vendredi 20 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2101237 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP WILHELEM BOURRON WILHELEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juin 2021 et des mémoires déposés les 3 et 14 février 2022, la société civile immobilière Sainte-Marie, représentée par la SCP Wilhelem-Bourron-Wilhelem, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite rejetant sa demande d'exécution de travaux et d'indemnisation en date du 27 février 2021 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Bourmont entre Meuse et Mouzon de procéder à la réfection du mur conformément aux indications de l'expertise judiciaire ;
3°) de condamner la commune de Bourmont entre Meuse et Mouzon au paiement d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, à défaut d'exécution dans un délai de 3 mois à compter de la décision à intervenir ;
4°) de condamner ladite commune au paiement de la somme de 3 000 euros à titre de dommages et intérêts ;
5°) de condamner la commune au paiement d'une somme de 3 603,82 euros correspondant à la fraction des frais d'expertise, mise à sa charge ;
6°) de mettre à la charge de la commune la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société soutient que :
- l'éboulement du muret a été constaté par huissier de justice le 23 septembre 2016 puis par l'expert commis par la cour administrative d'appel ; il est constant que ce mur forme la limite entre sa propriété et celle de la commune qui est propriétaire d'un chemin, situé en surplomb de ses parcelles, le sentier dit " de Marie Fontaine ", et en sa qualité de propriétaire de cette voie, la commune est débitrice de l'obligation d'entretien de ce mur de soutènement de la voie publique, lequel est en partie effondré ;
- l'expertise a établi qu'elle n'était aucunement responsable de cet état de fait ; en sa qualité de propriétaire, la commune supporte l'obligation d'entretien de son ouvrage et doit assumer les conséquences des dommages causés par ce dernier ;
- les travaux de reprise que la commune soutient avoir exécuté s'apparentent à des travaux de fortune, sans commune mesure avec les préconisations de l'expert et ces travaux ne sont pas de nature à restituer aux ouvrages publics des caractéristiques permettant un usage normal ; la commune a d'ailleurs pris le soin d'apposer des panneaux avertissant du danger de la situation et les remblais mis en place se sont en partie déjà effondrés ;
- la prescription ne saurait lui être opposée dans la mesure où la dégradation du mur constitue un processus continu et qui n'est pas achevé ;
- en raison de la présence d'amas de pierres multiples, elle subit un trouble de jouissance évalué à la somme de 3 000 euros en considération de la durée et de l'ampleur des empiètements.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 janvier 2022, la commune de Bourmont entre Meuse et Mouzon, représentée par Me Le Bigot, conclut au rejet de la requête, à la condamnation de la SCI Sainte-Marie aux entiers dépens de l'instance et au versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les moyens ne sont pas fondés ;
- sa créance éventuelle est prescrite.
Vu :
- l'ordonnance du 8 novembre 2017 du juge des référés de la cour administrative d'appel de Nancy annulant l'ordonnance du 22 juin 2017 du juge des référés du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et décidant qu'il sera procédé à une expertise avec mission habituelle en la matière ;
- l'ordonnance en date du 23 octobre 2018 de la présidente de la cour administrative de Nancy liquidant et taxant les frais et opérations d'expertise à la somme de 7 207,63 euros et mettant cette somme pour moitié à la charge de la SCI Sainte-Marie et pour moitié à la charge de la commune de Bourmont entre Meuse et Mouzon ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Deschamps rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société civile immobilière (SCI) Sainte-Marie a acquis la 9 janvier 2011 une propriété bâtie et un terrain, situés sur le territoire de la commune de Bourmont entre Meuze et Mouzon. Cet ensemble immobilier d'une superficie de 2 778 m² est bordé par le sentier dit " de Marie Fontaine ", qui jouxte le parc des Roches. Le sentier et le parc appartiennent tous deux à la commune. Le sentier qui surplombe d'une hauteur de 2 mètres en moyenne les parcelles de la SCI en contrebas est retenu par un mur de pierres sèches, d'une longueur d'environ 75 m construit il y a une centaine d'années, et qui est très endommagé par endroits avec de nombreux éboulis. Estimant que les désordres qu'elle subit sont la conséquence du défaut d'entretien depuis plusieurs années du mur dont la commune serait responsable, la SCI a, par lettre du 15 novembre 2016, demandé au maire de Bourmont de procéder à des travaux de reprise de ce mur. Sans réponse de la commune, la SCI a saisi la juridiction administrative, lui demandant d'ordonner une expertise pour déterminer l'imputabilité des dommages subis et la nature des travaux à envisager. Par une ordonnance en date du 8 novembre 2017, la cour administrative d'appel de Nancy a fait droit à la demande d'expertise. L'expert désigné a déposé son rapport le 28 septembre 2018. Au vu des conclusions de ce rapport, la SCI Sainte-Marie a adressé à la commune de Bourmont une réclamation en date du 25 février 2021 reçue le 27, lui demandant la remise en état du mur suivant les travaux prescrits par l'expert et l'indemnisation de son préjudice de jouissance. Dans la présente instance, la société demande au tribunal d'enjoindre à la commune de faire procéder aux travaux de remise en état du mur suivant les préconisations de l'expert et de condamner la collectivité territoriale à lui verser la somme de 3 000 euros à titre de dommages et intérêts pour les troubles subis.
Sur les conclusions aux fins indemnitaires :
En ce qui concerne le principe de responsabilité :
2. En vertu de l'article L. 2111-14 du code général de la propriété des personnes publiques, le domaine public routier communal comprend l'ensemble des biens appartenant à la commune et affectés aux besoins de la circulation terrestre, à l'exception des voies ferrées. Selon l'article L. 2111-2 du même code, font également partie du domaine public communal les biens de la commune qui, concourant à l'utilisation d'un bien appartenant au domaine public, en constituent un accessoire indissociable.
3. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise prescrit par une ordonnance du juge d'appel des référés du 8 novembre 2017, que le mur litigieux permet de soutenir une voie publique située en surplomb des parcelles de la requérante. En l'absence de titre privé permettant d'établir la propriété du mur en litige situé en limite de propriété de la requérante et compte tenu de ses caractéristiques, ce mur de soutènement doit être regardé comme un accessoire de la voie publique relevant à ce titre du domaine public communal.
4. Le maître de l'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut dégager sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage n'est pas inhérent à l'existence même de l'ouvrage public ou à son fonctionnement et présente, par suite, un caractère accidentel. Il appartient donc seulement à la requérante d'établir la réalité des préjudices qu'elle invoque et l'existence d'un lien de causalité entre l'ouvrage public et ces préjudices.
5. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'expertise, que des amas de pierres sont répandus en divers endroits sur la propriété de la SCI. L'expertise relève que ces éboulements sont le résultat d'un défaut d'entretien du mur dont les pierres se disjoignent, qui est envahi par la végétation et où des coulées argileuses obstruent l'évacuation des eaux pluviales alors que l'ouvrage est vétuste. Ainsi, il existe un lien direct entre les désordres constatés sur le mur qui constitue l'accessoire à un ouvrage public dont la commune est propriétaire et les préjudices supportés par la requérante. Ces amas de pierres provenant du mur provoquent des gênes pour l'entretien du sol et un danger pour la marche, altèrent les possibilités d'aménagement des parcelles, leur donnent un aspect inesthétique et deviennent de potentiels abris pour les nuisibles. Par suite, la SCI Sainte-Marie est fondée à rechercher la responsabilité de la commune de Bourmont entre Meuze et Mouzon en raison des dommages subis.
En ce qui concerne la prescription des créances :
6. Aux termes du premier alinéa de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'État, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis ". Aux termes de l'article 2 de la même loi : " La prescription est interrompue par : / () Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en connaître, et si l'administration qui aura finalement la charge du règlement n'est pas partie à l'instance ; / () Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée ". Aux termes de l'article 3 de la même loi : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement ".
7. Lorsque la responsabilité d'une personne publique est recherchée, les droits de créance invoqués en vue d'obtenir l'indemnisation des préjudices doivent être regardés comme acquis, au sens des dispositions citées au point précédent, à la date à laquelle la réalité et l'étendue de ces préjudices ont été entièrement révélées, ces préjudices étant connus et pouvant être exactement mesurés. La créance indemnitaire relative à la réparation d'un préjudice présentant un caractère continu et évolutif doit être rattachée à chacune des années au cours desquelles ce préjudice a été subi. Dans ce cas, le délai de prescription de la créance relative à une année court, sous réserve des cas visés à l'article 3 de la loi du 31 décembre 1968, à compter du 1er janvier de l'année suivante, à la condition qu'à cette date le préjudice subi au cours de cette année puisse être mesuré.
8. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise, lequel se réfère un constat d'huissier du 23 septembre 2016, que le mur de soutènement se dégrade de façon régulière et que ce phénomène est continu. Les préjudices doivent, cependant, être regardés comme ayant été connus et pouvant être exactement mesurés à la date d'établissement du rapport d'expertise du 28 septembre 2018, ce dernier ayant révélé la réalité et l'étendue des préjudices. Ainsi, le délai de prescription n'a commencé à courir qu'à compter du 1er janvier 2019. Par suite, et alors que le cours de la prescription a été interrompu par la demande préalable adressée à la commune le 27 février 2021, la commune n'est pas fondée à opposer l'exception de prescription quadriennale des créances de la SCI.
En ce qui concerne la demande d'indemnisation :
9. La SCI a droit à l'indemnisation des troubles de jouissance subis du fait de l'état de délabrement du mur de soutènement en litige, porté à la connaissance de la commune depuis plus de dix ans. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en fixant à 3 000 euros la somme destinée à le réparer.
En ce qui concerne la demande d'injonction :
10. Lorsque le juge administratif condamne une personne publique responsable de dommages qui trouvent leur origine dans l'exécution de travaux publics ou dans l'existence ou le fonctionnement d'un ouvrage public, il peut, saisi de conclusions en ce sens, s'il constate qu'un dommage perdure à la date à laquelle il statue du fait de la faute que commet, en s'abstenant de prendre les mesures de nature à y mettre fin ou à en pallier les effets, la personne publique, enjoindre à celle-ci de prendre de telles mesures. Pour apprécier si la personne publique commet, par son abstention, une faute, il lui incombe, en prenant en compte l'ensemble des circonstances de fait à la date de sa décision, de vérifier d'abord si la persistance du dommage trouve son origine non dans la seule réalisation de travaux ou la seule existence d'un ouvrage, mais dans l'exécution défectueuse des travaux ou dans un défaut ou un fonctionnement anormal de l'ouvrage et, si tel est le cas, de s'assurer qu'aucun motif d'intérêt général, qui peut tenir au coût manifestement disproportionné des mesures à prendre par rapport au préjudice subi, ou aucun droit de tiers ne justifie l'abstention de la personne publique. En l'absence de toute abstention fautive de la personne publique, le juge ne peut faire droit à une demande d'injonction, mais il peut décider que l'administration aura le choix entre le versement d'une indemnité dont il fixe le montant et la réalisation de mesures dont il définit la nature et les délais d'exécution.
11. Il résulte de l'instruction que la commune de Bourmont n'a réalisé, sur le mur en cause, que des réparations sommaires constituées d'enrochements dont certains se sont déjà écroulés. Les dommages subis par la SCI persistent ainsi à la date du présent jugement en raison de l'abstention de la commune de réaliser les travaux de réfection appropriés. Le rapport d'expertise préconise deux solutions pour mettre fin aux désordres, à savoir soit le remplacement du mur actuel par un mur en béton sur semelle en béton avec parement en pierre, pour un coût de 260 000 à 300 000 euros, soit le remplacement du mur par un talutage avec suppression du chemin de Marie-Fontaine, dont le coût est estimé entre 20 000 et 60 000 euros. Il résulte de l'instruction que les travaux préconisés par l'expert représentent dans tous les cas un coût disproportionné pour la collectivité, qui est une commune d'un peu plus de 550 habitants. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande d'injonction présentée à titre principal par la société, d'enjoindre à la commune de Bourmont de réaliser lesdits travaux prescrits par l'expert. Il n'y a pas non plus lieu d'enjoindre à la commune de verser à ce titre une quelconque indemnité ni de réaliser d'autres mesures.
Sur les dépens :
12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge définitive de la commune la totalité des dépens de l'instance, constitués des frais et honoraires de l'expertise prescrite par ordonnance du 8 novembre 2017 du juge d'appel des référés, liquidés et taxés à la somme de 7 207,63 euros TTC par ordonnance du 23 octobre 2018 de la présidente de la cour administrative de Nancy, laquelle a réparti pour moitié ces frais sur chacune des parties.
Sur les conclusions à fin d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme quelconque à la charge des parties au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Bourmont est condamnée à verser à la SCI Sainte-Marie une somme de 3 000 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Sainte-Marie et à la commune de Bourmont entre Meuze et Mouzon.
Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
M. Maleyre, premier conseiller,
M. Friedrich, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 janvier 2023.
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
Signé
P-H. MALEYRELe président-rapporteur,
Signé
P. ALa greffière,
Signé
I. ROLLAND
N°2101237
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026