LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA51-2202362

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Décision N° TA51-2202362

jeudi 13 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
SectionTribunal Administratif de Châlons-en-Champagne
N° DossierTA51-2202362
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge unique - Eloignement
Avocat requérantGUILLEMIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 11 octobre 2022, Mme E D, représentée par Me Guillemin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 octobre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités espagnoles ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 octobre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin

l'a assignée à résidence dans le département de la Marne pour une durée de quarante-cinq jours, l'a interdite de sortir du département de la Marne et l'a obligée à se présenter tous

les jours de la semaine, sauf le dimanche, entre 8 heures et 9 heures au commissariat d'Epernay ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application

des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi

du 10 juillet 1991, ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

Concernant l'arrêté portant transfert aux autorités espagnoles :

- l'arrêté a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il méconnaît les stipulations des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013

du 26 juin 2013 eu égard à l'information délivrée et aux modalités de l'entretien ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013

du 26 juin 2013 en l'absence d'application de la clause de souveraineté et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en l'absence de prise en compte et d'examen de son état de santé ainsi que de celui de son enfant ;

Concernant l'arrêté portant assignation à résidence :

- l'arrêté ne fait pas mention de critères objectifs le fondant.

Par des mémoires en défense enregistrés le 12 octobre 2022, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de la requérante ne sont pas fondés.

II. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 11 octobre 2022, M. B A, représenté par Me Guillemin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 octobre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités espagnoles ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 octobre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin

l'a assigné à résidence dans le département de la Marne pour une durée de quarante-cinq jours, l'a interdit de sortir du département de la Marne et l'a obligé à se présenter tous

les jours de la semaine, sauf le dimanche, entre 8 heures et 9 heures au commissariat d'Epernay ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application

des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi

du 10 juillet 1991, ainsi que les entiers dépens.

Il soutient que :

Concernant l'arrêté portant transfert aux autorités espagnoles :

- l'arrêté a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il méconnaît les stipulations des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013

du 26 juin 2013 eu égard à l'information délivrée et aux modalités de l'entretien ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013

du 26 juin 2013 en l'absence d'application de la clause de souveraineté et est entaché

d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en l'absence de prise en compte et d'examen de son état de santé ainsi que de celui de son enfant ;

Concernant l'arrêté portant assignation à résidence :

- l'arrêté ne fait pas mention de critères objectifs le fondant.

Par des mémoires en défense enregistrés le 12 octobre 2022, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens du requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) n°604/2013 du Parlement européen et du Conseil

du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret du 19 décembre 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C ;

- et les observations de Me Guillemin, avocat de Mme D et M. A.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes susvisées concernent un couple d'étrangers et ont fait l'objet

d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

2. Mme D et M. A, de nationalité guinéenne, ont sollicité des autorités françaises leur admission au séjour au titre de l'asile en raison de craintes en cas de retour dans leur pays d'origine. La consultation du fichier Eurodac a permis de constater que les intéressés ont franchi la frontière de l'Espagne dans les douze derniers mois précédant leur demande d'asile. Par deux arrêtés du 10 octobre 2022, la préfète du Bas-Rhin a décidé de leur transfert aux autorités espagnoles. Par deux arrêtés du 10 octobre 2022, la préfète

du Bas-Rhin les a assignés à résidence dans le département de la Marne pour une durée

de quarante-cinq jours, leur a interdit de sortir du département de la Marne et les a obligés

à se présenter tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, entre 8 heures et 9 heures

au commissariat d'Epernay. Les intéressés demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.

Sur les conclusions à fin d'annulation des arrêtés portant transfert aux autorités espagnoles :

3. Les requérants se prévalent du principe du contradictoire. Toutefois, il ressort

des pièces du dossier qu'ils ont pu présenter les observations qu'ils estimaient utiles dans le cadre de l'entretien individuel dont ils ont pu bénéficier le 10 juin 2022. Ils n'allèguent

pas avoir sollicité en vain un entretien auprès des services préfectoraux ni même avoir

été empêchés de présenter des observations avant que les décisions contestées soient prises. Par suite, ils ne sont pas fondés à soutenir que les arrêtés attaqués ont été pris

en méconnaissance du principe du contradictoire.

4. En application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers

et du droit d'asile, la décision de transfert dont fait l'objet un ressortissant de pays tiers

ou un apatride qui a déposé auprès des autorités françaises une demande d'asile dont l'examen relève d'un autre Etat membre ayant accepté de le prendre ou de le reprendre

en charge doit être motivée, c'est-à-dire qu'elle doit comporter l'énoncé des considérations

de droit et de fait qui en constituent le fondement. Pour l'application de ces dispositions, est suffisamment motivée une décision de transfert qui mentionne le règlement du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 et comprend l'indication des éléments de fait sur lesquels l'autorité administrative se fonde pour estimer que l'examen de la demande présentée devant elle relève de la responsabilité d'un autre Etat membre, une telle motivation permettant d'identifier le critère du règlement communautaire dont il est fait application. En l'espèce,

les décisions attaquées visent les textes dont elles font application, notamment le règlement UE n°504/2013 du Conseil du 26 juin 2013 et font état des considérations de faits qui

les motivent à savoir notamment la circonstance que la consultation du fichier Eurodac

a permis de constater que les intéressés ont franchi la frontière de l'Espagne dans les douze derniers mois précédant leur demande d'asile. Par ailleurs, elles mentionnent également l'article 13-1 du règlement UE n°604/2013 du Conseil du 26 juin 2013. Elles sont, par suite, suffisamment motivées.

5. Aux termes de l'article 4 du règlement du Parlement européen et du Conseil

du 26 juin 2013 ; " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, et notamment : a) des objectifs du présent règlement et des conséquences de la présentation d'une autre demande dans un État membre différent ainsi que des conséquences du passage d'un État membre à un autre pendant les phases au cours desquelles l'État membre responsable en vertu du présent règlement est déterminé et la demande de protection internationale est examinée ; b) des critères de détermination de l'État membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée, y compris du fait qu'une demande de protection internationale introduite dans un État membre peut mener à la désignation de cet État membre comme responsable en vertu du présent règlement même si cette responsabilité n'est pas fondée sur ces critères ; c) de l'entretien individuel en vertu de l'article 5 et de la possibilité de fournir des informations sur la présence de membres de la famille, de proches ou de tout autre parent dans les États membres, y compris des moyens par lesquels le demandeur peut fournir ces informations ; d) de la possibilité de contester une décision de transfert et, le cas échéant, de demander une suspension du transfert ; e) du fait que les autorités compétentes des États membres peuvent échanger des données le concernant aux seules fins d'exécuter leurs obligations découlant du présent règlement ; f) de l'existence du droit d'accès aux données le concernant et du droit de demander que ces données soient rectifiées si elles sont inexactes ou supprimées si elles ont fait l'objet d'un traitement illicite, ainsi que des procédures à suivre pour exercer ces droits, y compris des coordonnées des autorités visées à l'article 35 et des autorités nationales chargées de la protection des données qui sont compétentes pour examiner les réclamations relatives à la protection des données à caractère personnel. 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5. 3. La Commission rédige, au moyen d'actes d'exécution, une brochure commune ainsi qu'une brochure spécifique pour les mineurs non accompagnés, contenant au minimum les informations visées au paragraphe 1 du présent article. Cette brochure commune comprend également des informations relatives à l'application du règlement (UE) no 603/2013 et, en particulier, à la finalité pour laquelle les données relatives à un demandeur peuvent être traitées dans Eurodac. La brochure commune est réalisée de telle manière que les États membres puissent y ajouter des informations spécifiques aux États membres. Ces actes d'exécution sont adoptés en conformité avec la procédure d'examen visée à l'article 44, paragraphe 2, du présent règlement. ".

6. Il ressort des pièces du dossier que Mme D et M. A se sont vu remettre, le 10 juin 2022 et le 4 juillet 2022, en français, langue officielle de la Guinée,

le guide du demandeur d'asile et les brochures intitulées " J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de l'analyse de ma demande ' " (A) et " Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce-que cela signifie ' " (B), lesquelles sont établies conformément aux modèles figurant à l'annexe X du règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission

du 2 septembre 2003, modifié par le règlement d'exécution (UE) n° 118/2014

de la Commission du 30 janvier 2014 et comportent toutes les informations prévues

par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Mme D et M. A

ne sont, dès lors, pas fondés à soutenir qu'ils n'ont pas reçu les informations découlant

des dispositions de l'article 4 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 4 du règlement n° 604/2013

du 26 juin 2013 doit être écarté.

7. Aux termes de l'article 5 du règlement du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé. ".

8. Il ressort des pièces du dossier et notamment du résumé des entretiens individuels produits par la préfète en défense que les requérants ont été reçu à la préfecture du Bas-Rhin le 10 juin 2022. A l'occasion de ces entretiens, les requérants ont déclaré comprendre

la langue française et ont pu présenter des observations sur leur situation personnelle. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement UE n° 604/2003

du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 doit être écarté.

9. L'article 3 du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013 dispose : " 1. Les Etats membres examinent toute demande de protection internationale présentée par

un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux (). La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre III désignent comme responsable. () ". L'application de ces critères peut toutefois être écartée en vertu de l'article 17 du même règlement, qui dispose : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. () ".

10. Les requérants soutiennent que la préfète du Bas-Rhin aurait dû faire application de la clause prévue à l'article 17 précité du règlement (UE) n° 604-2013 du 26 juin 2013

et les admettre à présenter leurs demandes d'asile en France. Ils se prévalent notamment

de la naissance, le 18 septembre 2022, de leur enfant. Toutefois, il ne ressort pas des pièces

du dossier que les autorités espagnoles ne soient pas en mesure de leur assurer une prise

en charge équivalente à celle qu'ils reçoivent en France. Par ailleurs, si les requérants soutiennent que leur état de santé, ainsi que celui de leur enfant n'a pas été pris en compte ni examiné, ils ne versent aucun document, dans la présente instance, tendant à établir

qu'ils présentent des problèmes de santé. En outre, bien qu'ils aient eu la possibilité d'informer la préfecture du Bas-Rhin d'éventuels problèmes de santé lors de leur entretien personnel, ils n'ont pas fait état d'observations de nature à justifier l'application de la clause prévue à l'article 17 précité. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance

des stipulations de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés des erreurs manifestes d'appréciation doivent être écartés.

11. Il résulte de tout ce qui précède que M. A et Mme D ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés du 10 octobre 2022 par lesquels la préfète

du Bas-Rhin a ordonné leur transfert aux autorités espagnoles.

Sur les conclusions à fin d'annulation des arrêtés portant assignation à résidence :

12. Les arrêtés attaqués comportent les circonstances de droit et de fait qui en constituent le fondement. Ils se fondent notamment sur l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel permet à l'autorité administrative d'assigner à résidence un étranger faisant l'objet d'une décision de transfert. Ils mentionnent d'ailleurs que les requérants ont fait l'objet de décisions de transfert vers l'Espagne, que leur transfert demeure une perspective raisonnable et qu'ils disposent de garanties

de représentation effectives propres à prévenir le risque qu'ils se soustraient à l'exécution

des décisions de transfert. Par suite, le moyen tiré de ce que les arrêtés ne font pas mention des critères objectifs les fondant ne peut qu'être écarté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. A et Mme D ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés du 10 octobre 2022 par lesquels la préfète du Bas-Rhin les a assignés à résidence dans le département de la Marne pour une durée

de quarante-cinq jours, leur a interdit de sortir du département de la Marne et les a obligés

à se présenter tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, entre 8 heures et 9 heures

au commissariat d'Epernay.

Sur les frais liés au litige :

14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des requérants au titre des dépens ainsi que des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. A et Mme D sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E D, à M. B A et à la préfète du Bas-Rhin.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2022.

Le président-rapporteur,

signé

A. CLe greffier,

signé

A. PICOT

Nos 2202362, 2202363

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions