme H... s’est maintenue sur le territoire depuis son entrée sans avoir jamais effectué la moindre démarche administrative en vue de la régularisation de son séjour en France.
En cinquième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. ».
Ces stipulations ne sauraient, d’une part, s'interpréter comme comportant pour un État l'obligation générale de respecter le choix, par un demandeur de titre de séjour, d’y établir sa résidence privée et de permettre son installation ou le regroupement de sa famille sur son territoire. D’autre part, la seule durée de présence d’un ressortissant étranger sur le territoire ne justifiant pas l’existence d’une vie privée et familiale au sens de ces stipulations.
En l’espèce, si Mme H... elle se prévaut de sa durée de présence en France depuis 2017 et de sa vie en concubinage avec M. G..., ressortissant marocain né le 30 octobre 1984 à Khénifra (Maroc), lequel est titulaire d’un titre de séjour temporaire valable jusqu’au 21 février 2026, qui est le père de leur fille, A... G..., née le 29 juillet 2024 à Fontainebleau, dont la copie d’acte de naissance établit la filiation, aucun élément en dépit de la durée de présence alléguée depuis son entrée n’est fournie pour établir la réalité de son insertion en France et alors qu’elle ne conteste ne pas être isolée dans son pays d’origine où résident sa famille ainsi que son autre enfant mineur. Si elle soutient que la cellule familiale doit être en France en raison de la nationalité de son concubin et père de sa fille, les stipulations citées au point 12 n’imposent cependant pas à l’État l’obligation de respecter le choix des demandeurs de titre de séjour, ainsi qu’il a été rappelé au point 13. Il s’ensuit que ce moyen n’est manifestement pas assorti de faits suffisants susceptibles de venir à son soutien et doit dès lors être écarté.
En sixième lieu, pour les mêmes raisons que celles mentionnées au point précédent, il n’est pas justifié que l’arrêté contesté serait entaché d’une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses effets sur la situation personnelle de Mme H....
En septième et dernier lieu, aux termes de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant : « 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale (…) ». Il résulte de ces stipulations que l’autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l’intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d’enfants mineurs, mais aussi à celles qui ont pour effet d’affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
Si Mme H... soutient que l’arrêté contesté méconnaît la stipulation citée au point précédent, celui-ci n’a cependant ni pour objet ni pour effet de la séparer de sa fille A... et il n’est ni soutenu, ni même allégué que le père de celle-ci ne pourrait les accompagner. Ce moyen doit, en l’absence de toute précisions apportées comme de pièces fournies au soutien de celui-ci, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour pendant une durée d’un an :
En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l’illégalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français par voie de conséquence de l’illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ne peut qu’être écarté.
En deuxième lieu, contrairement à ce qu’allègue Mme H..., la décision est motivée au regard des principes énoncés au point 6, la préfète du Loiret ayant relevé que Mme H... ne pouvait justifier ni d’une ancienneté de présence de France, ni d’une vie familiale ou amicale établie sur le territoire français, qu’elle était en concubinage avec M. G..., lequel est sans emploi et sans ressources, qu’elle tirait ses seuls revenus d’un travail dissimulé et que, dans ces conditions, une interdiction de retour d’une durée d’un an ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Il suit de là que le moyen de légalité externe tiré du défaut de motivation est manifestement infondé et doit par suite être écarté.
En troisième lieu, en se bornant à soutenir qu’elle ne constitue pas une menace à l’ordre public, alors que cette circonstance ne constitue qu’un élément d’appréciation, Mme H... n’assortit pas ce moyen de précisions suffisantes. Il doit par suite également être écarté.
En quatrième et dernier lieu, en se bornant à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une année est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle, Mme H... n’assortit pas ce moyen des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, et ainsi qu’il a été dit plus avant, elle n’établit aucunement avoir en France des liens d’une ancienneté ou d’une intensité particulière. Dans ces conditions, bien qu’elle n’ait jamais fait l’objet d’une précédente mesure d’éloignement et que son comportement ne représente pas une menace pour l’ordre public, et alors qu’elle dispose de la faculté d’en demander l’abrogation dans les conditions prévues à l’article L. 613-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la préfète du Loiret pouvait légalement prononcer une interdiction de retour d’une durée d’un an à son encontre. Il suit de là que ce moyen doit être écarté en l’absence de précisions comme de tout fait manifestement susceptible de venir à son soutien.
Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par Mme H... ainsi que par voie de conséquence ses conclusions à fin d’injonction doivent être rejetées sur le fondement des dispositions précitées de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
Sur les frais de l’instance :
Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’Etat, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par Mme H... au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme H... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... H....
Copie en sera adressée pour information à la préfète du Loiret.
Fait à Orléans, le 10 novembre 2025.
Le président de la 5e Chambre,
Samuel DELIANCOURT
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.