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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2600322

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600322

jeudi 29 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600322
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantEDOUBE MANN

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une décision du préfet d'Indre-et-Loire refusant de reconstituer des points de permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2026, M. A... B..., représenté par Me Edoube Mann, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision par laquelle le préfet d’Indre-et-Loire a refusé de reconstituer les points de son permis de conduite à la suite d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière ;

2°) d’enjoindre au préfet d’Indre-et-Loire d’attribuer quatre points à son permis de conduire ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) » Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. » Aux termes de l’article R. 522-1 du même code : « (…) A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. »

2. La requête susvisée de M. B... n’est pas accompagnée d’une copie de celle tendant à l’annulation de la décision dont il demande présentement que l’exécution soit suspendue. Par suite, en application de l’article R. 522-1 précité du code de justice administrative, la requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet d’Indre-et-Loire.


Fait à Orléans, le 29 janvier 2026.

Le juge des référés,




J. BERTHET-FOUQUÉ


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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