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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2601988

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2601988

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2601988
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'autorisation pour des occupants de rester sur un terrain jusqu'au 15 avril 2026. Le tribunal a jugé cette demande manifestement irrecevable, car le magistrat saisi en référé en application de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 n'a pas le pouvoir d'accorder un tel délai supplémentaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er avril 2026, M. B... A... demande au tribunal d’autoriser les personnes installées sur des parcelles de terrain cadastrées section YS n° 34 et section YN n° 123, situées au lieu-dit « La Pièce de Buxeuil », avenue Pierre Mendes France à Descartes, à rester sur ce terrain jusqu’au 15 avril 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C..., en application de l’article R. 779-8 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes dirigées contre les décisions de mise en demeure de quitter les lieux mentionnées au II bis de l’article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage : « (…) II. - En cas de stationnement effectué en violation de l’arrêté prévu au I ou au I bis, le maire, le propriétaire ou le titulaire du droit d’usage du terrain occupé peut demander au préfet de mettre en demeure les occupants de quitter les lieux (…) / II bis. - Les personnes destinataires de la décision de mise en demeure prévue au II, ainsi que le propriétaire ou le titulaire du droit d’usage du terrain peuvent, dans le délai fixé par celle-ci, demander son annulation au tribunal administratif. Le recours suspend l’exécution de la décision du préfet à leur égard. Le président du tribunal ou son délégué statue dans un délai de quarante-huit heures à compter de sa saisine (…) ».

2. Par un arrêté du 27 mars 2026, le préfet d’Indre-et-Loire a mis en demeure les personnes installées sur des parcelles de terrain cadastrées section YS n° 34 et section YN n° 123, situées au lieu-dit « La Pièce de Buxeuil », avenue Pierre Mendes France à Descartes, de quitter les lieux avec leurs véhicules avant le mardi 31 mars 2026 à 16 heures. M. A... ne demande pas l’annulation de cet arrêté – le délai de recours fixé par les dispositions citées au point précédent ayant d’ailleurs expiré – mais demande au tribunal d’autoriser les personnes concernées à rester dans les lieux jusqu’au 15 avril 2026. Toutefois, il n’appartient pas au magistrat statuant sur les recours présentés en application du II bis de l’article 9 de la loi du 5 juillet 2000 d’accorder un délai supplémentaire aux occupants pour quitter lieux. La requête de M. A... est ainsi manifestement irrecevable. Il y a lieu de la rejeter par application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A.... Copie en sera adressée, pour information, au préfet d’Indre-et-Loire.


Fait à Orléans, le 1er avril 2026.



Le magistrat désigné,





Frédéric C...




La République mande et ordonne au préfet d’Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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