mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2201266 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BLOCQUAUX & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 11 janvier 2022, Mme D B demande au tribunal d'enjoindre à la commune de Neufmanil de prendre les mesures qu'implique l'exécution de l'article 2 du jugement n° 210127 du 16 novembre 2021, lequel a fait injonction au maire de Neufmanil de lui accorder, dans un délai d'un mois, le bénéfice de la protection fonctionnelle en ce qui concerne l'instance engagée devant le tribunal judiciaire de Charleville-Mézières au titre des faits de harcèlement moral dont elle a été victime dans l'exercice de ses fonctions entre 2007 et 2013, à raison du comportement de son ancien maire.
Elle soutient que le maire de Neufmanil ne lui a pas attribué le bénéfice de la protection fonctionnelle malgré l'expiration du délai imparti par le jugement du 16 novembre 2021.
Par une ordonnance en date du 7 juin 2022, le président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 8 juin 2022, Mme B, représentée par Me Aurélien Desingly, demande au tribunal :
1°) de prononcer à l'encontre de la commune de Neufmanil une astreinte de cent euros par jour de retard jusqu'à ce que la protection fonctionnelle lui soit accordée ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Neufmanil la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le jugement du 16 novembre 2021 n'a pas été entièrement exécuté, dès lors que le bénéfice de la protection fonctionnelle ne lui pas a été accordé par le maire de Neufmanil.
Par un mémoire enregistré le 21 juillet 2022, la commune de Neufmanil, représentée par la SCP Blocquaux et associés, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que le bénéfice de la protection fonctionnelle a été accordé à Mme B par une décision du 16 juin 2022 et que, dès lors, le jugement du 16 novembre 2021 a été entièrement exécuté.
Par un mémoire enregistré le 2 août 2022, Mme B conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens.
Elle soutient que le courrier du 16 juin 2022, dont son conseil a été seul destinataire, ne peut être regardé comme une décision lui accordant le bénéfice de la protection fonctionnelle.
Par un mémoire enregistré le 30 août 2022, Mme B déclare se désister purement et simplement des conclusions tendant au prononcé d'une astreinte juridictionnelle et maintenir le surplus de ses conclusions.
Vu :
- le jugement n° 210127 du 16 novembre 2021 rendu par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A E,
- les conclusions de Mme C de Laporte, rapporteure publique,
- et les observations de Me Desingly, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Si, dans sa requête, Mme B avait demandé qu'une astreinte soit prononcée à l'encontre de la commune de Neufmanil en raison de l'inexécution du jugement n° 210127 du
16 novembre 2021, elle a dans son mémoire enregistré le 30 août 2022 expressément abandonné ses conclusions. Dès lors, il y a lieu pour le tribunal de ne statuer que sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
2. Alors que le jugement précité du 16 novembre 2021 a été notifié à la commune de Neufmanil le 19 novembre 2021, son maire, à qui ce jugement a enjoint d'accorder à Mme B le bénéfice de la protection fonctionnelle dans un délai de deux mois suivant cette notification, a pris cette mesure par un arrêté du 9 août 2022, après que l'intéressé a saisi le tribunal d'une demande d'exécution sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative et que le président du tribunal a accompli en vain des diligences dans le cadre de la procédure administrative. Ainsi, le désistement de la requérante étant motivé par l'exécution tardive du jugement précité, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Neufmanil la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de Mme B tendant au prononcé d'une astreinte juridictionnelle.
Article 2 : La commune de Neufmanil versera à Mme B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et à la commune de Neufmanil.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Nizet, président,
Mme Stéphanie Lambing, première conseillère,
M. Clemmy Friedrich, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.
Le rapporteur,
C. E
Le président,
O. NIZET
La greffière,
N. MASSON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026