Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2505390
mercredi 22 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2505390 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 11 octobre 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, postérieurement à l'introduction de la requête, M. A... a été libéré du centre de rétention par une décision du tribunal judiciaire d'Orléans le 15 octobre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, conformément au code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2025, M. B... D... A..., retenu au centre de rétention administrative d’Olivet à la date de sa requête, demande au tribunal l’arrêté du 11 octobre 2025 par lequel le préfet d’Indre-et-Loire a décidé de son maintien en rétention administrative.
Il soutient que l’arrêté portant maintien en rétention :
- est entaché d’incompétence ;
- est insuffisamment motivé ;
- est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2025, le préfet d’Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C..., pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant congolais (République du Congo) est entré irrégulièrement France, selon ses déclarations, en 2016. Sa demande d’asile a été rejetée par une décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) du 29 juin 2017 contre laquelle les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées par une décision de la Cour nationale du droit d’asile du 6 novembre 2017. M. A... a également formulé une demande de réexamen auprès de l’Ofpra le 24 mai 2018 qui a été rejetée par une décision d’irrecevabilité du 1er juin 2018 notifiée le 2 juillet 2018. Par un arrêté du 19 août 2025, notifié le 21 août 2025, l’intéressé a fait l’objet d’un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le 10 octobre 2025, l’intéressé a été placé en rétention administrative. Par un arrêté du 11 octobre 2025, dont le requérant demande l’annulation, le préfet d’Indre-et-Loire a décidé de son maintien en rétention administrative.
2. Il ressort des pièces versées au dossier que, postérieurement à l’introduction de sa requête, M. A... a été libéré du centre de rétention administrative d’Olivet par une décision du tribunal judiciaire d’Orléans du 15 octobre 2025. Les conclusions tendant à l’annulation de la décision par laquelle le préfet d’Indre-et-Loire l’a maintenu en rétention administrative sont ainsi devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D... A... et au préfet
d’Indre-et-Loire.
Fait à Orléans, le 22 octobre 2025.
Le magistrat désigné,
G. C...
La République mande et ordonne au préfet d’Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2025, M. B... D... A..., retenu au centre de rétention administrative d’Olivet à la date de sa requête, demande au tribunal l’arrêté du 11 octobre 2025 par lequel le préfet d’Indre-et-Loire a décidé de son maintien en rétention administrative.
Il soutient que l’arrêté portant maintien en rétention :
- est entaché d’incompétence ;
- est insuffisamment motivé ;
- est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 octobre 2025, le préfet d’Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C..., pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant congolais (République du Congo) est entré irrégulièrement France, selon ses déclarations, en 2016. Sa demande d’asile a été rejetée par une décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) du 29 juin 2017 contre laquelle les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées par une décision de la Cour nationale du droit d’asile du 6 novembre 2017. M. A... a également formulé une demande de réexamen auprès de l’Ofpra le 24 mai 2018 qui a été rejetée par une décision d’irrecevabilité du 1er juin 2018 notifiée le 2 juillet 2018. Par un arrêté du 19 août 2025, notifié le 21 août 2025, l’intéressé a fait l’objet d’un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le 10 octobre 2025, l’intéressé a été placé en rétention administrative. Par un arrêté du 11 octobre 2025, dont le requérant demande l’annulation, le préfet d’Indre-et-Loire a décidé de son maintien en rétention administrative.
2. Il ressort des pièces versées au dossier que, postérieurement à l’introduction de sa requête, M. A... a été libéré du centre de rétention administrative d’Olivet par une décision du tribunal judiciaire d’Orléans du 15 octobre 2025. Les conclusions tendant à l’annulation de la décision par laquelle le préfet d’Indre-et-Loire l’a maintenu en rétention administrative sont ainsi devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D... A... et au préfet
d’Indre-et-Loire.
Fait à Orléans, le 22 octobre 2025.
Le magistrat désigné,
G. C...
La République mande et ordonne au préfet d’Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.