vendredi 6 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2001572 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BERARD-JEMOLI-SANTELLI-BURKATZKI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 31 juillet 2020, le 16 mars 2021 et le 18 février 2022, M. B A, représenté par Me Thomas, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 juin 2020 par lequel le maire de Beine-Nauroy a refusé de lui délivrer un permis de construire une maison à usage d'habitation sur une parcelle sise 15 bis rue du Château, cadastrée 46 V 26 ;
2°) d'enjoindre au maire de Beine-Nauroy de lui délivrer le permis de construire sollicité, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, de lui enjoindre de réexaminer sa demande, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Beine-Nauroy une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête, qui comporte des conclusions aux fins d'annulation et n'avait pas à être précédée d'un recours administratif devant le préfet de région, est recevable ;
- les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative peuvent être présentées jusqu'à la clôture de l'instruction ;
- aucune règle ne prohibe les constructions en fond de parcelle ;
- le refus de permis de construire attaqué est entaché d'erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'article UD 11.1 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que le maire ne pouvait se fonder sur l'avis non obligatoire de l'architecte des bâtiments de France, que le rapport de présentation du plan local d'urbanisme n'impose aucune protection des fonds de parcelle en zone UD, que l'article UD 8 du règlement du plan local d'urbanisme autorise que soient érigés deux bâtiments sur une même propriété, que les lieux avoisinants n'ont aucun caractère particulier et comportent déjà des constructions en second rang et que le projet s'insèrera dans leur physionomie.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 11 janvier 2021 et le 14 avril 2021, la commune de Beine-Nauroy, représentée par Me Bizzarri, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, en ce que les conclusions initiales de M. A ne tendaient pas à l'annulation d'une décision ;
- elle est également irrecevable, en ce qu'elle n'a pas été précédée du recours administratif préalable devant le préfet de région prévu par les dispositions de l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme ;
- les conclusions aux fins d'injonction et tendant à ce que soit mise à sa charge les frais non compris dans les dépens sont irrecevables, en ce qu'elles sont nouvelles ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ;
- la décision attaquée est fondée sur l'article UD 11 du règlement du plan local d'urbanisme, qu'elle ne méconnaît pas ;
- le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité est inopérant ;
- le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis de construire sollicité en raison de l'avis négatif de l'architecte des bâtiments de France.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Castellani, première conseillère,
- les conclusions de M. Torrente, rapporteur public,
- et les observations de Me Thomas, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A ont sollicité la délivrance d'un permis de construire une maison à usage d'habitation sur un terrain sis 15 bis rue du Château à Beine-Nauroy. Par un arrêté du 25 juin 2020, dont M. A demande l'annulation, le maire de Beine-Nauroy a refusé de leur délivrer le permis de construire demandé.
Sur la recevabilité :
2. En premier lieu, la requête de M. A tend à l'annulation de l'arrêté du 25 juin 2020 par lequel le maire de Beine-Nauroy a refusé de lui délivrer un permis de construire. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l'absence de conclusions aux fins d'annulation ne peut qu'être écartée.
3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le demandeur peut, en cas d'opposition à une déclaration préalable ou de refus de permis fondé sur un refus d'accord de l'architecte des Bâtiments de France, saisir le préfet de région, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, d'un recours contre cette décision dans le délai de deux mois à compter de la notification de l'opposition ou du refus.() ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 621-30 du code du patrimoine : " I. - Les immeubles ou ensembles d'immeubles qui forment avec un monument historique un ensemble cohérent ou qui sont susceptibles de contribuer à sa conservation ou à sa mise en valeur sont protégés au titre des abords. / La protection au titre des abords a le caractère de servitude d'utilité publique affectant l'utilisation des sols dans un but de protection, de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel. / II. - La protection au titre des abords s'applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, situé dans un périmètre délimité par l'autorité administrative dans les conditions fixées à l'article L. 621-31. Ce périmètre peut être commun à plusieurs monuments historiques. / En l'absence de périmètre délimité, la protection au titre des abords s'applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, visible du monument historique ou visible en même temps que lui et situé à moins de cinq cents mètres de celui-ci. () ". Aux termes de l'article R. 423-54 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, l'autorité compétente recueille l'accord () de l'architecte des Bâtiments de France. ".
5. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que le pétitionnaire n'est pas recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un refus de permis de construire portant sur un immeuble situé dans le champ de visibilité d'un édifice classé ou inscrit et faisant suite à un avis négatif de l'architecte des Bâtiments de France, s'il n'a pas, préalablement, saisi le préfet de région d'une contestation de cet avis.
6. La commune de Beine-Nauroy fait valoir que le recours de M. A est irrecevable, dès lors qu'il n'a pas été précédé du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme, alors que le terrain est situé aux abords de l'église Saint-Laurent de Beine-Nauroy, classée au titre des monuments historiques. Il ressort toutefois de l'avis émis le 10 mars 2020 par l'architecte des bâtiments de France, qui avait été saisi par la commune dès lors que le projet se situe à moins de cinq cents mètres de cette église, que la construction projetée n'est pas située dans le champ de visibilité de cette église. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que celle-ci sera visible en même temps que la construction projetée, dont l'implantation est prévue en second rang, et notamment pas depuis l'angle de la rue du château et de l'avenue de la gare, contrairement à ce que soutient la commune. Par suite, et en dépit de l'erreur de plume commise par l'architecte des bâtiments de France dans son avis, la construction projetée n'entre pas dans le champ de la protection des abords au sens de l'article L. 621-30 du code du patrimoine, de sorte que la requête n'avait pas à être précédée d'un recours devant le préfet de région à peine d'irrecevabilité.
7. En troisième lieu, il est loisible aux parties de présenter au cours de l'instance, et jusqu'à la clôture de l'instruction, des conclusions accessoires aux conclusions aux fins d'annulation qui ont été présentées dans le délai de recours contentieux. La fin de non-recevoir tirée de ce que les conclusions aux fins d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative seraient nouvelles ne peut qu'être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 621-32 du code du patrimoine : " Les travaux susceptibles de modifier l'aspect extérieur d'un immeuble, bâti ou non bâti, protégé au titre des abords sont soumis à une autorisation préalable. / L'autorisation peut être refusée ou assortie de prescriptions lorsque les travaux sont susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur d'un monument historique ou des abords. / Lorsqu'elle porte sur des travaux soumis à formalité au titre du code de l'urbanisme ou au titre du code de l'environnement, l'autorisation prévue au présent article est délivrée dans les conditions et selon les modalités de recours prévues aux articles L. 632-2 et L. 632-2-1. ". L'article L. 632-2 de ce code dispose : " I. - L'autorisation prévue à l'article L. 632-1 est, sous réserve de l'article L. 632-2-1, subordonnée à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. () / Le permis de construire () tient lieu de l'autorisation prévue à l'article L. 632-1 du présent code si l'architecte des Bâtiments de France a donné son accord, dans les conditions prévues au premier alinéa du présent I. ". Enfin, l'article R. 425-1 du code de l'urbanisme dispose : " Lorsque le projet est situé dans les abords des monuments historiques, le permis de construire () tient lieu de l'autorisation prévue à l'article L. 621-32 du code du patrimoine si l'architecte des Bâtiments de France a donné son accord, le cas échéant assorti de prescriptions motivées, ou son avis pour les projets mentionnés à l'article L. 632-2-1 du code du patrimoine. ".
9. Il résulte du point 6 du présent jugement que la construction projetée n'est pas située dans les abords de l'église Saint-Laurent Beine-Nauroy au sens des dispositions précitées. Par suite, l'accord de l'architecte des bâtiments de France n'était pas requis en application de l'article L. 621-32 du code du patrimoine. Dès lors, la commune de Beine-Nauroy n'est pas fondée à soutenir qu'elle était en compétence liée pour refuser d'octroyer le permis de construire sollicité.
10. En second lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". L'article UD 11.1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Mont de Berru dispose : " () Par son aspect, la construction ne devra pas porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales () ".
11. Il résulte de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, dont les dispositions sont reprises en substance à l'article UD 11.1 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Mont de Berru, que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux mentionnés par cet article et, le cas échéant, par le plan local d'urbanisme de la commune.
12. Pour apprécier aussi bien la qualité du site que l'impact de la construction projetée sur ce site, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, de prendre en compte l'ensemble des éléments pertinents et notamment, le cas échéant, la covisibilité du projet avec des bâtiments remarquables, quelle que soit la protection dont ils bénéficient par ailleurs au titre d'autres législations.
13. Il ressort de l'arrêté attaqué que la commune, s'appropriant en cela l'avis de l'architecte des bâtiments de France du 10 mars 2020, a estimé que le tissu bâti dans lequel se situe la parcelle se caractérise par des implantions en alignement sur la rue, avec des arrières de parcelles consacrés aux jardins, espaces verts et annexes, de sorte que la construction projetée, dont l'implantation est prévue en second rang d'alignement, entrainerait une dégradation du tissu bâti et paysager et porterait dès lors atteinte à l'église Saint-Laurent. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le terrain d'assiette de la construction projetée est situé au nord de la rue du château, qui est composée, pour l'essentiel, de maisons à caractère pavillonnaire édifiées en retrait de l'alignement de plusieurs mètres plantés de gazon, comme le prescrit au demeurant l'article UD 5 du règlement du plan local d'urbanisme, mais comporte également plusieurs hangars de volume important à caractère agricole en métal. Par ailleurs, M. A établit que plusieurs parcelles situées dans des secteurs à proximité de l'église Saint-Laurent, et notamment rue de la République dans laquelle se situe cette église, comportent des constructions en second rang, lesquelles ne sont au demeurant pas interdites par le règlement du plan local d'urbanisme. Enfin, il n'est pas contesté que la construction projetée, compte tenu de son volume et son implantation à l'arrière de la maison déjà édifiée sur la parcelle, ne sera pas visible depuis la rue du château, alors qu'ainsi qu'il a été dit au point 6 du présent jugement, le terrain d'assiette n'est pas situé dans les abords de l'église. Par suite, c'est au prix d'une erreur d'appréciation que le maire de Beine-Nauroy a estimé que la construction projetée était de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du l'arrêté du 25 juin 2020 par lequel le maire de Beine-Nauroy a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui, eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle. L'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol délivrée dans ces conditions peut être contestée par les tiers sans qu'ils puissent se voir opposer les termes du jugement ou de l'arrêt.
16. L'annulation du refus de permis de construire attaqué implique nécessairement, en l'absence d'obstacle tenant à un motif que l'administration n'aurait pas relevé ou d'un changement dans les circonstances, que soit délivré à M. A le permis de construire sollicité. Il y a lieu d'enjoindre au maire de Beine-Nauroy d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés à l'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Beine-Nauroy demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Beine-Nauroy une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : L'arrêté du 25 juin 2020 du maire de Beine-Nauroy est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Beine-Nauroy de délivrer le permis de construire sollicité, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Beine-Nauroy versera à M. A une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions de la commune de Beine-Nauroy présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Beine-Nauroy.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Mach, présidente,
Mme Castellani, première conseillère,
M. Gauthier-Ameil, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2023.
La rapporteure,
Signé
A.-C. CASTELLANI
La présidente,
Signé
A.-S. MACH La greffière,
Signé
A. DEFORGE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026