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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2600334

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600334

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600334
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDJEDDIS

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante concernant ses demandes d'annulation et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet après que le préfet lui a délivré un titre de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'État à lui verser 800 euros au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et des pièces, enregistrées le 22 janvier 2026 et le 26 janvier 2026, Mme A... B..., représentée par Me Djeddis, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet d’Eure-et-Loir sur sa demande d'admission au séjour en date du 14 février 2025 ;

2°) d’enjoindre au préfet d’Eure-et-Loir ou à tout préfet territorialement compétent, dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de lui délivrer un certificat de résidence algérien d’un an portant la mention « vie privée et familiale » ou la mention « salarié », à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier enregistré le 17 mars 2026, le préfet d’Eure-et-Loir a informé le tribunal de ce qu’il a le 13 mars 2026 décidé d’accorder à la requérante un certificat de résidence algérien de 10 ans en qualité de conjointe de français.

Par un mémoire, enregistré le 24 mars 2026, Mme B... déclare se désister purement et simplement de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative: « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

2. Le désistement de Mme A... B... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction est pur et simple et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser à Mme B... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par Mme B....

Article 2 : L’Etat versera à Mme B... la somme de 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet d’Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 27 mars 2026.


La présidente de la 1ère chambre,




Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne au préfet d’Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.



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