LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2201754

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2201754

jeudi 11 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2201754
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné le recours de Mme B... contestant le rejet implicite de sa demande de régularisation pour l’obtention de la prime de transition énergétique (MaPrimeRénov'). La juridiction a constaté que l'Agence nationale de l'habitat (Anah) avait, postérieurement à la requête, accordé le principe de la prime par une décision du 11 août 2023, rendant sans objet les conclusions contre le rejet initial. En revanche, le tribunal a rejeté la contestation de Mme B... relative au montant de 2 400 euros fixé par une décision du 17 août 2023, en application du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de son annexe, qui prévoient un montant forfaitaire selon les ressources et les dépenses éligibles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 juillet 2022 et le 12 août 2022, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision implicite de rejet, née du silence gardé pendant deux mois par la directrice générale de l’agence nationale de l’habitat sur le recours qu’elle avait formé le 17 décembre 2021.

Elle soutient que le traitement de sa demande de prime de transition énergétique est bloqué du fait d’erreurs et de manquements commis par son mandataire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 août 2024, l’agence nationale de l’habitat conclut à ce qu’il n’y ait lieu de statuer sur la requête de Mme B....

Elle soutient que la requête est devenue sans objet postérieurement à son introduction dès lors que, par des décisions des 11 et 17 août 2023, la directrice de l’agence nationale de l’habitat a respectivement accepté de faire bénéficier Mme B... de la prime de transition énergétique et fixé à 2 400 euros le montant de la prime ainsi accordée.

Par des mémoires, enregistrés le 10 septembre 2024 et le 3 janvier 2025, Mme B... maintient ses conclusions et conteste le montant de 2 400 euros qui lui a été accordé.

Elle soutient que :
- plusieurs éléments de son dossier n’ont pas été corrigés par l’agence nationale de l’habitat, tels que son adresse postale ou son adresse e-mail ;
- le montant qui lui a été accordé est loin de celui qui lui avait été promis au départ.


Vu :
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;
- l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 27 novembre 2025 :
- le rapport de M. Briquet, président,
- et les conclusions de M. Maleyre, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :

1. Confrontée à des difficultés avec le mandataire qu’elle avait désigné en vue de l’octroi de la prime de transition énergétique en vue de l’installation d’une pompe à chaleur air-eau et d’un chauffe-eau thermodynamique d’un montant total de 24 900 euros à son domicile, Mme B... a sollicité le 17 décembre 2021 auprès de l’agence nationale de l’habitat une régularisation de son dossier de demande. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé pendant deux mois par la directrice générale de l’agence nationale de l’habitat sur cette demande. Mme B... a alors déposé une requête, le 25 juillet 2022, afin de contester cette décision. Postérieurement à l’enregistrement de cette requête, la directrice de l’agence nationale de l’habitat a, par une décision du 11 août 2023, fait droit à la demande de régularisation présentée par Mme B..., en décidant de lui octroyer, dans son principe, le bénéfice de la prime de transition énergétique. Par ailleurs, par une décision du 17 août 2023, elle a fixé à 2 400 euros le montant de la prime de transition énergétique qui lui était accordée. Mme B... doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d’annuler, d’une part, la décision implicite de rejet de sa demande de régularisation du 17 décembre 2021, et, d’autre part, la décision du 17 août 2023 fixant à 2 400 euros le montant de la prime de transition énergétique qui lui était accordée.


Sur les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet :

2. Eu égard à la décision du 11 août 2023, par laquelle la directrice générale de l’agence nationale de l’habitat a fait droit à la demande de régularisation présentée par Mme B... en lui octroyant, dans son principe, le bénéfice de la prime de transition énergétique, les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet de la demande de régularisation du 17 décembre 2021 doivent être regardées comme devenues sans objet postérieurement à l’enregistrement de la requête, la décision attaquée ayant ici été implicitement mais nécessairement retirée par cette décision du 11 août 2023 qui n’est pas en elle-même contestée et est ainsi devenue définitive. Il n’y a dès lors pas lieu de statuer sur de telles conclusions.


Sur les conclusions à fin d’annulation de la décision du 17 août 2023 :

3. Aux termes de l’article 3 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, dans sa rédaction applicable à l’espèce : « I.- Le montant de la prime est fixé forfaitairement par type de dépense éligible, en fonction des ressources du demandeur. Les ménages relèvent de l’une des catégories de ressources suivantes, dans des conditions définies par arrêté : / 1° les ménages dont les ressources sont inférieures ou égales aux plafonds de ressources dits “ très modestes ” ; / 2° les ménages dont les ressources sont supérieures aux plafonds de ressources dits “ très modestes ” et inférieures ou égales aux plafonds de ressources dits “ modestes ” ; / 3° les ménages dont les ressources sont supérieures aux plafonds de ressources dits “ modestes ” et inférieures ou égales aux plafonds de ressources dits “ intermédiaires ” ; / 4° les ménages dont les ressources sont supérieures aux plafonds de ressources dits “ intermédiaires ”. / Le montant de la prime dépend également des caractéristiques des dépenses éligibles et de l’application des dispositions prévues au II et aux IV à VI du présent article. / (…) ».


4. Aux termes de l’annexe 1 du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, dans sa rédaction applicable à l’espèce : « Les dépenses suivantes, lorsqu’elles satisfont les critères techniques fixés par l’arrêté mentionné à l’article 2 du présent décret, sont éligibles à la prime : / (…) / 4. Pompes à chaleur, autres qu’air/air, dont la finalité essentielle est la production de chauffage ou d’eau chaude sanitaire : / a) Pompes à chaleur géothermiques ou solarothermiques, ainsi que l’échangeur de chaleur souterrain associé ; / b) Pompes à chaleur air/eau ; / c) Pompes à chaleur dédiées à la production d’eau chaude sanitaire ; / (…) ».


5. Aux termes de l’annexe 2 de l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, dans sa rédaction applicable à l’espèce : « (…) / Pompe à chaleur air/ eau, mentionnée au b du 4 de l’annexe 1 / Prime de transition énergétique / Ménages aux ressources intermédiaires : 2 000 € / (…) / Pompes à chaleur dédiées à la production d’eau chaude sanitaire, mentionnées au c du 4 de l’annexe 1 / Prime de transition énergétique / Ménages aux ressources intermédiaires : 400 € / (…) ».


6. Pour contester le montant de 2 400 euros qui a ici été retenu, Mme B... fait tout d’abord valoir que celui-ci est loin de celui qui lui avait été promis au départ par son mandataire. Toutefois, une telle circonstance est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de la décision en litige. Elle soutient par ailleurs que plusieurs éléments de son dossier n’ont pas été corrigés par l’agence nationale de l’habitat, tels que son adresse postale ou son adresse e-mail. Toutefois, aucun des points qu’elle met en avant ne permet ici de considérer que le montant de la prime en cause aurait été inexactement calculé, celui-ci dépendant des ressources du ménage et des caractéristiques de la dépense, éléments qui ne sont pas remis en cause par l’intéressée. Dans ces conditions, Mme B... ne démontre en tout état de cause pas que la décision du 17 août 2023 serait entachée d’illégalité. Il en résulte que les conclusions à fin d’annulation de cette décision ne peuvent qu’être rejetées.




D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation implicite de rejet, née du silence gardé pendant deux mois par la directrice générale de l’agence nationale de l’habitat sur le recours formé par Mme B... le 17 décembre 2021.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B... est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et à l’agence nationale de l’habitat.

Délibéré après l’audience du 27 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Briquet, président,
M. Rifflard, conseiller,
Mme Dos Reis, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2025.


Le président-rapporteur,
Signé
B. BRIQUET

L’assesseur le plus ancien,
Signé
R. RIFFLARD


La greffière,

Signé


A. DEFORGE

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions