lundi 18 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| Section | Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne |
| N° Dossier | TA51-2201548 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge unique - Eloignement |
| Avocat requérant | LOMBARDI |
Vu la procédure suivante :
I Par une requête enregistrée le 7 juillet 2022 sous le n° 221549 et un mémoire complémentaire, enregistré le 11 juillet 2022, M. C E, représenté par Me Lombardi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 juillet 2022 par lequel la préfète de l'Aube l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de douze mois ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Aube de lui délivrer un titre de séjour vie privée et familiale.
Il soutient que :
- l'auteur de l'arrêté est incompétent ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- l'arrêté méconnaît les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- il méconnaît son droit d'être entendu ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est recevable à l'admission exceptionnelle au séjour au titre des dispositions de l'article
L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'interdiction de retour pendant une durée de 12 mois est disproportionnée ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2022 à 11 h 23, la préfète de l'Aube conclut au rejet de la requête ;
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 7 juillet 2022, sous le n° 221548, M. C E, représenté par Me Lombardi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 juillet 2022 par lequel la préfète de l'Aube l'a assigné à résidence pendant une durée de quarante-cinq jours dans le département de l'Aube avec une obligation de demeurer tous les jours entre 15 heures et 18 heures à son domicile et l'a obligé à se présenter les lundis, mercredis et vendredis à 10 heures 30 au commissariat de police de Troyes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté est insuffisamment motivé ;
- il est entachée d'un vice de procédure en l'absence de mise en demeure de quitter le territoire français, en méconnaissance des obligations de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de rester à son domicile entre 15 heures et 18 heures est manifestement disproportionnée.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juillet 2022, la préfète de l'Aube conclut au rejet des requêtes.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret du 19 décembre 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les observations de M. E.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées concernent un même étranger et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. M. E, de nationalité iranienne, déclare être entré en France en septembre 2012 muni d'une carte de séjour temporaire en qualité d'étudiant, régulièrement renouvelée jusqu'en 2019, et a obtenu en 2018 un diplôme de Master en sciences, technologies, santé, mention biologie cellulaire, physiologie et pathologie, spécialité nutrition, métabolisme énergétique et signalisation.
Le 2 mars 2020, il a sollicité auprès de la préfecture de l'Aube la délivrance d'un titre de séjour. Le préfet de l'Aube lui a accordé une autorisation provisoire de séjour valable du 16 juillet 2020
au 15 janvier 2015. Le 24 novembre 2020, il a sollicité un nouveau titre de séjour. Le 9 mars 2021, le préfet de l'Aube a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a notifié une obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. Il a saisi le tribunal administratif de
Châlons-en-Champagne aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet de l'Aube du 9 mars 2021 portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal administratif a refusé de faire droit à ses demandes. Il a interjeté appel de ce jugement. Par des arrêtés du même jour, la préfète de l'Aube l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de 12 mois en fixant le pays de destination et l'a assigné à résidence pour 45 jours avec obligation de se présenter les lundis, mercredis et vendredis à 10h30 au commissariat de police de Troyes.
Sur l'arrêté du 6 juillet 2022 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de douze mois :
3. Mme A D, directrice des services du cabinet de la préfecture de l'Aube et signataire de l'arrêté attaqué, a reçu, par un arrêté préfectoral du 29 mars 2021 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aube, délégation à l'effet de signer tous actes relevant de la compétence de l'Etat dans le département, à l'exception de certains au nombre desquels ne figurent pas les décisions prises en matière de police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. La décision querellée mentionne les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les éléments de fait relatifs à la situation administrative et personnelle du requérant. Elle est par suite suffisamment motivée. Il ne ressort pas des termes de l'arrêté que le préfet se soit abstenu de procéder à un examen complet de sa situation.
4. M. E ne saurait utilement se prévaloir des stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui concerne uniquement les institutions, organes et organismes de l'Union. Il résulte, toutefois, de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient ainsi aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
5. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
6. En l'espèce, le requérant a été interpellé et placé en garde à vue le 6 juillet 2022, au cours de laquelle il est apparu qu'il n'avait pas satisfait son obligation de quitter le territoire français. À cette occasion, il a pu présenter les informations qu'il jugeait utile. Il n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que l'arrêté a été édicté en méconnaissance des stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et en violation de son droit à être entendu.
7. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. E est régulièrement entré en France en septembre 2012, ne justifie pas d'une intégration particulière. S'il se prévaut de la présence en France de son père et de la nationalité française de ce dernier, il ne justifie pas de l'intensité de leur relation. Ainsi, il n'établit pas entretenir des relations stables et intenses avec des personnes séjournant régulièrement sur le territoire français. Il n'établit pas davantage être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
9. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
10. Si l'intéressé peut se prévaloir de ces stipulations à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, il ne verse, dans la présente instance, aucun élément de nature à établir la réalité des craintes dont il se prévaut. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
11. Aux termes des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ".
12. M. E se prévaut de cette disposition pour régulariser sa situation de séjour sur le sol français. Il ne justifie pas de considérations humanitaires suffisantes pour lui accorder cette admission exceptionnelle. Il n'établit par ailleurs pas pouvoir bénéficier d'un titre de séjour portant la mention de salarié ou de travailleur temporaire. Dès lors, le requérant ne peut soutenir qu'il peut faire l'objet d'une admission exceptionnelle au séjour.
13. Le requérant soutient que ses conditions de séjour sur le territoire français imposaient au préfet de saisir pour avis la commission du titre de séjour. L'intéressé, qui n'a pas présenté de demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne saurait utilement se prévaloir de ces dispositions à l'appui de son recours dirigé contre la décision attaquée.
14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " L'article L. 612-10 du même code dispose : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
15. L'arrêté portant obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour sur le territoire vise notamment l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne qu'il ne dispose pas d'un ancrage significatif en France ou d'une intégration sociale et professionnelle. Cette décision comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est par suite suffisamment motivée. En prenant à l'encontre du requérant une interdiction de retour d'un an, alors qu'il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 9 mars 2021, qui n'a pas été exécuté, et qu'il est célibataire sans enfant, la préfète de l'Aube n'a pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Sur l'arrêté du 6 juillet 2022 portant assignation à résidence :
16. Aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ".
17. La décision querellée mentionne les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les éléments de fait relatifs à la situation administrative et personnelle du requérant. Il ne ressort pas de cette motivation, conforme aux exigences de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, que le préfet se soit abstenu de procéder à un examen complet de sa situation.
18. Aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants () ".
19. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'assignation à résidence d'étrangers justifiant d'une impossibilité de quitter le territoire, ne peut qu'être écarté comme inopérant dès lors que ces dispositions ne sont pas applicables à la situation du requérant et n'ont pas servi de base légale à l'arrêté contesté.
20. Aux termes de l'article L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, aux fins de préparation du départ de l'étranger, lui désigner, en tenant compte des impératifs de la vie privée et familiale, une plage horaire pendant laquelle il demeure dans les locaux où il réside, dans la limite de trois heures consécutives par période de vingt-quatre heures ".
21. La décision d'assignation contestée impose, eu égard à la circonstance qu'une demande de vol a été réservée auprès du pôle central éloignement et que son éloignement demeure une perspective raisonnable, à M. E de demeurer à son domicile, lieu d'assignation, tous les jours de 15 heures à 18 heures. L'intéressé étant célibataire et sans enfant, l'arrêté contesté n'est pas entaché d'une erreur d'appréciation et ne porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Dès lors, la préfète a pu légalement prendre la décision d'assignation à résidence litigieuse, qui représente une alternative à la mesure plus contraignante du placement en rétention.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requêtes de
M. E doivent être rejetées.
23. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
24. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction du requérant doivent, par suite, être rejetées.
Sur les frais du litige :
25. M. E étant, dans la présente instance, la partie perdante, ses conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. E sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C E , à la préfète de l'Aube et à
Me Lombardi.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 202Le président-rapporteur,
Signé
A. BLa greffière,
Signé
K-A. CLEDELIN
N°s 2201548, 2201549
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026