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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2600142

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600142

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600142
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL ADVENTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "protection subsidiaire". En cours d'instance, le préfet d'Indre-et-Loire a délivré à l'intéressé, le 22 janvier 2026, une attestation de prolongation d'instruction et une décision favorable à la délivrance d'un titre de séjour valable dix ans en application de l'article L. 424-13 du CESEDA. Par suite, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 14 janvier 2026, M. B... C... A..., représenté par Me Damiens-Cerf, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision implicite, née le 3 novembre 2025, du silence gardé pendant quatre mois, par le préfet d’Indre-et-Loire sur sa demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention « bénéficiaire de la protection subsidiaire » ainsi que de la décision implicite de refus de renouvellement d’attestation de prolongation d’instruction ;

2°) d’enjoindre au préfet d’Indre-et-Loire, d’une part, de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, d’autre part, de procéder au renouvellement de son attestation de prolongation d’instruction, l’autorisant à travailler, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, valable jusqu’à ce qu’il ait statué sur sa demande de titre de séjour ou sur sa requête au fond, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le préfet d’Indre-et-Loire auquel la requête a été communiquée n’a pas produit d’observations.

Par un mémoire enregistré le 26 janvier 2025 à 11h25, M. B... C... A..., représenté par Me Damiens-Cerf, conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction et maintient ses conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- et la requête au fond n°2600144 présentée par M. A....

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Lefebvre-Soppelsa pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Après avoir, au cours de l’audience publique du 26 janvier 2026 à 11h30, présenté son rapport et entendu les observations de M. A... qui a produit à la barre copie de l’attestation de prolongation d’instruction délivrée le 22 janvier 2026 valable jusqu’au 21 juillet 2026 ainsi que de la décision du même jour favorable à la délivrance d’un titre de séjour valable du 23 septembre 2025 au 22 septembre 2035 en application de l’article L.424-13 du CESEDA.

Le préfet d’Indre-et-Loire n’étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction :

1. Il résulte de l’instruction que le 22 janvier 2026 le préfet d’Indre-et-Loire a délivré à M. A... une attestation de prolongation d’instruction de sa demande et lui a indiqué avoir pris une décision du même jour favorable à la délivrance d’un titre de séjour valable du 23 septembre 2025 au 22 septembre 2035 en application de l’article L.424-13 du CESEDA. Par suite, les conclusions aux fins de suspension et d’injonction de la requête ont perdu leur objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.

Sur les frais liés au litige :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction de la requête de M. A....


Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A... et au préfet d’Indre-et-Loire.

Fait à Orléans, le 26 janvier 2026.

La juge des référés,



Anne LEFEBVRE-SOPPELSA


La République mande et ordonne au préfet d’Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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