Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait un aménagement de la suspension de son permis de conduire. Le juge estime que cette demande, qui relève d'un pouvoir d'administration et non d'un contrôle juridictionnel, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les limites de la saisine du juge administratif.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 mars 2026, M. B... A... demande au tribunal un aménagement de la mesure de suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois prononcée par le sous-préfet de Dreux par arrêté du 3 mars 2026.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / (…) » Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. (…) » Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) »
2. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative, dont ne relève pas la présente requête, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.
3. M. A..., qui a fait l’objet d’une suspension de la validité de son permis de conduire pour une durée de six mois par le sous-préfet de Dreux, demande au tribunal un aménagement de cette suspension. Ces conclusions ne relèvent pas de l’office du juge administratif et sont, par conséquent, manifestement irrecevables. Par suite, la requête de M. A... doit être rejetée en application l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur. Copie sera adressée au préfet d'Eure-et-Loir.
Fait à Orléans, le 24 mars 2026.
Le président du tribunal,
J. BERTHET-FOUQUÉ
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.