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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2505790

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2505790

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2505790
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., qui se bornait à transmettre une copie de son recours gracieux adressé au préfet d'Indre-et-Loire. Cette requête tendait uniquement à solliciter le réexamen de sa demande de naturalisation classée sans suite, sans constituer un recours contentieux valable. Le juge a rappelé qu'il ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision ou à la condamnation de l'administration, et non de simples demandes de bienveillance. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une transmission effectuée le 29 octobre 2025, au moyen de l'application « Télérecours citoyen », Mme A... B... a adressé au tribunal une copie du recours gracieux formé contre la décision du 25 septembre 2025 par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a prononcé le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (…) Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ». Il résulte de ces dispositions que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une somme d’argent. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.

Mme B... se borne à transmettre au tribunal une copie du recours gracieux qu’elle a adressé au préfet d'Indre-et-Loire tendant au réexamen de sa situation à la suite de la décision du 25 septembre 2025 portant classement sans suite de sa demande de naturalisation au motif de son incomplétude. Il résulte de ce qui est énoncé au point 2 qu’il ne relève pas de l’office du juge administratif de connaître d’un tel recours administratif qui tend seulement à solliciter la bienveillance de l'administration préfectorale. Par suite, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Fait à Orléans, le 28 janvier 2026.


La présidente de la 4ème chambre,





Sophie LESIEUX


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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